De l'amour des animaux à l'Amour universel

La Terre, les plantes, la guérison, l'alimentation, l'écologie et la nature en général.

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Valentin
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De l'amour des animaux à l'Amour universel

Messagepar Valentin » Mer Juil 10, 2013 8:11 am

Voilà, j'ai remarqué, surtout suite à quelques trucs qui se sont passés hier, que soit j'avais un problème avec les humains, soit j'avais quelque chose de particulier avec les animaux.
Je sais que ça n'est pas le cas de tout le monde puisque je connais plusieurs personnes qui n'aiment pas les animaux (d'ailleurs je ne vais pas dire non plus que je les aime tous puisque je me méfie de certains et que j'en ai d'autre en horreur) mais (à part pour les moustiques) je n'ai jamais la moindre pensée négative envers un animal, ce qui n'est pas le cas pour les humains.

Hier, donc, j'ai eu quelques expériences avec mon chaton de trois mois qui m'ont fait réaliser quelque chose que je sais déjà depuis un petit temps mais que je n'avais jamais vraiment compris, ou pas totalement, jusque là.

"Bêtement", je me suis rendu compte que je l'aimais de manière inconditionnelle (ce qui est le cas avec tous mes animaux domestiques d'ailleurs et qui s'étend à d'autres) et surtout la deuxième partie, que j'avais une relation fusionnelle avec lui (et mes autres animaux de compagnie et mes arbres bien sûr). J'ai constaté cette fusion car pendant un moment, on a vraiment fusionné, je prenais le soleil, mon chaton se promenait dehors et était parti plus loin que d'habitude, je ne savais pas où il était et malgré mes appels ils ne revenaient pas, puisque j'avais de toute façon les yeux fermés, je me suis dit que j'allais vraiment l'appeler, et il est arrivé un tout petit peu après, je le sentais se déplacer vers moi.
J'ai réitéré l'expérience plusieurs fois dans la journée pour qu'il revienne chaque fois que je l'appelais de cette manière et puis au moment d'aller dormir il était bien installé en bas donc je me suis dit que j'allais pas le forcer à dormir avec moi en haut (il dort habituellement dans mon lit) puis finalement il m'a un peu fait peur en arrivant par derrière pour venir près de moi.

J'ai eu d'autres expériences avec mon autre chat qui est parti, j'ai rêvé de lui à son départ, à son arrivée dans la maison où il devait vraiment aller, et puis plus tard lorsqu'il était vraiment bien là où il était.
Pareil pour mon chien que je voyais en rêve plusieurs fois après une opération et une dispute énorme entre moi et ma famille parce qu'elle refusait de le reprendre, etc.

J'ai déjà eu quelques relations fusionnelles avec des êtres humains, mais je ne pense pas qu'elles aient été inconditionnelles en tout cas pas au niveau de mes animaux qui même lorsqu'ils m'énervent, ne provoque jamais une réelle colère en moi (je "gronde" juste le chiot par exemple parce qu'il est sale et qu'il saute sur les gens).

J'ai de plus en plus de mal à être patient avec les hommes en général.
Je ne vais pas étaler ma situation familiale ici mais disons que ma mère ayant 8 frères et soeurs, il y en a forcément quelques uns dans le lot qui me tapent sur les nerfs (même si je les aime quand même) et c'est un agacement tellement constant (qui s'étend aussi à mes amis etc.) que je commence à retrouver mes vieux démons si je puis dire et à m'emporter très vite (bon certains vont dire que j'ai jamais arrêté mais je vois quand même fort la différence).

Je ne sais plus comment j'ai fait pour arrêter par avant, franchement je devais être vraiment motivé et plein de bonnes intentions, mais là j'en ai juste marre.
La seule chose que je comprends c'est que je ne peux et ne pourrai jamais changer les gens et que l'unique chose à faire c'est soit de "s'adapter" soit de les envoyer paître, mais essayer de repousser la mer c'est mission impossible, les vagues reviennent toujours à la charge, il y en a juste des plus petites que les autres.
Et personnellement j'en ai marre de faire des mises à jour de moi-même constamment pour des gens qui ne le méritent pas et/ou qui ne seront de toute façon jamais satisfaits.

Comment se fait-il d'après vous que l'être humain (dans mon cas en tout cas) me pose autant de problèmes ?
J'aimerais bien pouvoir ressentir la même chose que je ressens pour les animaux pour eux, tout simplement parce qu'aimer sans rien attendre en retour, ben ça me fait personnellement plus de bien que tout le reste, mais je n'y arrive juste pas, à part avec les enfants..

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Messagepar Totem » Mer Juil 10, 2013 11:25 am

Va vision personnelle est que lorsqu'on regarde les personnes à travers notre égo, on voit leur égo mais lorsqu'on les regarde avec le coeur, on voit leur âme ce qui est totalement différent.

Quand je regarde ou que je discute avec quelqu'un je me centre sur le coeur et je me dis que c'est une parcelle du divin qui est en face de moi, ça peut aider à changer sa vision.
Il ne faut pas oublier que les autres peuvent avoir aussi la même pensée que la tienne en ce qui te concerne. Une sorte de miroir en fait.

Avec les enfants et les animaux c'est différent, tu n'as pas de miroir, du plonge en eux et ils ne te renvoient rien de négatif, rien où tu puisses te reconnaître.

Je pense aussi que cotoyer toute sorte de personnes donc de caractères permet d'évoluer à condition de se dire qu'on est à l'école ici bas pour apprendre à grandir.

Bonne journée.:)

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Re: Relation avec les animaux

Messagepar Jagannath » Mer Juil 10, 2013 12:40 pm

Valentin, tes questions me ravissent profondément. Il n'y a pas de question plus belle et plus importante.

Valentin : "à part pour les moustiques je n'ai jamais la moindre pensée négative envers un animal"

Je note cette phrase car elle va nous servir.

Valentin à propos du chaton : "Bêtement, je me suis rendu compte que je l'aimais de manière inconditionnelle"

Non pas vraiment. C'est encore soumis à la condition qu'il ne te morde pas pour prendre ton sang en laissant un bouton qui gratte.

En gros tu aimes ton chat à condition qu'il ne soit pas un moustique.
Si tu comprends ce que je veux dire, tu comprendras automatiquement que l'amour inconditionnel est tout simplement impossible tant qu'il est soumis aux formes, on ne peut jamais aimer inconditionnellement tel (un animal par exemple) et pas tel (un humain par exemple). Si la forme fait une différence, alors de fait la forme est une condition donc l'amour n'est pas inconditionnel. Si on parvient à l'amour inconditionnel d'un seul individu, alors au même moment, on parvient à l'amour inconditionnel de toutes la création, incluant les moustiques, les bandits et même les hommes politiques.

Mais il est vrai que tu t'es aperçu que tu t'approchais par lui de l'amour inconditionnel et c'est une bonne observation. On donne souvent l'amour maternel en exemple car il est un exemple très avancé. L'amour maternel parfait peut finalement se libérer du sentiment de propriété ("mien", "mon") ainsi que de toute condition et finalement déboucher sur l'amour universel. C'est pourquoi Dieu est souvent représenté sous la forme d'une femme qui allaite.

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[cliquer pour voir en grand]

Tant qu'il existe des conditions, l'amour n'est pas abouti, ce n'est pas encore vraiment de l'amour, c'est un mélange d'amour et de marchandage.

Valentin : "Et personnellement j'en ai marre de faire des mises à jour de moi-même constamment pour des gens qui ne le méritent pas et/ou qui ne seront de toute façon jamais satisfaits."

Tout ton malheur avec eux tient ici dans ton commentaire : "ils ne seront jamais satisfaits". Mais pourquoi veux-tu qu'ils le soient? Aime les tels qu'ils sont, insatisfaits, et n'essaye pas de les satisfaire, alors tu les supportera beaucoup mieux. Ce n'est pas l'autre que tu supporte mal ici, mais c'est toi-même, car tu veux pouvoir les satisfaire. Abandonne cette envie et sois heureux, sans condition, sans être concerné par l'insatisfaction des autres. Ce que tu fais pour eux, fais le sans rien attendre, sans attendre qu'ils soient satisfaits. Aide-les sans te préoccuper qu'ils en soient contents ou pas. Sinon évidemment tu seras malheureux car tu ne peux pas changer leur tendance innée à l'insatisfaction.

Valentin : "Comment se fait-il d'après vous que l'être humain (dans mon cas en tout cas) me pose autant de problèmes ?"

C'est pareil pour tout le monde, ce n'est pas spécifique à toi, la cause est que nous attendons des gens des choses dont ils ne sont pas capables. Ils ne sont pas capables de se satisfaire : alors cessons d'exiger d'eux qu'ils soient satisfaits, aimons-les tels qu'ils sont, insatisfaits et ingrats.

Détestons l'ingratitude, oui, mais pas les ingrats.

Valentin : "J'aimerais bien pouvoir ressentir la même chose que je ressens pour les animaux pour eux"

Oui oui, il faut cesser toute attente et cela viendra peu à peu, sois en sûr. Il faut parvenir à les servir mais de façon totalement désintéressée. Ce qui est très très difficile au début et semble infranchissable, quelques temps et quelques efforts sincères plus tard, grâce à la foi et la confiance, devient une chose facile.

Valentin : "tout simplement parce qu'aimer sans rien attendre en retour, ben ça me fait personnellement plus de bien que tout le reste"

C'est une excellente observation. Oui, si tu veux sincèrement, alors tu y parviendras, avec tout le monde, et cela fera en effet un bien fou fou fou. Car alors quoi qu'ils disent ou fassent, qu'ils te critiquent ou te louent, qu'ils soient reconnaissants ou ingrats, tu pourras continuer de les servir avec amour sans être perturbé par leurs états d'âmes et tu seras ainsi bienheureux dans l'équanimité.

