Question ouverte - Spiritualité

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Exolide

Question ouverte - Spiritualité

Messagepar Exolide » Jeu Fév 21, 2013 14:21 pm

Bonjour à vous,

J'ai lu le livre de Paulo Coelho : Brida
J'ai un peu survolé ce que vous disiez aux sujets des romans fictifs qui procure une spiritualité tout aussi fictive et c'est parce que c'est bien autre chose qui m'anime que je vous écris.

Je vais d'abord expliquer qui est ma mère pour que vous compreniez qui je suis.
Je suis née de parents chrétiens, et ma mère m'a fait un enseignement biblique de la branche des témoins de Jéhovah. Mon père ne l'est pas et ça n'a jamais posé problème entre eux ( bien qu'ils soient divorcés aujourd'hui mais pour un tas d'autres raisons :-) )
Je sais que du plus loin que reviennent mes premiers souvenirs, j'ai toujours été pleines d'interrogation sur " pourquoi suis je là " " quel est le but de la vie "
Ma mère m'a appris que Dieu, le Grand Architecte, est en toute chose, que Dieu est 'Amour et pardon, miséricorde et tolérance.
Mais déjà, je trouvai des incohérences entre ce qu'elle m'enseignait et les règles des témoins de Jéhovah.
Je n'ai jamais pu suivre sans réfléchir une idée ou une règle. Et déjà petite, je mettais en doute la voie que ma mère voulait me faire prendre.
Même si je n'ai jamais douté qu'il y a un Créateur de toute chose, et que j'ai toujours eu foi en Lui, en Sa vérité. En pensant qu'elle me serait claire un jour.
J'ai toujours été sensible à la beauté de la nature, je me suis toujours attardée à regarder avec fascination la pluie qui tombe, les nuages qui froncent, la course d'une feuille qui tombe. Et petite, j'étais vraiment à part, j'avais du mal à me faire des amis car mes centres d'intérêt étaient plutôt la lecture et la nature. Si bien qu’avec le recul aujourd’hui j’en suis venue à me demander si je n’avais pas quelques traits d’autisme..Mais je connais pas suffisamment ce qui peut caractériser cet état pour l’affirmer.
Je me rappelle avoir dit à ma mère un jour, " je me sens ni garçon, ni fille, je me sens être « juste » une âme "
Quant à ma quête spirituelle, elle a évolué au fur et à mesure du temps. Et j’en viens à penser que Dieu est ce qu’il y a de meilleur chez l’humain. Cette lumière à laquelle on s’accroche quand le jour devient obscure. L’ultime pilier qui nous tient debout.
Je me suis dit que je croyais en Dieu, mais pas en la religion. Car elle n’était pour moi qu’une interprétation humaine donc imparfaite du message que Dieu voulait nous laisser.

En grandissant, j’ai appris à me fondre pour devenir comme les autres et rompre avec la solitude que mon état d’esprit. Bien que le naturel ne peut pas se faire oublier totalement..
Tout ceci pour dire qu’en lisant Brida, j’ai eu les sentiments que ce que je ressentais depuis toujours était justifié et avait un but.

Je ne me suis jamais intéressée à la sorcellerie telle que je la concevais et ma mère m’avait mise en garde de m’éloigner des sciences occultes, et de tous ceux qui jouent avec le feu sans en comprendre les conséquences.

J’ai lu beaucoup de message de personnes qui sont interessés par la télékinésie, le spiritisme, la maitrise de certains éléments tels que le feu et la foudre ou bien encore de sort ou charme à faire sur quelqu’un.

Je ne suis pas en quête de pouvoirs ou de choses extraordinaires, mais j’ai le sentiment que j’ai touché du doigt quelque chose qui me concerne.
Je voudrais me rapprocher de la paix avec moi-même et l’univers, ressentir que je progresse et que ma vie n’a pas pour but, que le fait d’avoir un boulot, des amis, avoir des enfants, partir en vacances et payer des factures.
J’essaie de remplir ma vie du maximum de joie que je peux. Mais je pense que je passe à côté de quelque chose, et je me sens seule car mon entourage ne ressent pas le besoin et ne comprend pas cette quête spirituelle.
J’ai déjà fait un pas vers le monde réel, en devenant une travailleuse active, en prenant même plaisir à avoir de l’ambition, à chercher la compagnie des autres. Mais j’ai mis de côté ce que je suis réellement, car j’étais seule et que les questions restaient sans réponse.

Je vous remercie déjà du fond du cœur de m’avoir lue jusqu’au bout. J’ai livré un peu pèle mêle ce que je ressens et ce qui peut être poussiéreux et j’espère que mon message vous aura parlé comme le livre de Paulo Coelho m’a parlé. Je veux dire, j’espère qu’il aura une signification pour vous, et si quelqu’un comprend ce que je ressens et peut être me montrer le chemin qui m’est destiné.
J’espère que ce message fait partie du parcours, comme le fait que ce livre me soit tombé entre les mains et qui m’a poussé à venir ici chercher des réponses que je crois à nouveau possible.

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Jagannath
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Re: Question ouverte - Spiritualité

Messagepar Jagannath » Jeu Fév 21, 2013 16:22 pm

Exolide : "Ma mère m'a appris que Dieu, le Grand Architecte, est en toute chose, que Dieu est 'Amour et pardon, miséricorde et tolérance.
Mais déjà, je trouvai des incohérences entre ce qu'elle m'enseignait et les règles des témoins de Jéhovah."


Oui l'enseignement que tu as reçu est bon jusqu'à un certain point, mais pour aller au-delà, il faut en sortir.
Le point de rupture est celui où on limite Dieu en le faisant rentrer dans les cases qui nous arrangent nous avec des raisons plus ou moins bancales. Dieu n'est pas limité, les religieux cependant ont souvent le désir de limiter Dieu pour le faire correspondre à leurs propres désirs. Ce n'est pas de la dévotion mais une très vilaine habitude. S'ils réfléchissaient un peu ils comprendraient que cette attitude est incompatible avec Dieu omnipotent et illimité qui est indiqué dans les livres sacrés. Le bon sens dont tu as fait preuve et l'honnêteté avec soi-même suffisent pour s'en rendre compte. C'est inquiétant que de grands leaders religieux (toutes religions confondues) sont manifestement totalement dénués de ces deux qualités essentielles! Prions pour eux.

Exo : "Même si je n'ai jamais douté qu'il y a un Créateur de toute chose, et que j'ai toujours eu foi en Lui, en Sa vérité. En pensant qu'elle me serait claire un jour."

Ce qui est encore mieux que le bon sens et l'honnêteté, c'est que tu as su rejeter la mauvaise partie sans rejeter l'ensemble de ce qu'elle t'a appris. Cela s'appelle le discernement.

Exo : "J'ai toujours été sensible à la beauté de la nature"

C'est bien, cette contemplation spontanée montre que tu perçois le Créateur à travers Sa création.

Exo : "Et petite, j'étais vraiment à part, j'avais du mal à me faire des amis car mes centres d'intérêt étaient plutôt la lecture et la nature. Si bien qu’avec le recul aujourd’hui j’en suis venue à me demander si je n’avais pas quelques traits d’autisme."

"Ce n'est pas un signe de bonne santé que d'être bien adapté à une société profondément malade." disait J. Krishnamurti. Il n'y a pas d'autisme, seulement un désintérêt pour ce qui n'a aucun intérêt. Au lieu de se lamenter là-dessus, intéressons nous à ce qui en vaut la peine :)
Tu n'arriveras de toutes façons pas à te faire des vrais amis parmi ceux qui ne sont attirés que par le superflu, quelques soient tes efforts. Mais tu peux facilement te faire des amis parmi ceux qui ont la même préoccupation de vérité que toi. Encore fallait-il faire un pas pour venir les rencontrer ;)

Exo : "Je me rappelle avoir dit à ma mère un jour, " je me sens ni garçon, ni fille, je me sens être « juste » une âme " "

Tiens, j'ai dit à peu près la même chose à mes parents un jour, à table. Ca a du les inquiéter pour mon orientation à venir et peut-être aussi pour ma santé mentale :P D'autant qu'il y a eu d'autres choses, comme par exemple le jour où je leur ai déclaré que je ne voulais pas grandir, ils m'ont demandé catastrophés pourquoi, et je leur ai expliqué que les grands ne sont pas conscients de leurs actions et n'ont aucune attention au monde, ils sont perdus dans leur mental et ne voient même plus ce qu'ils font.

Exo : "Quant à ma quête spirituelle, elle a évolué au fur et à mesure du temps. Et j’en viens à penser que Dieu est ce qu’il y a de meilleur chez l’humain. Cette lumière à laquelle on s’accroche quand le jour devient obscure. L’ultime pilier qui nous tient debout."

Oui c'est cela : tout le reste est éphémère et ne mérite pas qu'on s'y attache. Lorsqu'on supprime tout ce qui est éphémère et sans valeur il reste l'éternel. Immuable, invariable, éternel. Il faut rejeter l'éphémère illusoire et s'accrocher à CELA.

Exo : "Je me suis dit que je croyais en Dieu, mais pas en la religion. Car elle n’était pour moi qu’une interprétation humaine donc imparfaite du message que Dieu voulait nous laisser."

Oui oui, elle est positive jusqu'à un certain point seulement.

Exo : "En grandissant, j’ai appris à me fondre pour devenir comme les autres et rompre avec la solitude que mon état d’esprit. Bien que le naturel ne peut pas se faire oublier totalement..
Tout ceci pour dire qu’en lisant Brida, j’ai eu les sentiments que ce que je ressentais depuis toujours était justifié et avait un but."


Oui c'est à cela que servent ces romans. Comme tu as constaté, j'explique que c'est un bienfait, mais que le roman n'est qu'un roman. Il ne faut pas rester dans la fiction mais passer le pas vers la pratique réelle. Ceux qui restent dans les romans spirituels ne font aucun progrès et développent un vilain vice, de toujours croire qu'ils ont tout compris à la spiritualité alors qu'ils n'ont aucune expérience réelle, seulement des théories intellectuelles qui ne sont strictement d'aucune aide.

Si le roman t'a donné envie et confiance de t'exprimer et de te tourner vers la mise en pratique réelle alors tu as tiré du roman ce qu'il pouvait donner ; le roman ne peut pas aller plus loin que ça ou alors il nous égare.

Exo : "Je ne me suis jamais intéressée à la sorcellerie telle que je la concevais et ma mère m’avait mise en garde de m’éloigner des sciences occultes, et de tous ceux qui jouent avec le feu sans en comprendre les conséquences."

Oui oui elle a raison même si il n'est pas certain qu'elle a compris le sens (cela ressemble plus a une leçon bien apprise n'est-ce pas?)
Mais en effet, tiens toi loin de ceux qui jouent inconsciemment avec le feu. Beaucoup de médiums, voyants et autres sorciers occultistes sont vraiment de très mauvaise influence bien que persuadés de faire le bien. L'occultisme doit être précédé par la compréhension et la mise en pratique des principes spirituels. Ils sont hélas assez rares ceux qui ont cette compréhension subtile. Il faut donc développer les qualités dont nous avons parlé plus haut :
Bons sens, honnêteté vis à vis de soi-même et discernement.

Exo : "J’ai lu beaucoup de message de personnes qui sont interessés par la télékinésie, le spiritisme, la maitrise de certains éléments tels que le feu et la foudre ou bien encore de sort ou charme à faire sur quelqu’un."