Les sages totalement accomplis traitent les animaux et les hommes quels qu'ils soient avec le même amour comme en témoignent les cas de Saint François d'Assises et de Ramana Maharshi et toutes les anciennes légendes. Les anciens textes indiquent que lorsqu'on voit des animaux et leurs prédateurs se côtoyer sans crainte, c'est qu'un sage est dans les parages. Ce genre de phénomène a été largement rapporté dans l'entourage de ces deux Eveillés. Saint François est devenu le Saint Patron des animaux.
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Modifié en dernier par Jagannath le Mer Juil 10, 2013 14:03 pm, modifié 16 fois.

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Messagepar bastet » Mer Juil 10, 2013 13:19 pm

Valou, tes interrogations sont totalement pertinentes dans le Temple de Gaïa qui est celui de tout le Vivant. La Grande Mère Nature observe et encourage (et protège) toutes les connexions entre les différentes formes manifestées.

Tu te poses les bonnes questions, et là je suis fière de toi. Quand on pose la bonne question, la réponse n'est pas loin car elle est dans la question.

On avance, on avance ...

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Messagepar Valentin » Mer Juil 10, 2013 14:01 pm

Bertrand a écrit : Car alors quoi qu'ils disent ou fassent, qu'ils te critiquent ou te louent, qu'ils soient reconnaissants ou ingrats, tu pourras continuer de les servir avec amour sans être perturbé par leurs états d'âmes et tu seras ainsi bienheureux dans l'équanimité.


Oui parce que pour le moment je me fiche de ce qu'ils disent mais ils reviennent tout le temps à la charge et j'en ai marre de perdre du temps et de l'énergie à les repousser, je vois bien que ça ne marche pas et qu'ils reviennent encore pire.

Bastet a écrit :Tu te poses les bonnes questions, et là je suis fière de toi.


Je n'ai aucun mérite, c'est grâce à Spiroux :p

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Messagepar Jagannath » Mer Juil 10, 2013 14:08 pm

Valentin : "ils reviennent tout le temps à la charge et j'en ai marre de perdre du temps et de l'énergie à les repousser, je vois bien que ça ne marche pas et qu'ils reviennent encore pire."

Oui, qu'ils fassent ce qu'ils veulent, qu'il partent, reviennent, critiquent et s'énervent s'ils veulent. C'est leur manière d'adorer Dieu. Laisse les choses se faire. Les aimer ne signifie pas qu'on doit leur confier les choses sacrées. On ne donne pas des perles aux pourceaux. Si le désir de les changer, si l'attente de quoi que ce soit de leur part disparaît, si l'amour devient inconditionnel, alors leur agitation et leur indécision ne pèsera plus.

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Guêpes, souris, moustiques...

Messagepar PetitMoine » Jeu Juil 18, 2013 8:30 am

Bonjour à tous,

Quels seraient les moyens non-ordinaires (magiques) pour éloigner de chez soi guêpes, souris et moustiques sans avoir à leur faire de mal ?

L'occasion peut être d'aborder la communications avec certains esprit de la nature ou certaines magies rituelles pour une cause nécessaire.

Merci pour vos inspirations et les expériences sur lesquelles elles peuvent ouvrir (autre que "prends un chat") :o)

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Messagepar bastet » Jeu Juil 18, 2013 14:55 pm

PetitMoine, je déplace ton topic dans cette section qui est plus appropriée.
Merci de ne pas poster systématiquement dans le forum principal Pandore.

Pour éloigner les petits animaux dont tu parles, il n'est pas besoin d'un moyen magique, mais la connaissance du pouvoir des plantes et des essences (citronnelle, menthe, clous de girofles, etc...), ainsi que le bon sens (boucher les trous pour que les souris ne puissent pas rentrer, pas de nourriture non renfermée, eau de javel pour nettoyer.

Le net regorge d'informations pertinentes sur le sujet.
Peut-être que des Pandoriens vont te donner quelques recettes testées et vérifiées.

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Messagepar Totem » Jeu Juil 18, 2013 20:48 pm

bastet a écrit :
Peut-être que des Pandoriens vont te donner quelques recettes testées et vérifiées.


Très efficaces les huiles essentielles, notamment la citronelle à mettre dans un diffuseur de parfum contre les moustiques et autres.
les petits rongeurs, soit on bouche les trous où on les laisse vivre leur vie c'est à chacun de voir jusqu'où il peut supporter la cohabitation.:)

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Messagepar Jagannath » Jeu Juil 18, 2013 21:56 pm

Ces pauvres animaux étaient là avant nous, de quel droit les expulser? Appeler la magie pour lui demander de les exclure est à peu près aussi absurde que d'appeler les nuages pour leur demander de faire partir la pluie... ou que de demander à l'eau de sécher ce qu'elle touche.

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Messagepar Totem » Jeu Juil 18, 2013 22:19 pm

Perso je laisse les bestioles faire ce qui leur plait, les araignées se baladent où elles veulent, je leur fait un clin d'œil quand elles passent. Je fait la guerre à la maison à ceux qui veulent les tuer, ça engendre des conversations assez comiques parfois.

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Messagepar Cless » Jeu Juil 18, 2013 22:52 pm

Bertrand a écrit :Ces pauvres animaux étaient là avant nous, de quel droit les expulser?

Je comprends pas trop Bertrand. Si un moustique rentre ce soir dans ma chambre, j'ai le droit de le faire partir, j'étais dans ma chambre avant lui, et en plus il me gêne.

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Messagepar Jagannath » Jeu Juil 18, 2013 23:12 pm

Cless : "Si un moustique rentre ce soir dans ma chambre, j'ai le droit de le faire partir, j'étais dans ma chambre avant lui, et en plus il me gêne."

Ils vivaient en harmonie dans la forêt avant qu'on vienne couper les arbres et y mettre du béton. Nous les chassons. Nous chassons notre propre nature.
Si un moustique te fais mal, envoie-le voir ailleurs, c'est bien entendu, si une souris mange ton fromage, mets le fromage dans une boite fermée.... mais ne va pas utiliser la magie contre leur présence. Demander au Principe de chasser sa propre manifestation est certainement une ânerie magique du plus bel effet choc-en-retour. C'est comme de demander à l'eau de sécher ce qu'elle touche. C'est un contresens grossier sur la force même qu'on invoque.

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Messagepar Totem » Jeu Juil 18, 2013 23:39 pm

Maintenant que le mal est fait, il ne nous reste plus qu'à s'adapter à la présence de ces petites bêtes, il y a plein de solutions pour ne pas se faire piquer par le moustiques sans forcément les tuer. Les moustique à sa raison d'être et le tuer c'est l'empêcher d'être de la même façon qu'on supprimerait son voisin parce qu'il fait trop de bruit et nous incommode. Enfin c'est ma façon de voir.

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Décidément

Messagepar PetitMoine » Ven Juil 19, 2013 6:32 am

Bonjour à tous,

J'ai toujours la curieuse impression de me faire avoir en postant ici. :o)

Bastet, la remarque du chat était écrite en pensant à toi ; bien inspirée semble-t-il :oD

Les araignées vivent chez moi tranquillement depuis toujours et régulent les mouches et moustiques, je n'ai pas de problème général avec tous les animaux cités mais quelques problèmes particuliers.

J'ai fini par me résoudre, par exemple, à m'attaquer au problème de la centaine de guêpes qui se sont installées sur la terrasse, après avoir tenté pendant plusieurs jours de leur demander gentiment d'aller un tout petit peu plus loin. C'est la limite, par exemple, à ma cohabitation avec les êtres de cette fôret.

Tous les autres animaux cités ne me dérangent pas vraiment.

Je pensais que c'était l'occasion de découvrir la communication avec l'esprit de ces animaux, c'était le vrai fond de ma question (hormis les guêpes, je veux bien une astuce ordinaire qui fonctionne).

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Messagepar Jagannath » Ven Juil 19, 2013 7:35 am

Oui c'est tout le problème PetitMoine! On pense leur rendre service en leur disant d'aller là où elles ne dérangent pas (c'est à dire avec le caractère de l'homme que même sur Mars on trouverait encore à y redire) et on présume qu'étant un être supérieur intellectuellement à elles on sait où elles devraient être mieux. Si elles faisaient ce qu'on veut, elles n'auraient pas le droit de vivre, l'homme veut être en sécurité partout. La terre entière ressemblerait à une crèche pour bébé avec rien qui pique, rien qui pue, rien qui risque de tomber...

On présume aussi que si on arrivait à discuter avec leur esprit, le deva des guêpes, par exemple, elles iraient naturellement voir plus loin si j'y suis. Oui le deva des guêpes comprendrait notre logique imparable et dirait à ces gentilles guêpes : "mes pauvres petites crétines, vous êtes bien cruches de vous mettre là, allez plutôt vivre ailleurs, vous voyez bien qu'un homme très important a des choses sérieuses à faire ici même!"

Mais ce n'est pas pour t'embêter que j'ai répondu ça, c'est pour que tu comprennes que si tu ne parviens pas à parler au deva des guêpes, c'est peut-être justement à cause de tous ces aprioris. Car si tu lui parlais, de coeur à coeur, il est probable que tu préférerais encore déménager pour laisser les guêpes tranquilles que de les envoyer vivre ailleurs.

Ces animaux totalement innocents se sont laissés guider par leur instinct pur, n'ayant pas d'intellect, ils n'anticipent rien et s'en remettent à Dieu sous forme de la nature bienveillante pour assurer leur prospérité. C'est une foi pure et innocente. Et l'homme aimerait leur expliquer qu'il faut aller vivre ailleurs! Qui est ignorant?

Le fait est : il n'est besoin de nul rituel magique pour parler au deva des guêpes, il est là avec chacune d'entre elles, la guidant avec amour pour lui permettre d'être une bonne guêpe vivant en harmonie avec la nature sous le soleil qui se lève à l'est. Tout le monde peut le voir ce deva en regardant faire la guêpe avec innocence, il faut juste s'enlever les oeillères.