Qu'en as-tu pensé? Ces gens mettent la charrue avant les boeufs.

Exo : "Je ne suis pas en quête de pouvoirs ou de choses extraordinaires, mais j’ai le sentiment que j’ai touché du doigt quelque chose qui me concerne.
Je voudrais me rapprocher de la paix avec moi-même et l’univers, ressentir que je progresse et que ma vie n’a pas pour but, que le fait d’avoir un boulot, des amis, avoir des enfants, partir en vacances et payer des factures.
J’essaie de remplir ma vie du maximum de joie que je peux. Mais je pense que je passe à côté de quelque chose, et je me sens seule car mon entourage ne ressent pas le besoin et ne comprend pas cette quête spirituelle."


C'est le but réel de toute vie humaine. Ceux qui ne le comprennent pas gâchent entièrement leur vie.

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Messagepar Exolide » Jeu Fév 21, 2013 18:03 pm

Exo : "Je ne me suis jamais intéressée à la sorcellerie telle que je la concevais et ma mère m’avait mise en garde de m’éloigner des sciences occultes, et de tous ceux qui jouent avec le feu sans en comprendre les conséquences."

Bertrand : Oui oui elle a raison même si il n'est pas certain qu'elle a compris le sens (cela ressemble plus a une leçon bien apprise n'est-ce pas?)
Mais en effet, tiens toi loin de ceux qui jouent inconsciemment avec le feu. Beaucoup de médiums, voyants et autres sorciers occultistes sont vraiment de très mauvaise influence bien que persuadés de faire le bien.


Ma mère me disait :
" Satan, l'ange déchu , usera de stratagème pour te tenter et te rallier de son côté, il faut que tu saches lui tourner le dos. Ne sois pas tentée par des pouvoirs qu'il te ferait miroiter et qui ne sont pour lui que des appâts trop faciles pour te faire aller de son côté, et tu en serais tourmentée le reste de ta vie ( en gros ce serait comme " croquer la pomme " "

Je lui demandais alors : " Mais si je ne veux pas aller de son côté, viendra t-il quand même me tenter ? Et si je n'arrive pas à lui résister "

Et elle me répondait : " Satan s'en prend aux faibles, à ceux qu' il peut impressionner, tu ne dois pas avoir peur de lui, car les démons tremblent devant Dieu "

Ca me fait drôle de parler de tout ça car vraiment, ces phrases ont marqué ma vie pour toujours.
J'ai compris aujourd'hui que la tentation n'est pas que dans le pouvoir et les sciences occultes.. Elle est partout.
Au fond, j'écoute mon coeur, et je me demande si Dieu me regarde à ce moment là, que penserait t-Il ? Et j'essaie d'être juste, avec moi même déjà et avec les autres. Ce n'est pas toujours facile...

Tout ça pour dire que j'ai du mal à me détacher de ces pensées qui m'ont quand même impressionnée et peut être empêché de faire des bêtises du coup mais vois tu , je fais un grand amalgame de tout ce qui est sciences occultes :
Le fait de chercher à lire l'avenir, de faire appel aux esprits ( trépassés par exemple ) les envoûtements.

Pour moi, on ne devrait chercher qu'à répandre le bien, pour soi déjà, et par extension pour les autres. ( ça fait un peu vive les bisounours mais je ne comprends pas que l'on cherche à envoûter des personnes, ne peut on pas juste se foutre la paix entre nous ?? Et si les gens sont injustes et malfaisants, ce n'est pas à nous de faire justice non ? )
Je ne dis pas qu'il faut s'écraser devant quelqu'un qui nous fait du mal. Mais je trouverais les envoûtements pas très Fair Play.
Et personnellement, je me bats contre moi même pour que quelqu'un à qui j'ai envie de faire une tête au carré ne me fasse ressortir de moi ce qu'il y a de plus mauvais et que j'ai en horreur ! C'est dur , mais une personne que l'on méprise ne mérite pas que l'on se transforme en justicier vengeur et rancunier, bref en quelqu'un habité par des sentiments malfaisants.

Bon.. je m'égare, mais j'ai tellement de chose en tête et ça me libère tellement de pouvoir parler de ma Foi sans avoir le sentiment que je déraille.

Alors ma question, que doit on dissocier ? Entre le spiritisme, ceux qui lisent l'avenir, les cultes vaudou, les marabous ,

Je ne me sens pas proche de tout ça, voire mon instinct me dit de fuir cela. Alors que dois je chercher ?

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nanael
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Messagepar nanael » Jeu Fév 21, 2013 19:18 pm

Message supprimé (cause : orthographe).

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Jagannath
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Messagepar Jagannath » Ven Fév 22, 2013 13:10 pm

Exo : "J'ai compris aujourd'hui que la tentation n'est pas que dans le pouvoir et les sciences occultes.. Elle est partout."

Oui mais les pouvoirs occultes peuvent faire chuter même ceux qui ont réussi à rester indifférent à tout le reste. Ils sont ce dont le danger accompagne le pèlerin le plus loin sur la route et ce dont il est le plus difficile de se détacher lorsqu'un attachement a été créé. Beaucoup d'âmes en bavent pendant des vies et des vies de souffrance pleines de pouvoirs incontrôlés qui les rendent fous et malades. Des vies et des vies qui se suivent et se ressemblent. Et elles n'arrivent même comme cela pas à s'en détacher. L'attachement aux pouvoirs occultes est un bourreau vraiment atroce. Une fois que le mal est fait, comment peut-on aider ces gens? C'est très difficile, on peut seulement essayer d'augmenter leur observation du phénomène et l'accélérer pur qu'ils prennent conscience de la souffrance sans fin que cet attachement leur cause, en espérant qu'ils vont finir un jour par rejeter tout cela dégoutés et horrifiés à vie. Mais même dans ce cas il peuvent encore rechuter. Lorsqu'on observe les âmes et leur circuit il est incontestable que l'attachement aux pouvoirs occultes est détestable et constitue le piège le plus redoutable. Il faut un immense repentir pour s'en débarrasser vraiment. Donc l'avertissement est avisé.