Ce n'est pas une critique PetitMoine, c'est le fonctionnement même de notre mental qui est ainsi, il ne faut pas s'en accabler. Je devais accueillir des touristes parisiens dans une maison voisine. Mais un essaim d'abeilles s'y est installé. Moi aussi j'aurais voulu qu'elles déménagent en paix. Notre mental est ainsi fait qu'il ne veut pas de contrariété. J'ai aussi essayé de leur parler pour leur dire de rentrer dans la boîte, j'ai utilisé des mantras pour leur proposer de collaborer. Mais il a fallu les y mettre de force. Que dire? La communication avec le deva a lieu à 100%, simplement nous voudrions qu'elle soit intellectuelle, alors que cet intellect est nul, incapable d'appréhender cette divinité. Dans le cas de ces abeilles, la communication avec le deva est passé par l'amour et aussi par la force, non pas pour lui apprendre quoi que ce soit, il n'a pas besoin de moi, mais au contraire, c'est à moi que cela est bénéfique, pour apprendre la patience et la sagesse de la nature. Tous nos préjugés, nos modèles s'écroulent devant les deva, ce n'est pas qu'ils manquent d'intelligence, ils sont au contraire bien trop intelligents pour se perdre comme nous dans des considérations intellectuelles de bien, de mal, de comment les choses devraient être ou pas. Et si nous écoutons leur sagesse, ils peuvent nous apprendre. Quelle misère que nous nous croyons plus intelligents que les esprits des animaux à vouloir leur expliquer ce qu'ils doivent faire!

Voici le rituel d'invocation du deva des guêpes : observez les guêpes avec amour.

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Messagepar bastet » Ven Juil 19, 2013 14:26 pm

PetitMoine a écrit :Je pensais que c'était l'occasion de découvrir la communication avec l'esprit de ces animaux, c'était le vrai fond de ma question (hormis les guêpes, je veux bien une astuce ordinaire qui fonctionne).

Alors tu aurais pu dire : "Comment avoir communication avec l'esprit des animaux."
Mais pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, hein !
Rhalala, ce PetitMoine alors !
:-D

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Messagepar PetitMoine » Mer Juil 24, 2013 10:05 am

Merci Bastet, je me mare :oD

Bon, je vais faire un effort, et accepter la réponse et le rituel des guêpes qui me plait bien.

Maintenant, je vais faire comme toujours :

Mais je suis vraiment embêté par les guêpes (7 essains sous la table à manger !) Je ne leur en veut pas d'être venue mais c'est dangeureux autant de guêpes et n'a-t-on pas le droit, nous aussi, dans la nature, d'avoir notre terrier que l'on protège ?
J'ai un essain d'abeille aussi sur la terrasse depuis des années et elles ne m'ont jamais dérangées. Les guêpes, c'est autre chose et cela rend la terrasse inutilisable... Hé hé. C'est bien autre chose, non ? :oD

Comment faire ? Changer de lieu de vie dès qu'un essain s'installe ? :op

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Messagepar Jagannath » Mer Juil 24, 2013 20:25 pm

PetitMoine : "Mais je suis vraiment embêté par les guêpes (7 essains sous la table à manger !) Je ne leur en veut pas d'être venue mais c'est dangereux autant de guêpes et n'a-t-on pas le droit, nous aussi, dans la nature, d'avoir notre terrier que l'on protège ?"

Ce n'est pas une question de droit. Non il n'existe pas de droit de ce genre au niveau cosmique, désolé. Légalement, en droit des hommes, législation française, tu as le droit d'exterminer les guêpes. Soit, cela tu le sais déjà et si tu es là aujourd'hui c'est que tu sais que le droit français n'a aucune valeur. Pourquoi alors nous téléguider pour qu'on te fasse la même réponse que lui? Si tu veux une légitimité artificielle, basée sur la force, tu as déjà celle du droit français. Veux-tu faire de moi un simple légiste vulgaire et grossier qui donne une autorisation quand on le presse? Je n'ai aucune légitimité à autoriser ou interdire quoi que ce soit. Je n'ai aucune autorité. Tu veux me faire endosser un habit qui ne convient pas du tout.

Tu me parles d'une tanière pour y vivre. Le renard a juste une cavité pour assurer sa sécurité. Les guêpes ont une modeste petite construction pour élever leurs larves. Tous n'ont absolument QUE le strict nécessaire et rien de superflu pour leur confort. Cette terrasse est-elle une nécessité de survie ou un luxe superflu? Deux cents guêpes ne réclament qu'un petit endroit ou accrocher leur colonie qui ne fait même pas la taille d'un poing, mais un humain réclame une grande maison, une terrasse, ils construisent cela en détruisant et en polluant, ils coupent les arbres autour pour avoir de la lumière et considèrent les autres formes de vie non seulement comme inférieures, mais comme éradicables à loisir. Et si personne ne lui dit "stop", l'humain revendiquera la maison de son voisin, l'Amérique, la lune et il bétonnera tout l'univers. Qui vole un oeuf vole un boeuf. Comprends ce que ça veut dire. Si tu ne peux pas renoncer à un luxe, alors tu te lances dans une revendication sans fin.

Néanmoins, je n'ai pas vocation non plus à interdire. Au nom de quoi? Tu as ta propre logique. Il existe des tas de façons de déplacer les guêpes sans leur faire de mal, pourquoi cela devrait-il être interdit? Tu connais sans doute d'autres endroits où elles seraient bien. En revanche, il faudra soit sacrifier la table et la déplacer ailleurs, soit défaire les colonies avec un costume d'apiculteur par exemple et risquer quelques piqûres.

Ensuite malgré tout cela, je comprends ta question et je sais que tu veux une réponse et que tu ne me lâcheras pas (je ne te donne pas tort). Comment parler aux guêpes pour favoriser l'opération?

C'est possible. Je ne connais aucun rituel magique pour aider à cela et pour cause : la communication avec le deva des guêpes, la forme divine qui les unit et les inspire, est possible de façon directe, comme indiqué, par la contemplation. Il n'est pas tout à fait sûr que le deva des guêpes prenne très au sérieux notre vanité de lui expliquer comment les guêpes devraient faire. Pour lui nous sommes une sorte de dérèglement, des êtres vraiment tordus, extrêmement grossiers, vulgaires, menteurs et dénués de compréhension subtile. Nous sommes des êtres obnubilés par un mental complètement désordonné et remplis de vanité dans une complète disharmonie. Pourtant certains hommes parviennent vraiment à communiquer avec les deva. Il existe réellement des gens capables de se baigner avec un crocodile affamé sans se faire manger alors que n'importe qui d'autre serait avalé tout cru. Il y a un monastère en Asie où les tigres vivent en harmonie avec les hommes, il n'y a pas d'agression, les scientifiques sont incapables d'expliquer cela et ils ont d'abord ri en disant que c'est impossible, que c'est un canular, mais certains sont allés voir et ont constaté. Cela est venu tout seul, les moines ne connaissent pas les tigres, ni aucune technique spéciale. Il existe aussi des gens capables de faire faire des choses aux guêpes ou aux abeilles. Ma grand-mère était capable au zoo de faire descendre de l'arbre pour venir la voir un lémurien que les autres visiteurs ne voyaient jamais car ils sont très farouches. Le père d'une amie partait en ballade dans les alpes suisses, les chèvres sauvages que personne ne peut approcher venaient systématiquement le voir lorsqu'il était seul, il pouvait aussi amener quelques enfants, mais pas plus. Ils restaient ensemble comme des amis et chacun retournait ensuite à ses affaires. Lorsque Lawrence Anthony est mort, ses protégés (les éléphants) sont venus en procession lui faire un dernier hommage. D'un autre côté il est aussi arrivé qu'il se fasse agresser par un éléphant. Quel est le point commun de tous ces gens? Un rituel secret? Et bien non, ma grand mère n'était pas une occultiste, désolé de te décevoir, je ne pourrai pas te donner le rituel secret. Cette idée d'un rituel secret est à l'opposé de ce qui mène à cette relation particulière. La volonté de contrôle est précisément un des obstacles les plus considérables à la communication directe avec le deva des guêpes ou celui des éléphants.

Cependant par une autre approche, certains rituels peuvent vraiment énormément aider. Ce sont ceux dédiés à la nature et à ses éléments. Il ne s'agit cependant pas d'occultisme, ou seulement en partie. Il existe des rituels de communion avec la nature. Nous avions autrefois même sur Pandore décidé d'un tel rituel synchronisé, il doit en rester des traces. Ce genre de rituel peut être transmis à des personnes motivées. Cela ne permet certainement pas de commander les guêpes, mais cela peut aider à renoncer à ces projets et à s'ouvrir à la Grande Initiatrice (la nature). Qui peut prévoir avec quel deva on s'entendra? Personne. On ne sait pas à l'avance avec qui on s'entendra. Mais ce qu'on sait tous si on veut bien y réfléchir quelques instants, c'est qu'une bonne relation profonde n'est pas issue d'un caprice. On peut toujours aider une jolie fille en rade à monter sa roue de secours, mais ça fait pas de nous son amant. Les vraies bonnes relations sont issues d'une longue fréquentation, d'un respect mutuel et d'un amour profond, mais aussi d'affinités particulières. Les hommes impatients veulent qu'on leur déroule le tapis rouge, certains sont tellement pleins d'orgueil considérant leurs intentions comme pures et frappées du sceau de la bonté et de la légitimité, que les deva devraient sans doute les vénérer et les servir. D'autres sont des occultistes alors il faudrait qu'on les respecte voir qu'on les craigne pourquoi pas. Est-ce la base d'une bonne relation? Pour les deva, avec toutes nos vanités, nous sommes assurément pires que des singes en rut. Nos prétentions sont tout simplement ridicules. Des insignifiants qui pensent que tout leur est du.