Exo : "mais vois tu , je fais un grand amalgame de tout ce qui est sciences occultes"

Bon tu as su discerner par toi même ce qu'il faut garder et jeter dans la religiosité qu'on a essayé de t'inculquer. Tu as su jeter les mauvais morceaux sans jeter les joyaux. Le même discernement doit être utilisé avec l'occulte, c'est aussi simple que ça. Pour le moment tu n'y connais pas grand chose, mais tu dois étudier ce qu'on te donne avec la même rigueur. Même encore un peu plus à vrai dire, à cause de ce qui a été dit plus haut.

Exo : "Pour moi, on ne devrait chercher qu'à répandre le bien, pour soi déjà, et par extension pour les autres."

C'est exact.

Exo : "Je ne me sens pas proche de tout ça [envoutement and co], voire mon instinct me dit de fuir cela. Alors que dois je chercher ?"

La source du "je". Cela mettra fin aux questions.
"Connais-toi toi-même et tu connaitras l'univers et les dieux".

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Messagepar Exolide » Ven Fév 22, 2013 15:06 pm

Exo : "- Un esprit est -il une âme ?"

A quoi sert qu'on réponde à cette question? Tu ne sais pas ce qu'est une âme, donc cela ne fait qu'apporter de nouvelles questions et c'est sans fin. Je veux bien répondre aux questions de curiosité, mais à condition au moins que ma réponse ne soit pas totalement vide de sens dans ton esprit.

Cela n'a aucune importance que tu affirmes qu'un esprit est une âme ou n'en est pas une, si tu ne sais pas ce qu'est une âme. Comment savoir ce qu'est une âme? Es-tu une âme toi-même? Si tu es une âme alors connais cette âme et tu connaitras les autres âmes. Si non, connais la source de cette âme et tu connaitras toutes les âmes.

Exo : "- A t-il forcément eu une vie humaine ? Ou peut il venir d'ailleurs ?"

Où es-tu toi-même? Vois qui tu es et où tu es toi-même, tu sauras alors si des âmes peuvent venir d'ailleurs. Cherche la source du "je".
Il est absolument impossible de comprendre ce dont on parle si on ne se connait pas soi-même. On parle d'esprits, d'âmes etc. mais on n'a aucune idée du sens de ces mots. Alors cela nous avance à quoi de s'entendre dire : "oui, l'esprit est une âme" ou le contraire? On s'imagine alors savant et on accroit notre vanité, mais aucun savoir réel ne peut sortir de ce genre de discussion tant que le soi est inconnu.

Exo : "- Ne doit il pas se réincarner ? Ou bien certains esprit èrent t-ils sans but ?"

Et toi, as-tu un but avant de vouloir connaître ceux des autres?

Exo : "J'ai lu la plupart des livres de Bernard Werber"

Mais enfin de sont des romans, des fictions! Il n'est pas du tout question ici d'enseignement spirituel! Si ces livres font se poser des questions, c'est bien, mais le contenu n'a rien d'un enseignement spirituel, c'est une fiction pour donner lieu à un roman, pour vendre du papier et gagner de l'argent - ou, au mieux, pour distraire les gens de façon intelligente. Weber est malin. Ses thèmes sont excellents. Il tourne les choses de sortes que cela semble réel. Mais lorsque les gens se mettent à le prendre pour un maître spirituel, il a aussi l'art de ne pas les détromper. C'est un mensonge par omission qui peut causer aussi beaucoup de torts. Car ces romans ont une grande valeur pourvu qu'ils ne franchissement pas cette ligne de l'honnêteté intellectuelle vis à vis des lecteurs. Ils font poser de bonnes questions qui peuvent mener à une recherche authentique. Mais ils ne constituent absolument pas une réponse à ces questions et c'est là où une bonne oeuvre peut devenir une dangereuse tromperie.

Exo : "Dedans il parle de Karma concernant les âmes jusqu'à arriver à l'état d'ange dont la mission est de veiller sur plusieurs personnes et de les faire évoluer dans leur karma ( si je me souviens bien .. dsl si mes souvenirs sont altérés )
Je sais qu'il tire ses romans de plusieurs traditions ( notamment bouddhiste il me semble ) Et je ne savais pas trop quel tri faire dans ces informations.."


Toutes les traditions sont d'accord sur un point : il faut se connaître soi-même. Parler d'âme etc permet de se poser finalement la question : "Qu'est-ce qu'une âme? Si je veux le savoir je dois comprendre qui je suis!" C'est la seule vraie utilité de toutes ces théories sur les âmes. Car tant que tu n'as pas répondu à cette question essentielle, tout le discours est complètement creux et vide de sens. Il faut que tu réfléchisses à ça et que tu prennes conscience que tu poses des questions en étant dans l'impossibilité de comprendre la réponse parce que tu parles d'objets comme si tu les connaissais alors que tu n'en sais rien, absolument rien.

Comprends donc déjà ce qu'est une âme en trouvant qui tu es toi-même.

Exo : "Est ce réel que les âmes évoluent selon un karma d'abord minéral, végétal, animal puis humain et enfin .. ange ?"