A propos de rituel de communion avec la nature, j'ai eu la chance de participer à l'un d'eux, avec un maître de cérémonie compétent. Je ne saurai pas le transmettre à mon tour et je n'ai acquis aucun pouvoir de commander aux guêpes, quant aux abeilles, depuis que nous en avons parlé, elles ont fini par bien vouloir entrer dans leur boîte, et les locataires ont pu profiter de leur terrasse. Alors mes mantras ont peut-être été entendus, je ne le saurai jamais, et ceux qui ont établi un lien avec les deva ne veulent pas savoir ce genre de choses. Sache que cela ne te plaira peut-être pas. Si tu veux montrer ton pouvoir occulte, tu risques au contraire de te sentir très insignifiant devant ces deva. Si déjà ici tu te sens frustré lorsqu'on dit quelque chose qui ne te plait pas, qu'en sera-t-il au contact des deva? Ce que j'ai vu après le rituel de communion avec les éléments de la nature ne m'a certainement pas rendu plus admirable, bien au contraire. Depuis, lorsque j'y pense, j'ai seulement envie de pleurer. Il y a parmi nous des êtres d'une pureté et d'une innocence indescriptible, qui vivent pour le bien de la nature et ne demanderont jamais même au plus insignifiant vermisseau de se déplacer mais au contraire le considèrent avec un amour infini. Qui sommes nous avec toutes nos vanités? Quel est le sens de tout ça? Beaucoup de choses s'écroulent lorsque le contact avec la nature a vraiment lieu ; bien des mirages auxquels nous tenons par sottise ne tiennent pas la route.

D'autre part Markab il y a quelques années avait donné ici même des astuces. Je rechigne à moitié à les répéter, car cela est extrêmement efficace et peut être fort mal utilisé. Le problème est notre propre mental. Précisément notre volonté de commander. En changeant le dedans, on peut changer la perception que les animaux ont de nous. Cela fonctionne. Identifions-nous totalement à une cascade et véritablement les animaux n'auront pas peur de nous. Si les pensées humaines cessent et qu'on se fond dans le règne végétal, devenant un verte prairie, on peut même attirer des mammifères très farouches. Je sais bien au fond comment faisait ma grand-mère, je savais le faire aussi car elle m'avait montré, mais c'était naturel chez elle et non pas calculé. Je n'aime pas dire comment faire cela de façon calculée : nous humains avons ce talent de pousser la contrefaçon très en profondeur et nous pouvons tromper des êtres innocents comme les animaux. Un véritable mage, celui qui connait la magie, il préférera se faire piquer par toutes les guêpes que de leur mentir ou de les tromper même de façon infime, car il sait où mène le mensonge et il sait où mène la vérité.

Pour finir, je me suis permis de fusionner ton post avec un fil de discussion initié par Valentin. Ils se rejoignent et tu trouveras maintenant plus haut de quoi pousser plus loin la réflexion sur la relation naturelle avec les animaux dans le cas des Eveillés. Elle est tout à fait miraculeuse il est vrai et j'ai eu l'occasion de le vérifier de mes yeux.

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Messagepar bastet » Mer Juil 24, 2013 22:54 pm

Cette fusion des sujets est bienvenue, Bertrand.
La dimension du Vivant relié est parfois mal comprise alors qu'elle donne une clef simple de la compréhension universelle.

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PetitMoine
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Messagepar PetitMoine » Jeu Juil 25, 2013 8:10 am

"En gros tu aimes ton chat à condition qu'il ne soit pas un moustique."

:oD

Cela me parle énormément.

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Messagepar PetitMoine » Jeu Juil 25, 2013 9:00 am

Il y a en moi plusieurs sujets :

- "Contrôler la nature, se faire obéïr, user de ses "pouvoirs" occultes ou autre" : Au premier plan, je ne me sens pas concerné par cet aspect là de la question. C'est bien pour trouver mon humilité que, frileusement, j'ai envie d'établir un contact plus poussé avec la nature qui m'entoure. Mes "magies" se sont toujours limitées au désir sans attentes et sans formes contraintes, au magnétisme curatif et à un peu de télékinésie, par émerveillement. Le seul rituel que j'ai jamais fait était la création d'un élémental sur les conseils de Bertrand pour aider une jeune fille à dépasser à sa demande sa colère, ce qui a fort bien fonctionné et je repousse sans cesse un second rituel tant je me sens indigne de m'occuper d'un élémental correctement alors je n'ai pas de doutes sur mon non-penchant à tomber dans ce genre de désirs de contrôle.

Sois sûr que la posture avec les guêpes que j'ai toujours connu, le Bégon, sans discussions, est infiniment plus confortable pour moi que d'avoir justement l'outrecuidance de leur demander d'aller voir ailleurs ! Il était bien plus simple de me dire, allez, extermination du problème, que de justement me sentir merdeux d'avoir à leur demander de bouger (et pourtant, je pense encore avoir à le leur demander, je vais y revenir). Vouloir communiquer (et non commander) et déjà pour moi un énorme progrès mais je n'en suis pas du tout à pouvoir accepter pleinement la cohabitation.
Dans ma tête, un rituel était un moyen moins violent que le Bégon ou l'expropriation forcée. Tu m'en détrompe, je t'en remercie.

- Vient du coup pour moi la question de l'environnement.

Pour tout te dire, c'est pour moi une question épineuse.
Je vis dans une petite maison en pierre dans la forêt, je touche vraiment un minimum à l'environement qui m'entoure, j'ai rechigné pendant des années à débroussailler jusqu'à me résoudre à constater que la maison elle-même finissait par se faire envahir, je n'ai aucuns désirs extentionistes ou de progrès et je consomme et pollue le moins possible. Les chevreuil ont leur garde manger sur le petit près sous la terrasse et les sanglier viennent se régaler des prunes, les souris vient en paix ainsi que les araignées, chaque arbre que j'ai eu le malheur de couper me hante pendant des années et pourtant je me résous encore parfois à le faire, pour la lumière, pour les murs des bancels ou de la maison, comme je me résous à passer la débroussailleuse car la fôret revient en force et noie tout, en quelques années seulement.
Ma terrasse est-elle un luxe ? Ce n'est pas mon sentiment. J'y passe mes journées entières six à huit mois par ans, y cuisine, y dort souvent. Je n'en suis pas du tout à l'amour inconditionnel permettant d'accepter avec le sourire la présence permente et les piqûres des moustiques (bien qu'elles me fassent marer, je ne les acceptes en fait pas du tout) ni celles de guêpes.
Tu as raison, il n'y a aucune légitimité à faire chier le monde et je comprend trés bien ô combien nous sommes tordus pour ce qui est en harmonie dans la nature.
Je ne me suis jamais sentis "propriétaire" bien que je le sois, toujours un voyageur dans un gîte d'étape confortable dont je me retrouve le gardien et dont je me sens le devoir d'en faire le minimum d'entretient.

J'ai depuis longtemps à coeur de déranger le moins possible, de partir sans laisser de traces, de ne pas m'approprier ce qui m'entoure mais ma limite est l'agression. J'aime les animaux tant qu'ils ne sont pas des moustiques. Et la vérité c'est que même les moustiques je les aime et que je ressens un frisson d'horreur à chaque fois que je vois ma main qui malgrès moi finit par implaccablement les attraper. Mon corps tout entier a horreur des agressions. Cette horreur est encore bien plus forte que la profondeur de mon empathie dans ces cas là.

Je te remercie pour cet idée que l'on peut communiquer directement aux dévas (dont je ne sais rien, je vais chercher sur Pandore) par le lien fusionnel direct avec les animaux. Ce sujet de discussion et le témoignage de Valentin ainsi que ton explication ont ramenés à ma conscience plusieurs expériences avec des animaux et des arbres.

D'ici là je vais tenter en conscience de suivre les moins mauvaises posture. Déranger un animal quel qu'il soit (et le tuer n'en parlons pas) m'affecte toujours. Mais certaines choses sont vicérale comme le moustique qui tourne avant de piquer, tourne pour piquer encore et d'autres me paraissent incontournable, comme entretenir un minimum le lieu fabuleux qui m'acceuille à présent avec les dérangements voir les coupes que cela doit parfois occasionner. Toi Bertrand qui vit aussi dans la nature, comment résous-tu cette contradiction ?

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Valentin
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Messagepar Valentin » Jeu Juil 25, 2013 10:16 am

Le but du sujet c'est de faire culpabiliser petit moine ou de lui donner la solution ?

Parce que pour les rituels d'amour, pour prendre un exemple, il me semble que les leçons de morale commençaient à être mal venues, mais bon.

Je n'ai pas d'astuce pour éloigner les bêtes, ni les commander, mais c'est toujours facile de dire "les bêtes étaient là avant toi, fais avec" quand on est pas dans la situation.

7 essaims de guêpes, c'est pas des abeilles (déjà) et si elles campent dans des arbres voisins, ça va, mais sous la table, c'est un peu dangereux (surtout s'il y a enfants et/ou des allergies en jeu).

On oublie souvent et sans doute volontairement qu'au-delà du fait que ce sont des animaux, ils ont quand même une très grande capacité à nous comprendre.

C'est sans doute plus évident avec les chiens/chats puisqu'on est plus habitué mais c'est pareil avec tous les animaux, les insectes compris.

Les mouches me font péter les plombs, elles sont connes comme je sais quoi, j'ai horreur qu'elles viennent harceler mon moustiquaire pour sortir (t'avais qu'à pas rentrer idiote !) et ben j'essaye malgré tout de les faire sortir sans heurt, pareil pour les autres bêtes.

Et pour avoir vécu en Australie ou à peu près n'importe quel animal sauvage te tue en 20minutes (ou moins), la seule chose que je peux te conseiller c'est de te mettre en harmonie avec la nature, pas avec les animaux, mais avec les arbres, le reste se fera de manière automatique.

Je t'explique en gros pourquoi, et ça va être très simple, en fait, tu ne peux pas le faire en t'y prenant directement avec les animaux qui te dérangent, parce qu'il y aura forcément un blocage. La peur, le dégoût, et autres, pour certains animaux c'est irrationnel (retrouve-toi devant un serpent vénéneux de je sais pas combien de mètres de long, t'as beau savoir qu'il faut pas bouger, je t'assure que tu cours).
Alors qu'avec les arbres, il est difficile que quelque chose de négatif puisse bloquer la communication, surtout de par le fait que si tu aimes un arbre en particulier, tu peux le retrouver dans n'importe quel autre.

Et moi c'est comme ça que j'ai fait, là-bas, pour vivre en harmonie avec eux sans jamais m'être fait piqué ou autre, en me rendant part de cette nature et en conservant mes peurs par rapport à eux, faut pas oublier que l'antilope a peur des lions etc.

Et je vais même te raconter quelques anecdotes où j'y ai échappé belle plusieurs fois si je puis dire et ce grâce à un instinct dont je ne me croyais pas pourvu mais qui est sorti de je ne sais où après que j'ai fait quelques trucs avec les arbres de là-bas.

Un jour je me promenais sur le terrain de golf, je vois de loin un chien qui pile (si c'est wallon comme mot ça veut dire gémir plus ou moins), je m'approche pour le caresser, et dès que je croise son regard, je me mets à courir vers le pub le plus proche, parce que c'était en fait un chien sauvage qui utilisait une technique assez perverse pour bouffer des gens.
Ce sentiment qui m'a prévenu du danger et qui ne venait pas de moi, j'en suis à peu près sûr, s'est réitéré plusieurs fois, et même pas seulement avec les animaux (trois fois j'ai évité un serpent, puis les araignées etc.) mais aussi avec des dangers "humains" par exemple, quand je me promenais dans la forêt de là-bas, et qu'arrivé à un certain endroit, j'ai eu la forte sensation que je devais faire demi-tour parce qu'il y avait un grand danger devant, et quand je suis revenu auprès de mon père d'accueil, il m'a demandé où j'étais allé, et quand je lui ai dit il m'a dit qu'heureusement j'étais pas allé plus loin parce qu'il y avait toujours des mines de la guerre dans cette forêt (merci de le dire avant).

Bref, tout ça pour dire que même si j'aimerais bien pouvoir aimer les moustiques et compagnies comme j'aime mes chats, et bien je m'en sais totalement incapable pour le moment (d'ailleurs je me suis encore fait piquer je sais pas combien de fois) et que la meilleure solution, pour moi, n'est pas d'essayer directement de te forcer à contempler des bêtes que tu n'aimes pas avec Amour, parce que tu n'arriveras à rien, mais plutôt d'essayer de te lier avec la nature autour de toi en général en te "servant" des arbres parce qu'à ce moment-là, même si les guêpes ne bougent pas, tout danger sera écarté parce que pour elles, tu feras autant partie du décors que les arbres, justement.

Et peut-être bien que, te sentant en sécurité, au fil du temps, tu pourras apprécier leur présence, et que tu ne voudras même plus qu'elles partent, au final.

Edit : Et peut-être que ça ne s'applique qu'aux animaux domestiques, mais il y a quand même des choses qu'on doit leur apprendre pour leur bien où le "commandement" est nécessaire, du genre aller sur la route, ne pas manger certaines baies/certains trucs toxiques etc.
Et faut pas croire, la compréhension avec les animaux, ça va dans les deux sens, ils sont très loin d'être bêtes !

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Jagannath
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Messagepar Jagannath » Jeu Juil 25, 2013 13:12 pm

PetitMoine : "C'est bien pour trouver mon humilité que, frileusement, j'ai envie d'établir un contact plus poussé avec la nature qui m'entoure."

Oui, tout dépend des prédispositions de chacun. Aux uns on dit d'abandonner toute forme d'occultisme car leur imaginaire leur joue des tours, à d'autres ont dit au contraire de développer les pouvoirs occultes justement car en tentant de les développer ils trouveront une forme d'humilité.
Il n'y a pas de règle, tout dépend des prédispositions de chacun, ceux qui ont un désir ardent de domination ont en eux une graine empoisonnée extrêmement dangereuse, ils ne doivent pas développer les pouvoirs occultes, cela ne causerait que des désastres pour eux et pour les autres. Jusqu'à présent je ne t'ai jamais dit de renoncer à ce développement occulte. Je ne prétends rien ici de définitif, mais je sais que je ne t'ai jamais dit cela, en revanche il semble que tu l'imagines ainsi par anticipation. J'ai dit ce genre de choses à d'autres personnes. Tout dépend des cas.

PetitMoine : "Sois sûr que la posture avec les guêpes que j'ai toujours connu, le Bégon, sans discussions, est infiniment plus confortable pour moi que d'avoir justement l'outrecuidance de leur demander d'aller voir ailleurs ! Il était bien plus simple de me dire, allez, extermination du problème, que de justement me sentir merdeux d'avoir à leur demander de bouger"

Je le sais bien, mais pourquoi s'arrêter à mi-chemin?

PetitMoine : "Dans ma tête, un rituel était un moyen moins violent que le Bégon ou l'expropriation forcée. Tu m'en détrompe, je t'en remercie."

Oui l'homme veut avoir raison, c'est son grand truc. Qu'on veuille les faire partir et surtout derrière cela, avoir raison, par l'argumentation intellectuelle en communiquant ou par la force brute de la chimie militaire, c'est au final la même pulsion qui s'exprime dans les deux cas. La bonne façon de procéder est de faire d'abord s'éteindre cette pulsion et ensuite de voir si il est toujours nécessaire de faire partir les guêpes, sans préjuger de rien.

PetitMoine : "Ma terrasse est-elle un luxe ? Ce n'est pas mon sentiment. J'y passe mes journées entières six à huit mois par an"

Hé c'est toi qui a comparé aux animaux en revendiquant le droit à un "terrier". Ta terrasse est-elle indispensable à la survie comme le petit terrier du renard ou les modestes rayons de la guêpe? C'est seulement un confort, ne viens pas me dire le contraire!

PetitMoine : "D'ici là je vais tenter en conscience de suivre les moins mauvaises postures."

C'est tout à ton honneur mais ce n'est pas ce qu'il faut. C'est la capitulation de l'idéal. Le moins mauvais n'est en réalité pas le bon. Or le bon existe. C'est pourquoi la question de l'écologie comme tu dis est si épineuse : les écolos font le pari du "moins mauvais" et continuent de détruire le monde, ils se sentent quand même supérieurs aux autres classes de destructeurs dans le sens où à pouvoir d'achat égal, ils détruisent le monde un peu moins vite que les autres (mais quand même plus vite que les plus pauvres).

Ce n'est pas parce que la solution ne t'apparaît pas qu'il n'y en a pas et qu'il faut choisir le "moins pire". Il ne faut pas abandonner la recherche de l'idéal. La solution est à l'intérieur, dans l'amour inconditionnel.

PetitMoine : "Déranger un animal quel qu'il soit (et le tuer n'en parlons pas) m'affecte toujours. Mais certaines choses sont vicérales comme le moustique qui tourne avant de piquer, tourne pour piquer encore et d'autres me paraissent incontournables, comme entretenir un minimum le lieu fabuleux qui m’accueille à présent avec les dérangements voir les coupes que cela doit parfois occasionner. Toi Bertrand qui vit aussi dans la nature, comment résous-tu cette contradiction ?"

La solution n'est pas apparente, il ne suffit pas de copier. Cela ne sert à rien. Il faut résoudre le problème résolument en soi-même et pour soi-même. Pour y parvenir, il faut commencer à croire que c'est possible. Si tu veux mon expérience, alors je te dis : commence pas là, commence par croire que c'est possible. Nous ne devons pas accepter l'idée que le moins pire est la meilleure solution et capituler notre désir du vrai Bien pour un pis-aller. Nous devons chercher résolument le bien avec la certitude rayonnante en notre coeur que c'est vraiment possible, que le Bien existe et qu'il est à portée.

Valentin : "Le but du sujet c'est de faire culpabiliser petit moine ou de lui donner la solution ? "

Mettons les choses au point. Je sais très bien que les autres ont une tendance à culpabiliser. Lorsque j'écris un texte, je suis capable de prévoir cela et de les ménager si je le veux. Et je le fais avec ceux qui en ont besoin. Tu ne dois pas confondre le fait que je ne porte pas d'attention particulière à l'éviter avec le fait que je veux qu'il culpabilise.
Cela en vérité n'a aucune importance car la tendance à culpabiliser est en lui-même. C'est à partir de ses propres habitudes qu'il projette dans mes propos l'idée qu'il y a un bon comportement et un mauvais comportement. Mais je ne l'ai jamais dit. Mon travail est de rester neutre et de lui montrer comment fonctionne son propre mental. A de nombreuses reprises c'est vrai que je savais que mes mots dans un premier temps allaient exciter ces prédispositions négatives. Et toi Valentin tu as un bon sens de l'observation, et tu me connais assez pour t'en apercevoir. Donc je ne nie pas. Mais ce n'est ni par mépris, ni par provocation. Pour comprendre il faut attendre au-delà des réactions instantanées. Sur un temps plus long, PetitMoine a une capacité d'observation. Il est capable de comparer les comportements sur des périodes de temps plus longues, de remettre en question ses premières impressions et de se faire une vue d'ensemble. Cela veut dire qu'il a des comme tout le monde des réactions épidermiques mais qu'il sait aussi voir au-delà. Beaucoup ne savent pas faire cela : ils se focalisent complètement sur le moindre pépin et ne voient plus le reste. Avec ces gens il faut effectivement être toujours à anticiper leurs angoisses pour ne pas qu'ils paniquent. PetitMoine réagit comme tout le monde, les apparences sont identiques, mais intérieurement il est capable de continuer d'observer rationnellement. Alors sur la durée il percevra le non-jugement absolu qu'il y a dans mes propos, il comprendra.

Valentin : "Les mouches me font péter les plombs, elles sont connes comme je sais quoi"

On ne les supporte pas car elles nous ressemblent. Nous faisons comme elles, à causer nos propres problèmes, mais la différence est qu'elles n'en accusent pas les autres. Elles cherchent patiemment la sortie et si elles doivent mourir de soif derrière la vitre, elles n'en veulent à personne. Elles sont un modèle d'humilité tandis que nous sommes un modèle d'incohérence.

A part ça ton explication d'approche par les arbres est tout à fait pertinente et très similaire à ma proposition de développer d'abord la communion avec la nature.

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PetitMoine
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Messagepar PetitMoine » Dim Juil 28, 2013 8:12 am

Merci Valentin pour ton témoignage.