Ceux qui n'ont pas fait le travail de compréhension pour savoir réellement ce qu'est une âme, se querellent sans fin pour savoir si une âme passe ou non par tous ces stades successifs. Chacun veut avoir raison en affirmant qu'une âme fait ceci ou cela. Quel intérêt d'avoir le dernier mot à propos des âmes si on ne sait même pas ce qu'est une âme? Certaines traditions affirment que oui, d'autres que non, car elles adoptent des points de vue différents. Toutes ces querelles sont totalement inintéressantes pour celui qui comprend le sens de ces mots car la connaissance de toutes les âmes et de leur origine et de leur devenir est incluse dans la connaissance de soi-même.

Exo : "Quel est la place et le but de l'existence des malades mentaux ?"

La même que celle de ceux que l'on ne déclare pas malades mentaux.

Exo : "je pense aux détraqués sexuels, aux serials killers, et aussi simplement aux autres maladies mentales qui empêchent de raisonner et donc de s'élever"

S'il fallait raisonner pour s'élever, alors les âmes ne pourraient pas passer du stade végétal au stade animal par exemple. Il y a tellement de contradictions dans tes questions! Si je donne des réponses, tu n'y verra que de nouvelles contradictions et tu seras encore plus agitée!

Exo : "Dans l'empire des anges, B.W nous dit que c'est un passage de punition pour de mauvaises actions dans une précédente vie.. J'ai du mal à adhérer à cette idée."

Il n'y a pas de punition, ce qui arrive est uniquement un effet mécanique. Si tu jettes en l'air une barre de fer sans réfléchir, elle te retombe dessus. c'est la loi de l'action et de la réaction. L'idée de punition est un contresens. Mais il est vrai que ce qui se produit est seulement et uniquement le résultat des actions passées. Karma n'a aucune connotation morale. Karma en sanskrit signifie : action. La loi du Karma est simplement la loi de l'action et de la réaction qui est la loi suprême qui régit à la fois la spiritualité et la physique.

Exo : "Si l'on agit mal, la meilleure façon de se racheter est de se repentir et faire de bonnes actions sincèrement pour équilibrer le mal que l'on a fait non ?"

En essayant de corriger du karma on ne fait que rajouter du karma. On n'annule rien. Il faut abandonner tout karma et rester le Soi.

Exo : "Sans souvenirs d'une vie précédente, quel est le sens de cette punition ?"

L'oubli lui-même est le résultat des actions passées. Il n'est pas extérieur au problème. Il faut comprendre que nous sommes dans un cycle de souffrances sans fin et que notre sentiment individuel en est la cause. En abandonnant le sentiment individuel on abandonne le karma et la paix règne.

Exo : "Bon..cela fait déjà beaucoup de questions et je me sens atteinte de questionnite aigue."

Tu es lucide ma parole :)
Il n'y a pas d'objection à ce que tu poses tes questions. Je ne te demande pas de faire semblant de comprendre les réponses en te forçant à ne plus poser de questions, cela ne marcherait pas. Je ne suis pas dupe du tout de ce genre de faux-semblant. Si les réponses sont vraiment comprises, les questions ne se poseront plus. Continue donc de poser tes questions, mais... ne pas faire semblant d'avoir compris, cela ne veut pas dire ne pas essayer de comprendre. Donc tu dois aussi essayer vraiment de comprendre, pas seulement poser d'autres questions. Autrement je m'en apercevrai et je n'aurai plus du tout envie de te répondre.

Exo : "euh ... LES Dieux ?"

Comprend le sens de la phrase. Quel que soit le dieu que tu considères, qu'il soit unique ou pas, qu'il soit sans forme ou avec une longue barbe, qu'il punisse ou qu'il ne punisse pas, si tu te connais toi-même, alors ce que tu nommes "dieu" sera connu. Voilà le sens de la phrase, cela n'a rien à voir avec le polythéisme ; les grecs qui avaient la connaissance spirituelle en ce temps là, contrairement à ce que la propagande chrétienne a fait croire, savaient qu'il n'y a que Dieu (unique) et que les "dieux" sont seulement des approches différentes de Dieu (unique).

Exo : "J'ai été fascinée par la mythologie grecque étant jeune ado, mais la plupart des religions polytheistes parlent de Dieux habités par des sentiments propres à l'humain, la colère, la jalousie, la haine, l'amour."

De ce point de vue là l'ancien testament n'est pas révolutionnaire, le Dieu des juifs y apparait tout à fait avec les mêmes sentiments! Le Koran idem. Celui des témoins de Jeovah aussi. Dans le nouveau testament aussi. Etc.

Exo : "Alors qui sont ces Dieux dont tu parles ?"

La réponse est déjà donnée : "connais-toi toi-même et tu connaitras l'univers et les dieux".
Le discours intellectuel ne peut pas répondre à la question "qui est dieu"! Il est évident que Dieu étant illimité, l'intellect qui est limité ne peut pas le connaître. Il faut donc renoncer à cette vanité intellectuelle pour connaître Dieu et le connaître directement. Pour le connaître directement il faut déjà se connaître soi-même.

Exo : "Et toi, quelle est ta quête ?"

La connaissance de soi est la quête de tous. Poursuivre des objets sans connaître le sujet qui les poursuit revient à gâcher sa vie à accumuler des choses qu'on est certain de perdre, c'est à dire à préparer son malheur selon la loi de l'action et de la réaction. Celui qui connait le sujet est libéré de ce cycle (samsara).

MandyCa
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Messagepar MandyCa » Ven Fév 22, 2013 20:29 pm

Exolide a écrit : je me demande si Dieu me regarde à ce moment là, que penserait t-Il ?


"Dieu" n'écoute et ne voit pas comme nous .
Ne lui importe que ce qu'il y a au fond du cœur .