Je pense que les arbres sont une bonne porte d'entrée bien qu'ils m'impressionnent beaucoup. Je comprend bien l'êtat d'harmonie durant lequel tout est en paix (et où il n'est jamais question de piqûres ou autre).
Je souhaites cet état et pour l'instant... Je ne souhaite ni guêpes ni bôa sur ma terrasse !
Les arbres partagent facilement leur énergie, il est assez facile de fusionner avec eux.

Et quant aux mouches, je me suis rendu compte qu'elles étaient très sensibles à nos changements d'énergies. J'ai découvert il y a quelques années qu'elle me réveillaient toujours d'une sieste juste avant la venue de quelqu'un par exemple ou quand le temps de sommeil est échu, pas avant, qu'elle vous laissaient tranquille ou venaient vous titiller suivant des moments bien particuliers.

J'étais très déçu à l'époque (rires) que mon premier animal magique, mon messager, soit les mouches ! :oD

Quel affront pour ma vanité !

* * *

Je le sais bien, mais pourquoi s'arrêter à mi-chemin?


Qu'a-t-on peur de perdre au fond ? Qui est-il se sentiment qui nous pousse à continuer de vouloir avoir raison (et contrôle) et sépare de ce lacher-prise complet ?
Pourquoi, cette idée, séduisante, du "sage" au milieu de ses guêpes, heureux et en harmonie (car il n'est plus piqué et ne craint plus les piqûres ce qui l'invite à ne plus être piqué), vacant dans l'immensité, me parle, me séduit de ce qu'elle semble contenir de beauté et de grâce et pourtant une force obscure m'en maintient à distance en sur-imprimant le sentiment "pas de guêpes, c'est mieux. C'est un luxe, soit, c'est faire chier le monde que de les faire partir, c'est évident, l'image du sage est séduisante mais il n'y a pas à dire, pas de guêpes, c'est beaucoup mieux !"

D'où vient ce phénomène qui veut que l'on veuille avoir raison (et continuer consciament notre folie) ?
Il y a la peur mais pas seulement. Qu'il y a-t-il d'autre ?


Ta terrasse est-elle indispensable à la survie comme le petit terrier du renard ou les modestes rayons de la guêpe? C'est seulement un confort, ne viens pas me dire le contraire!


Oui, c'est évident.
Et pour reprendre ma dernière remarque, la pensée qui s'impose et continue : "C'est un confort mais flûte ! Il est des choses que tu souhaites dans la vie comme une terrasse et une voiture puisqu'elles sont déjà à ta disposition !"

C'est la capitulation de l'idéal. Le moins mauvais n'est en réalité pas le bon. Or le bon existe. l


La capitulation de l'idéal revient à quoi ? A la capitulation de toute image dans l'acceptation ?

Le Bon, le Bien, n'est-il pas simplement "l'action naturelle et spontanée dans le sens de l'harmonie du monde ?"

... le noeud de l'échange est quant au fait que cela butte contre notre confort personnel.


La solution est à l'intérieur, dans l'amour inconditionnel.


Certes oui, j'en suis bien convaincu pour le constater dans d'autres domaines ; un rappel fait toujours du bien.
Et alors j'en suis là : Pourquoi, dans ces cas précis, l'amour inconditionnel est beaucoup moins séduisant ? (car dans le fond du fond, comme je le disais à Valentin, j'aime vraiment guêpes et moustiques, je n'ai pas de blocage ou de répulssion mais Bertrand est dans le vrai, je veux avoir raison c'est à dire ma terrasse sans guêpes (et mes armoires à linge sans souris !). Et mordicus, cette envie, dont je vois bien la fausseté ou plutôt l'ullusion volontaire maintenue dont elle est une manifestation, reste bien là, écrasante, et savoir ce qu'est le bien (qui ne l'est pas, qui est l'harmonie, au delà des valeurs) ne change rien à cette détermination sourde... à continuer de vouloir et préférer cet état à la décision de lâcher les derniers rubans.


Valentin : "Le but du sujet c'est de faire culpabiliser petit moine ou de lui donner la solution ? "


Cette pensée dans mon sens m'a touchée puis fais rire. C'est une marque d'attention belle à voir, c'est aussi l'occasion pour moi de voir le soulagement que provoque un mot dans mon sens et donc d'en rire.

Il a raison de trancher dans le vif avec moi, la culpabilité ne m'éffleure jamais longtemps là où peut être elle devrait s'attarder un peu...

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Messagepar Jagannath » Dim Juil 28, 2013 12:26 pm

PetitMoine : "D'où vient ce phénomène qui veut que l'on veuille avoir raison (et continuer consciament notre folie) ?
Il y a la peur mais pas seulement. Qu'il y a-t-il d'autre ?"


Il n'y a qu'une habitude du mental qui s'est forgée et rigidifiée durant des millions d'incarnations. Cette habitude est forte, mais c'est seulement une habitude, elle n'a aucun autre fondement que la continuation de réflexes conditionnés par la répétition pendant des millions d'années.
Le remède est donc seulement de perdre cette habitude, il n'y a rien besoin de faire d'autre que de rester tel qu'on est sans l'entretenir. Mais en pratique ça ne marche pas, on remplace une habitude par une autre. Nous en avions discuté longuement avec Proxy qui remplaçait son habitude d'action par une autre habitude d'inaction, cela n'est pas une solution. Il faut canaliser notre tendance mentale dans une seule tendance, celle qui met fin à toutes les tendances du mental. C'est à dire la recherche, l'investigation de la source du "je". Connais-toi toi-même. Cette connaissance libère du mental, elle est elle-même la libération du mental, on l'appelle donc aussi libération. Libération ou réalisation du Soi, Gnose, tout cela est synonyme. Lorsqu'on a supprimé les conditionnements, il reste seulement la liberté, immense, immuable et éternelle.

PetitMoine : "Et pour reprendre ma dernière remarque, la pensée qui s'impose et continue : "C'est un confort mais flûte ! Il est des choses que tu souhaites dans la vie comme une terrasse et une voiture puisqu'elles sont déjà à ta disposition !"

Bon ces désirs sont là. Si tu n'étais pas un peu flemmard, tu réformerais tes ambitions afin d'être heureux avec les guêpes, ou bien tu trouverais un apiculteur à qui emprunter une tenue de protection et tu déplacerais les colonies dans un bon endroit (attention quand même à avoir une bonne épaisseur et à prendre des conseils valides car les guêpes ne sont pas les abeilles). Et toutes ces questions seraient sans objet. Donc fais attention de ne pas laisser des désirs mineurs comme avoir le confort de la terrasse pour toi, cacher un désir plus pervers qui est de l'avoir sans faire les efforts requis pour ça. Tu apprécierais que la magie ou l'insecticide résolve le problème... Quelles drôles de fièvres que nos désirs! Ils se créent les uns les autres comme dans un palais des glaces où chaque reflet crée d'autres reflets. Et tout cela est sans autre cause qu'une habitude.

B : "C'est la capitulation de l'idéal. Le moins mauvais n'est en réalité pas le bon. Or le bon existe."
PM : "La capitulation de l'idéal revient à quoi ?"

Il ne faut pas abandonner l'idéal pour un pis-aller. Même si cela semble infaisable, même si parfois on est obligés d'agir et qu'on fait un choix par défaut, dans tous les cas il ne faut pas accepter cette situation. Il faut être déterminé à ne plus jamais laisser tomber la recherche avant d'être réellement parvenu à l'idéal. L'idée "c'est moins pire" ne doit pas nous faire renoncer à "c'est parfait".

PetitMoine : "Le Bon, le Bien, n'est-il pas simplement "l'action naturelle et spontanée dans le sens de l'harmonie du monde ?""

Si... c'est bien cela : l'action naturelle se révélera comme ayant toujours été là et parfaite. Mais pour le moment c'est un savoir intellectuel. Pour que cela devienne une expérience directe, il faut suivre les instructions, et non pas utiliser le savoir intellectuel de ce qui se révèle à la fin... pour refuser de suivre le chemin qui le révèle.
Lorsqu'on dit aux gens la vérité de la non-dualité, ils en concluent qu'ils sont déjà Dieu et peuvent donc rester ignorants. C'est un péché d'utiliser le reflet de la vérité (le savoir intellectuel est un simple reflet) contre la source de cette vérité elle-même et pour justifier de la refuser! Quand cette habitude aura disparu, les choses s'éclairciront, l'expérience directe de la non-dualité mettra fin au doute et aux habitudes négatives.

PetitMoine : "Et alors j'en suis là : Pourquoi, dans ces cas précis, l'amour inconditionnel est beaucoup moins séduisant ?"

Comme expliqué plus haut, c'est seulement et absolument uniquement la force de l'habitude. Valentin par exemple a mis longtemps pour apprendre à lâcher prise par moment sur ce que son entourage pense de lui, il est arrivé par la force de sa volonté à ce que cela ne le mette plus en rogne (au moins occasionnellement il a réussi à contrôler cela). Mais les mouches qui se posent sur lui et les moustiques qui le piquent, ça, non, c'est un sentiment incontrôlable. Pourquoi? Une autre personne est dans une situation inverse, il est indifférent aux insectes, mais ne peut pas supporter qu'on dise du mal de lui. Pourquoi? Il n'y a aucune raison, c'est seulement la force de l'habitude. Si elle est vaincue la frustration disparaît. Si on écrase le moustique la frustration disparaît le temps qu'en arrive un autre, mais si l'habitude mentale est vaincue, alors la frustration disparaît définitivement.

En développant peu à peu l'amour inconditionnel, toutes ces difficultés s'évanouiront, l'habitude elle-même disparaissant dans le processus, la question, le problème perd sa substance même.

PetitMoine : "Il a raison de trancher dans le vif avec moi, la culpabilité ne m'éffleure jamais longtemps là où peut être elle devrait s'attarder un peu..."