MandyCa
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Messagepar MandyCa » Ven Fév 22, 2013 20:47 pm

Exolide a écrit : Et si les gens sont injustes et malfaisants, ce n'est pas à nous de faire justice non ? )



Seule la justice (l'équilibre )divine est réellement Juste .
Mais ca n'a rien à voir avec l'idée que nous nous faisons de ce qui est ,apparemment, juste .

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PetitMoine
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"Par le Non-Agir, il n'est rien qui ne se fasse"

Messagepar PetitMoine » Ven Fév 22, 2013 22:06 pm

Le Tao est comme l'eau,
Qui favorise tout et ne rivalise avec rien.
Il dénoue tout problème,
Unifie toutes qualité,
Transforme tout défauts.

Celui qui détient la Grande Image sera en sécurité toute sa vie.
Par le Non-Agir, il n'est rien qui ne se fasse.




Bonjour Exolide,


Quel est mon but ? Quel est le Sens de tout cela ?

Tout est "parfait" et pourtant mon corps me dit que ce n'est pas le cas, quel est ce manque ? Quel est le chemin vers sa dissolution ? Quel est le sens de ma vie ?

L'éclairage que je vais tenter de partager avec toi est celui de mon propre chemin, l'un des "mille sentiers de la Montagne", celui non pas de mes idées mais celui de mon expérience, d'où sont nées des idées, flottantes et incertaines, qui au mieux créeront chez toi un echos mais qui, jamais, ne remplaceront la pratique, quelle quelle soit, que tu sembles mûre pour entreprendre.

J'était partit pour quelques lignes et la rédaction du fil de cette pensée aura pris près de six heures. Je pense cependant qu'à la fin de cette lecture s'ouvrira à toi pour le moins une piste de réflexion différente quant à ton problème d'orientation, en fait de priorité et quant à ta quête de sens et de bonheur.

C'est bel et bien un fil de pensée tout entier qui est déroulé ici, tel que je le présente souvent à ceux que je suis parfois amené à accompagner. Il n'est pas exhaustif, loin de là, et se concentre sur ce que je sens être ton dillème intérieur. Si ce fil prend des détours, je te pris de croire qu'il n'est mû que par l'intention d'éclairer ta problématique.

Même si dans un premier temps cela n'en aura pas l'air, c'est bien de ta question "Quel est le sens de ma vie et comment trouver mon but, ce pouquoi je suis faite" qui est traité ici. La pensée, pour être transmise, demande des développements, ces développement retomberont sur ta question avec, je l'espère, un nouvel éclairage à la clef.

I/ Qui sommes-nous ?

La question correctement posée serait plutôt "Que sommes-nous ?".

En première et en dernière analyse, si l'on réduit tous les phénomènes à leur noyau le plus fondamental, la méditation nous amène à cette prise de conscience : La seule chose que je ne peux pas ne pas faire, quelles que soient les conditions, est de ne pas expérimenter.
C'est la seule. Même au moment de mourir, je ne pourrais pas éviter l'expérimentation de ce moment, quelle que soit sa nature et quelles que soient les suites de cette mort.

Nous sommes des consciences, c'est à dire des récepteurs sensibles et réactif d'un Univers qui nous entoure (et dont nous ne sommes de fait séparés en rien, uniquement de par notre "point de vue", notre référence, celle-là même qui nous permet l'expérimentation)
Nous sommes donc, des (un, nous y reviendrons) expérimentateurs, notre seul domaine est l'expérience, il n'en existe pas d'autre. Tout acte, toute création, toute pensée, tout ressenti est réductible à l'expérience. La fameuse maxime "je pense donc je suis", peut être élargie à "j'expérimente donc je suis".

Cette première approche peut paraître comme étant un truisme, une évidence, elle est pourtant le seul socle ferme et fondamental auquel nous pouvons nous rattacher. Cette compréhension de notre seule "fonction" évidente éclairera la suite des propos tenus ici.

II/ Pourquoi sommes-nous ici ?

Repartons de notre seul socle fondamental et indiscutable, laissons Dieu et autres phénomènes de côté pour l'instant, bien moins indiscutables et fondamentaux pour répondre par voie de logique : La seule chose que je ne peux pas ne pas faire étant d'expérimenter, je ne peux être là pour autre chose que pour expérimenter.

III/ Pourquoi sommes-nous ici pour expérimenter ?

La réponse à cette question ouvre l'immensité du mystère tandis que les deux précédentes ne posaient qu'un constat car, en vérité, notre conscience individuelle n'a pas précédée à sa propre création et elle ne peut, en tant qu'individualité, être la source de ce pourquoi.
Nous naissons (amnésiques) et constatons que nous avons un corps, qui évolue dans un Monde et nous essayons, poussés par des instincts qui nous dépassent (et dont la plupart du temps nous ne savons rien) de fonctionner dans ce monde, avec ce corps, suivant la loi impérieuse de la prolongation de cette expérience (l'instinct de conservation).
Sauf cas pathologiques extrêmes, (la souffrance est une folie, sans rien de péjoratif, nous y reviendrons), tout est fait pour que nous puissions vivre, donc expérimenter et perpétuer cette vie, cette expérimentation.

Pourquoi donc cette expérience qui semble nous concerner, puisque nous la vivons et qui pourtant ne semble pas nous concerner, puisque son origine n'est pas de "notre" fait. La question elle-même n'est pas évidente mais elle mérite quelques méditations.

A) Si c'est "nous" qui expérimentons, c'est forcément "nous" qui en sommes la cause.

Nous arrivons au premier paradoxe, innombrables sur la Voie. Nous ne vivons que pour nous-même (même dans l'amour altruiste) que par et pour notre propre expérience et pourtant, les conditions même de cette expérience sont données à tous les êtres, existants et non-créés. L'expérimentation de l'Univers est une condition de l'univers lui-même, elle fait partie des "Lois" de cet Univers, elle fait partie de son essence, de sa nature et en poussant la logique à son terme, sans rien pour l'expérimenter, l'Univers n'existerait pas... L'univers existe car il est expérimenté (et nous arriverons bientôt à l'idée que l'univers n'Est qu'une Expérience de Lui-même, un illimité de tous les possibles, qui se créent et s'expérimente depuis toujours et pour toujours ; la physique quantique ainsi que la théorie des cordes, celle du Multivers et bien d'autres vont d'ailleurs dans ce sens).

Je tiens à préciser que nous entrons ici à la limite des possibilités de notre compréhension rationnelle, nous ferons comme s'il n'en était rien sous peine de ne plus pouvoir même utiliser des mots et des idées pour communiquer ici.

B) L'Univers crée sans cesse les conditions de la conscience, la conscience est sa nature même.

La physique et la biologie moderne s'est longtemps posé la question de "l'origine de la vie" (entendue par la science comme de la matière organisée, sensible à son milieu, évolutive, pourvue d'un "corps physique", se reproduisant et pourvue d'ADN, cette définition suffisant à notre propos, nous nous en contenterons)
Bien que cette question soit insoluble en soi (car chaque "origine" nécessitait forcément des facteurs antérieurs à l'apparition de cette origine, eux même ayant forcément des facteurs antérieurs à leur propre potentialité, etc.) la question s'est posée du "hasard" d'une conjoncture, de la vie apportée d'ailleurs et du caractère "fortuit et particulier" de la vie sur terre.
La physique moderne a découvert il y a quelques année que toute matière carbonée soumise à certaines conditions de températures et de pression créait spontanément de l'ADN et des cellules, donc de la vie ! Chaque particule de matière de l'univers possède en elle-même la potentialité de la conscience et donc son essence même.
Compte tenu du fait, qu'en dernière analyse, chaque particule de matière peut être réduite aux même éléments énergétiques (électrons et noyaux, tous semblables, mus et tenus par un seul type d'énergie, commune à tout ce qui est, sans exception) l'on peut dire que l'
énergie de l'univers porte en elle la conscience, qu'elle est conscience.

Pourquoi ce long détours fastidieux ? Il est la porte rationnelle de ce que l'on va appeler le chemin Spirituel, une porte pour ne plus opposer le rationnel et l'irrationnel, la matière et l'esprit, l'animé et l'inanimé.

C) Nous sommes l'univers qui s'expérimente lui même

Cette vérité est celle de tous les mystiques, est celle de toutes les religions (La non-séparation, La Divinité en nous, Dieu fait homme...)
Par voie de conséquence, n'étant pas à l'origine de notre propre expérimentation, n'étant pas le fruit d'un "hasard" abstrait ayant crée des conditions particulières propres à la vie mais le fruit de l'évolution de l'énergie fondamentale et absolue de l'univers sous une forme singulière, la raison elle-même ne peut arriver qu'à cette conclusion : Nous sommes l'univers car mus par cette énergie fondamentale qui maintient nos atomes et qui elle même contient la potentialité de la conscience et qui, spontanément, peut se muer en un nouvel ADN, en un nouvel être sensible. La "Vie" n'est pas un hasard, elle elle le préambule à l'existence même de l'Univers, elle est son essence, elle est sa nature, elle est sa finalité.

L'univers est un sortilège, la pleine conscience, la pleine potentialité, existant depuis toujours et pour toujours, qui s'expérimente lui même en tous lieux et en tous temps, sous toutes les modalités (infinies) possibles. Il est la conscience pure qui adopte toutes les formes et, nous même, reliés à lui par la nature même de l'énergie qui anime nos atomes ne sommes qu'une partie de lui-même et comme l'essence de cette partie est celle de l'ensemble, il n'est pas vain de dire que nous sommes l'univers (tout comme les cellules de notre corps sont aussi "nous-même" et pourtant ne le sont pas).
J'ajouterais ici, sans rapport direct avec notre propos initial, que la théorie des cordes explique qu'à chaque instant existe une infinité d'univers "parallèles" dont les Lois de la physique même, que nous subissons dans le notre, sont différentes, à l’infini. Les mathématiques arrivent à la conclusion que tout, sans exception, absolument tout ce que nous pouvons imaginer, existe en cet instant (éternel) quelque part. La plupart des physiciens, dont certains sont des amis, deviennent mystique dès qu'il atteignent ces vérités mathématiques.


Nous sommes l'Univers qui s'expérimente lui-même, selon les modalités de la réalité, du point de référence, dans lequel a émergée notre conscience

Voilà la vérité fondamentale à laquelle peut parvenir la raison.

Le chemin spirituel consiste ensuite à en prendre conscience corporellement et à briser les limites de nos perceptions pour retrouver le lien direct avec l'essence qui nous compose et qui compose toute chose, essence d'énergie et de conscience qui contient tout.


Cette longue digression suit un fil bien particulier et il n'est pas question ici d'oublier la question fondamentale d'Exolide "quel est ce manque que je ressent ? Quel est le "sens de ma vie" ? Autrement dit "pourquoi sommes nous malheureux ? Que faire pour ne plus l'être, pour me réaliser, que puis-je espérer ? Où est ce bonheur qui m'échappe ?


V) La Voie de la Connaissance : Notre propre nature, le Sens (la direction) de la Vie

C'est ici que commence réellement la réponse pour Exolide, je suis vraiment navré du volume de cette réponse mais le déroulement du raisonnement me semble important pour comprendre ce qui se joue vraiment et plutôt que d'amener des réponses sous formes de sentences "Qui se contente aura toujours assez" "Le bonheur, c'est savoir profiter de l'instant qui passe" "la fin des illusions est la fin de la souffrance" "le seul désir qui libère est le désir du Destin"; toutes vraies, il me semble fondamental que l'esprit puisse saisir ce qui sous-tend toutes ces vérités et les analyses qui permettent de mettre à nu le réel.