La culpabilité n'est d'aucun secours. Je ne la souhaite absolument pas. Mais si je maneouvrais pour éviter qu'elle apparaisse maintenant, je ne fais que reporter le problème à plus tard. Il vaut mieux puisque tu la supportes volontiers, que cette souffrance apparaisse maintenant et que tu réalises peu à peu qu'il n'y a aucun sujet à culpabilité dans tout cela. Au fil de la discussion tu es forcé de remarquer par de petits détails que je n'ai formulé aucune critique, je ne vois rien qui ne soit pas divin et parfait même dans tes doutes et tes hésitations. Je montre le fonctionnement du mental. Comme tu es identifié au mental, tu inventes, tu projettes des reproches derrière mes éclairages, mais cela ne durera pas éternellement, je ne t'ai jamais confondu avec le mental dans ces échanges, donc rien de ce que j'ai pu dire ne peut constituer un jugement à ton propos. Il faut en faire l'expérience progressive. Un moyen privilégié pour s'apercevoir que nous ne sommes pas le mental, c'est de discuter avec une personne qui ne nous prend pas pour le mental. Au début dans cette discussion, tout semble ordinaire, car par le jeu des projections on pense être dans le même rapport habituel de jugement. Mais peu à peu il se révèle que cela est illusoire. Le mental est tel qu'il est, il ne dérange que tant qu'il y a identification au mental. Celui qui se prend pour le mental se sent misérable lorsqu'on lui montre le fonctionnement du mental, mais il ne sert à rien de tergiverser, il doit comprendre que la nature même du mental est imposture et qu'il n'y a absolument pas à s'en accabler. J'aime le jaune, mais je ne m'accable pas que le ciel soit bleu, les choses sont comme elles sont. Nous aimons la vérité, mais le mental est mensonge dans sa nature même. Peu à peu ce fait sera accepté et ne sera plus source de souffrance. Cette habitude de te juger toi-même comme étant le mental s'épuisera peu à peu, cette discussion, bien qu'elle semble dans un premier temps la source d'une douleur, est donc bénéfique, car elle révèle peu à peu l'inanité de la culpabilité et de la douleur en question. Elle le révèle non pas en le disant, mais en le vivant progressivement, par l'expérience directe. Au prix d'une tension/douleur superficielle provisoirement accrue par la faute de l'imaginaire, il s'en suivra finalement une décontraction plus subtile et plus profonde.

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Messagepar Estel » Mar Juil 30, 2013 1:12 am

bonsoir à tous,

j'ai parcouru ce post et :
B : Nous aimons la vérité, mais le mental est mensonge dans sa nature même. Peu à peu ce fait sera accepté et ne sera plus source de souffrance.
Pandore,
A qui/quoi s'identifier alors ? A qui/quoi se "rattacher" ?
Le lâcher prise, oui, j'en ai entendu parler, mais je ne lâche prise que très rarement, lorsque je me sens en confiance, en sécurité, et c'est assez rare.
Cette habitude est tenace et lorsque je lâche prise cela me donne le tournis. J'ai l'impression de perdre pied.
L'habitude reprend alors avec plus de force, ou, elle me donne l'impression de se déplacer dans un lieu plus douloureux encore à explorer.
Bref, j'ai souvent peur, et mes désirs et mon mental s'en mêlent.

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Messagepar Jagannath » Mar Juil 30, 2013 6:53 am

B : "Nous aimons la vérité, mais le mental est mensonge dans sa nature même. Peu à peu ce fait sera accepté et ne sera plus source de souffrance."
Estel : "A qui/quoi s'identifier alors ?"

Au Soi éternel ou à Dieu.
Mais dans cette phrase, qui est le s' ? La question "à quoi l'identifier" n'a pas de sens puisque cet objet s' est inconnu, il n'est pas raisonnable de se préoccuper de ce à quoi il s'identifie avant de le connaître.

Estel : "A qui/quoi se "rattacher" ?"

Au Soi éternel ou à Dieu.
Qui est le se ?

Estel : "Le lâcher prise, oui, j'en ai entendu parler, mais je ne lâche prise que très rarement, lorsque je me sens en confiance, en sécurité, et c'est assez rare."

Parce que tu penses être un individu limité, tu penses avoir besoin de réussite, d'objets, de reconnaissance, d'identification etc. Il suffit de comprendre que le Soi n'est pas limité à aucune forme ni grossière ni subtile pour que tout cela disparaisse.
La question suppose que le lâcher prise et la Connaissance soient deux choses différentes, mais elles ne sont qu'une seule chose.

Estel : "Cette habitude est tenace et lorsque je lâche prise cela me donne le tournis. J'ai l'impression de perdre pied."

Il faut qu'il y a un individu limité qui perde une relation avec un monde rigide pour qu'il y ait "perdre pieds". Cet individu est seulement une croyance, de cette croyance naît une autre croyance qui est que cet individu a perdu pieds. Il suffit que la croyance racine (ego = sens de la séparation = sentiment d'existence limitée) disparaisse pour que les autres croyances disparaissent aussi car toutes en sont issues.

Il ne faut pas accepter cette soi-disant évidence "je suis un individu, je perds pieds" etc. Il faut dès que ce genre de sentiments se présente, se concentrer sur la recherche de la source du "je". D'où sort cette idée "je"? Cela mène à porter son attention sur la source du mental et à peu à peu vaincre l'illusion d'une individualité limitée et toutes les illusions corollaires qui nous causent tant de soucis.

Ou bien c'est équivalent, il faut se concentrer sur Dieu seul, cela revient au même, avec une attitude d'abandon.

Estel : "L'habitude reprend alors avec plus de force, ou, elle me donne l'impression de se déplacer dans un lieu plus douloureux encore à explorer. Bref, j'ai souvent peur, et mes désirs et mon mental s'en mêlent."

Oui c'est très troublant que sur une simple illusion d'un "je" limité, toutes ces autres pensées illusoires prennent tant de force et paraissent si réelles. Mais tant qu'on accepte comme réel cet individu isolé et limité, tant qu'on ne remet pas en cause radicalement cette imposture, la situation n'évolue pas car tout raisonnement étant basé sur le présupposé d'un individu limité, tout raisonnement conclue finalement inévitablement à son existence et renforce l'illusion. Puisque tout système de raisonnement se base sur cette hypothèse fausse que faut-il faire? On ne peut faire aucune confiance au raisonnement, mais on ne parvient pas pour autant à arrêter de raisonner, il faut donc observer le mental et comprendre que c'est par sa nature même (et non pas par un dysfonctionnement) qu'il constitue une imposture. Lorsqu'on comprend qu'on est victime depuis le début d'une tragique imposture, alors on comprend qu'il faut connaître le Soi véritable, et qu'il faut trouver d'où sort cet imposteur, ce "je" limité illusoire. On se détourne alors peu à peu du mental lui-même par la recherche de sa source.

L'autre façon qui revient au même consiste à développer une intense dévotion pour Dieu, en comprenant que Dieu ne peut pas être saisi par le mental (attitude qui confinerait à une religiosité stérile) mais qu'Il est par nature par-delà le mental. On développe donc une dévotion très intense pour notre divinité d'élection sans présumer de rien, avec amour et reconnaissance et dans une attitude d'abandon : "Ton enfant est ignorant et n'a pas le pouvoir de briser la force des illusions ni le cycle du malheur, je m'en remets à Toi seul(e). Si c'est moi qui tiens Ta divine main, j'oublierai par distraction de rester sans cesse avec Toi et je m'égarerai dans le monde superficiel, mais si c'est Toi qui tiens fermement ma main, alors Tu peux m'amener au-delà de l'illusoire palais des mensonges. Comme je n'ai même pas le pouvoir de contrôler mon mental pour le garder fixé sur Toi seul(e) malgré mes efforts, je m'en remets à Toi Mon(Ma) Bien-Aimé(e) pour tenir ma main fermement et ne plus me lâcher, je m'en remets à Toi seul comme un petit enfant totalement ignorant s'en remet à sa mère. Que diront les gens si tu me laisses tomber? Je n'ai aucune autre chance que Toi de me libérer du mensonge, Toi mon espoir, mon(ma) Bien-Aimé(e), tu n'as pas le droit de me laisser, je t'en prie, ne m'abandonne pas!".

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Merci

Messagepar Estel » Mar Juil 30, 2013 10:40 am

Merci pour cette réponse. Je vais garder cette prière.

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Messagepar Estel » Mar Juil 30, 2013 11:37 am

« Quand on est ainsi prêt à tout, c'est dans le fond de l'abîme que l'on commence à prendre pied ; on est aussi tranquille sur le passé que sur l'avenir. On suppose de soi tout le pis qu'on en peut supposer ; mais on se jette aveuglément dans les bras de Dieu ; on s'oublie, on se perd ; et c'est la plus parfaite pénitence que cet oubli de soi-même (...).
Cet oubli est le martyre de l'amour-propre ; on aimerait cent fois mieux se contredire, se condamner, se tourmenter le corps et l'esprit, que de s'oublier. Cet oubli est un anéantissement de l'amour-propre, où il ne trouve aucune ressource. Alors le cœur s'élargit ; on est soulagé en se déchargeant de tout le poids de soi-même dont on s'accablait ; on est étonné de voir combien la voie est droite et simple. On croyait qu'il fallait une contention perpétuelle et toujours quelque nouvelle action sans relâche ; au contraire, on aperçoit qu'il y a
peu à faire. »

François de Salignac de La Mothe-Fénelon dit Fénelon (1651-1715), archevêque de Cambrai
OEuvres Tome Ier, XIV Remèdes contre la dissipation et contre la tristesse

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Messagepar Jagannath » Mar Juil 30, 2013 12:14 pm

C'est extrêmement bien exprimé. Cependant pour parvenir à l'expérience décrite ici, il faut bien développer une grande dévotion et un esprit de pénitence. Car tant qu'on nourrit un espoir en quelque chose de limité, elle ne peut se révéler. Lorsqu'on a abandonné tout espoir à part en Dieu, qu'on est sans cesse tourné vers Lui jusqu'à s'abandonner à Lui sans égard pour le reste, il se révèle finalement qu'Il a toujours été là et que par conséquent étant ce qu'il est, totale plénitude, rien n'a jamais pu manquer ni ne manquera jamais.

Bien entendu l'abandon ne peut pas être une tension, une force appliquée, ce n'est donc pas le résultat de la volonté appliquée d'un sujet (ce qui au fond constitue le contraire d'un abandon). Néanmoins on donne pour consigne de s'abandonner. Le pèlerin essaye donc de s'abandonner par la force, ce qui est à la fois paradoxal et comique quand on y repense, mais c'est bien ainsi qu'il faut procéder car s'il est sincère, peu à peu cela devient naturel, jusqu'à ce que l'illusion d'une force de volonté individuelle disparaisse. Alors il s'aperçoit qu'il n'y a jamais eu personne qui se soit abandonné. Paradoxalement c'est là qu'on dit que l'abandon a eu lieu. Mais ce n'est ni l'abandon ni le non-abandon, ni ni l'un ni l'autre. Il n'y a en réalité plus rien ni passé ni à venir qui aurait pu être ou pourrait être abandonné. Le sujet même qui causait problème a disparu comme n'ayant jamais existé, il ne peut donc pas être considéré comme la cause de cet abandon. Cette révélation est donc acausale. Le plus étonnant est qu'elle ne change rien, et que c'est justement pour cela qu'elle est totalement et radicalement révolutionnaire.

Reprenons encore l'excellent parallèle avec la statue d'Atlas :

Image

Si en voyant telle statue on ne se rend pas compte qu'il s'agit d'une seule chose, si on croit qu'il y a un homme portant la terre, nous pensons : "oh le pauvre homme voilà qu'il porte une lourde charge". Mais si nous voyons la pierre, alors qui porte quoi? Il n'y a que la pierre telle qu'elle est.

Supposons une personne confuse qui croit voir un homme et se met à le plaindre, on le mène jusqu'à la statue et on lui fait toucher, lorsqu'il comprend qu'il n'existe ici pas d'individu portant le lourd fardeau, qu'il n'y a pas de séparation mais une pièce unique, l'individu qui portait la terre a-t-il disparu? Rien n'a disparu, simplement cela n'a jamais existé. De même lorsque l'individu est abandonné, il s'avère que rien n'est abandonné, il n'y a jamais rien eu à abandonner, ni le sujet (je) ni ses soucis (le mental) ne sont réels en tant que séparés, de même qu'Atlas et son fardeau ne sont pas réels en tant que séparés l'un de l'autre dans la statue et personne ne souffre.

Lorsque le sens erroné de la séparation disparaît, il est évident qu'il n'y a jamais eu séparation ni souffrance du sujet d'être séparé de l'objet ni aucun effort pour atteindre l'objet ni aucun problème d'aucune sorte. Voilà le miracle de la dévotion, lorsqu'elle atteint ce paroxysme, il s'avère qu'elle est en réalité Connaissance de la réalité telle qu'elle est, par expérience directe de cette réalité et hors de toute relation entre un sujet connaissant et un objet connu, il s'agit de pure connaissance. Dévotion et Connaissance sont donc synonymes.

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Messagepar Estel » Mar Juil 30, 2013 12:43 pm

Je n'avais rien compris à Atlas. :)
Je vais continuer sur la voie de la dévotion, avec Marie, Isis.
Oh oui il y a encore le "je", et quelle force et impétuosité !
Je crois être quelqu'un plein d'humilité, de compassion, mais je découvre que bien souvent je me trompe. ;)

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Messagepar Jagannath » Mar Juil 30, 2013 15:08 pm

Estel : "Je crois être quelqu'un plein d'humilité, de compassion, mais je découvre que bien souvent je me trompe."

Il est utile de préciser que l'idée même "je suis avancé spirituellement" est une paralipse, c'est à dire que cette idée tout en exprimant une chose manifeste le contraire. C'est comme de dire à haute voix "je me tais".
L'idée "je me trompe" ne vaux guère mieux : l'idée d'être un individu doté d'attributs est en elle-même l'expression de l'ignorance. Laissons donc de côté ce genre d'idée lorsqu'il se présente et contentons-nous de développer la dévotion, cela suffit. Le contenu du mental n'a guère d'importance, ne nous en accablons pas, n'essayons pas de le changer car quel que soit ce contenu il est dans sa nature même une imposture. Ce qui compte n'est pas ce qu'il y a dans le mental, mais que ce mental et son contenu soient offerts en toute sincérité à La Déesse, renonçant ainsi à toute propriété sur ces objets mentaux et sur le mental lui-même.

Estel : "Je vais garder cette prière."

Tu peux ajouter à la fin :
Conduis-moi du mensonge à la vérité, de l'obscurité à la lumière, de la mort à l'immortalité, Om (ou Amen), Paix, Paix, Paix. (traduction d'un mantra issu de traditions orales plurimillénaires).

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Messagepar Louis » Mar Déc 30, 2014 22:01 pm

Un peu plus d'un an plus tard, le sujet me fait sourire.

En fait je pense que c'est surtout du au fait que je sois devenu végétarien, dans un sens, j'ai du faire preuve de logique envers moi-même que si je refuse de manger un animal, en tuer un parce qu'il me fait chier serait bien pire.
Du coup je n'ai plus écrasé de moustiques ni de mouches ni rien.
Ce qui m'a aidé aussi c'est de me dire que mon chat (celui du sujet justement) est décédé entre temps, et je me suis dit qu'il pourrait bien s'être réincarné dans n'importe quoi justement et qu'il voudrait peut-être me rendre visite, même si c'est un moustique.

Et bien, je dis ça parce qu'en fait, depuis que je ne les tue plus, non seulement je ne me fais presque plus piquer (c'est relatif, disons qu'avant en une nuit j'avais une vingtaine de piqûres, maintenant j'en ai 2-3 maximums et ça n'arrive plus trop souvent) mais en plus, j'ai l'impression qu'ils me comprennent !

Et non je ne suis pas dingue, mais combien de fois est-ce que j'ai voulu attraper une de ces stupides mouches pour la sortir parce qu'elle se tapait la tête contre la vitre à répétition et que je n'y arrivais jamais !
Et bien maintenant, même avec les moustiques et les abeilles, je m'approche et ils restent immobiles, je les place dans un verre puis je les remets dehors par la fenêtre.

Ben franchement c'est trop génial :p

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Messagepar Jagannath » Mer Déc 31, 2014 5:58 am

Oui tu as vu, il suffit de penser avec le sincère amour et toute son empathie et la mouche prend tout de suite la direction de la sortie. Parfois pas tout de suite à cause de la force de ses instincts, mais au lieu que ce soit de l'ordre de l'impossible, cela devient de l'ordre de assez facile. De même les papillons se laissent attraper si c'est pour les aider... etc. Bien entendu si les intensions ne sont plus pures, cela ne fonctionne plus... Il faut beaucoup d'innocence.

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Messagepar Louis » Mer Mar 11, 2015 12:35 pm

Bonjour tout le monde !

Je ne sais pas si je devrais ou pas, mais je suis quelque peu en détresse.
J'évite généralement de regarder les infos et compagnie mais j'aime beaucoup les documents animaliers et je ne sais pas ce qu'il y a cette semaine en particulier mais que ce soit sur les réseaux sociaux ou à la télévision, je vois énormément de reportage sur les animaux en voix d'extinction, et évidemment, le responsable, c'est l'homme.

La dernière vidéo m'a vraiment révolté parce que depuis que je suis végétarien, les gens me demandent pourquoi je ne mange pas de poisson "vu que c'est pas de la viande", à croire que le poisson n'est pas un animal ?
Bref, la vidéo en question, sur les ailerons de requin et la conséquence d'une quasi dépopulation des océans.

La pêche, en tant que sport, je ne l'ai fait qu'une ou deux fois, et franchement j'avais apprécié l'expérience, la patience que ça nécessite, puis le fait que j'ai pêché une carpe et du coup on l'a relâchée même si elle était grosse parce qu'apparemment c'est pas très bon (et le poisson chat on l'a aussi gardé pour qu'il se reproduise, bref, j'ai géré ma pêche).
Mais la pêche en masse me dégoûte encore plus que les abattoirs, qu'on ose me demander pourquoi je ne mange pas de poisson alors que les pêcheurs tuent je ne sais combien d'animaux en plus qu'ils vont relâcher (morts) à la mer me révolte (du coup je ne dis rien parce que ça me donne des envies de meurtres).

Qu'est-ce que je peux faire de plus que prier pour que les gens se réveillent et arrêtent ce massacre ?
Je prie tout le temps pour la protection des animaux, et en vrai, je pense que ça fonctionne, par exemple, il y avait beaucoup de chats écrasés sur la chaussée devant chez moi et depuis un an, plus un seul (mais j'ai vu un beau renard sur l'autoroute :'( ).
Mais est-ce qu'il n'y a rien à faire de plus de réaliste ?
J'aimerais me téléporter sur place et détruire tous les bateaux et tous les abattoirs, mais évidemment, en plus de mettre des gens au chômage, ça ne résoudrait pas le problème..

A quand la fin ?

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Messagepar Hécate » Mer Mar 11, 2015 22:27 pm

Louis: du coup je ne dis rien parce que ça me donne des envies de meurtres

Bon alors remange de la viande alors...parce que finalement tu fais comme eux!

Pfff... prier pour les animaux, prier pour les arbres, prier pour les enfants qui meurent sous les bombes, prier pour l'un et pas pour l'autre ça me donne juste envie de ne pas prier du tout, ça me donne mal au ventre parce que prier pour tout le monde je ne crois pas en être capable :(

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Messagepar Louis » Mer Mar 11, 2015 22:40 pm

Kass a écrit :Bon alors remange de la viande alors...parce que finalement tu fais comme eux!


Explique-toi ? :)

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Messagepar Hécate » Mer Mar 11, 2015 22:44 pm

Les pensées ne sont pas mieux que les actes, surtout pour une personne qui prie pour le bon, Jésus disait "pardonne leurs, ils ne savent pas ce qu'ils font", mais en réalité les prières marchent comme ça, mais tu le sais je n'en doute pas :)

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Messagepar bastet » Mer Mar 11, 2015 22:53 pm

Pas très positif tout cela.


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