A) Les Règles du Jeu de l'Univers (et l'essence de ce que l'on nomme Amour)

Nous sommes donc l'univers qui s'expérimente lui-même, nous sommes des témoins engagés dans le jeu de la Conscience et de l'expérimentation, nous sommes les parties d'un tout qui, par nécessité (nous allons y arriver), ont oubliés leur origine et leur nature même.

Pour pouvoir s'expérimenter, créer des possibles, changer des pures pensées en Expérience, l'Univers doit être nécessairement pourvu de certaines conditions : Ce sont les règles du Jeu, indispensables à l'existence de ce qui Est.

- La première condition indispensable est un (des) terrain(s) de Jeu, c'est l'énergie fondamentale qui selon sa fréquence de vibration prendra plusieurs formes (la physique nous démontre que la nature de la matière, de la chaleur, de la lumière est la même et que seule la fréquence vibratoire (donc l'information) détermine la nature de l'expression de cette énergie. L'univers est donc unique, une seule énergie en lien, sans discontinuité, sans séparation, et multiple, des concentrations et des fréquences différentes qui créent la différenciation). Cette première considération est la porte d'entrée de la "Magie", du pouvoir de "l'intention", des capacités "sur-naturelles" (qui ne le sont pas) mais ce n'est pas le thème de cette présentation.

- La seconde condition est la transformation, c'est le Temps. L'espace ne peut exister sans le temps, l'expérience ne peut se dérouler sans transformations, les possibles ne peuvent émerger sans un changement d'état et tout changement d'état nécessite une transition. C'est le Temps (l'éternel présent qui transforme sans cesse) qui permet la réalisation de toute chose, de tout réel, de toute expérience. La moindre pensée nécessite l'existence du temps, sous sa forme visible la transmission de signaux électriques et chimiques dans le cerveau.

- La seconde condition indispensable est un processus créatif, c'est à dire une organisation possible, une complexification possible, une affinité : c'est la nature même de l'énergie fondamentale de créer, de s'amalgamer, d'adhérer, de se complexifier, autrement dit d'Aimer.
Ce que l'on nomme l'Amour ("Dieu est amour", "l'essence de l'Univers est l'Amour") est la nécessité pour que toute chose soit possible de l'attirance mutuelle de toute chose en vue de leur complexification. Si l'énergie ne portait pas en elle cet élan d'attirance, cet élan de complexification, cet élan d'organisation et d'harmonie, il est évident que rien ne serait : les électrons, amas d'énergie, ne seraient pas associés à des noyaux, les atomes ne seraient pas associés entre eux, ne seraient pas des molécules et jamais les molécules ne pourraient devenir des cellules, premières unités "observables" du vivant (suivant la définition précédente).
C'est cet élan naturel (dont c'est la nature) qui conduit invariablement les cellules à la coopération et à la complexification, qui conduit aux êtres vivants de plus en plus complexes, composés d'un nombre de cellules en coopération de plus en plus important, qui conduit à la complexité suffisante qui nous permet de prendre conscience de notre conscience. Sans cette attirance, sans cette essence d'Amour, rien ne serait.
L'Amour dont il est question ici n'a rien d'Humain, même si notre émotion d'Amour en est tirée, l'Amour est une force qui agrège, qui crée, qui unit.

- La règle complémentaire à la précédente est que pour pouvoir se transformer, les choses doivent pouvoir changer d'état, doivent pouvoir se séparer tout comme pour créer de l'énergie le soleil doit détruire de la matière (fission nucléaire). Vous l'avez bien compris, la dernière règle du Jeu est la Mort. La Mort est l'énergie de la séparation, l'énergie du changement d'état, l'énergie du déséquilibre auquel pourra succéder un nouvel équilibre. Sans cette énergie de séparation, l'univers serait un point unique amalgamé contenant tout, chaque chose se figerait dans un état définitif et l'expérience ne pourrait alors se dérouler.

La "matière-énergie" et le Temps sont donc les modalités.
L'Amour et la Mort sont les conditions de toute création.

L'Amour et la Mort se succèdent, coexistent, intimement liées, elles sont les deux pôles d'une seule et unique force comme le sont les deux pôles d'un aimant, elles sont le Yin et le Yang, l'obscur et le lumineux.

"Le vase plein ne peut être rempli" Sans la mort, rien de neuf. Sans renoncement, pas d'évolution, sans lacher-prise, pas de de transformation.

- Enfin, et très rapidement car le sujet sera à nouveau abordé plus loin, il est indispensable pour que l'expérimentation se poursuive que chaque Conscience oublie son essence, oublie qu'elle est l'Univers tout entier. Cela est indispensable car, revenant à la source, plus aucune action ne devient nécessaire et plus aucune expérience créatrice et originale ne peut être produite. Si, comme nous l'avons vu, toute chose immaginable existe en cet instant même, pourquoi faire (ou ne pas faire) quoi que ce soit ? Pourquoi deux cellules coopèreraient-elles ? Pourquoi la Vie voudrait continuer à se perpétuer ? Face à la conscience de la Totalité, la Vie s'éfface, c'est la mort de l'Ego chez l'Illuminé, la mort de l'Agir, la Mort du désir, la mort de l'impulsion. Même le mouvement spirituel cesse à l'instant où la conscience de l'éternité immuable est renouée. Les innombrables Bouddha sont devenus (conscients d'être) l'univers et sont entrés dans la vacuité et le non-agir. Par Amour, certains ont choisis d'indiquer aux autres Conscience leur vraie nature, d'autres ont tout simplement disparus, sont retournés à la source du non-crée, de la Conscience Pure. Pour créer l'infinité des conditions de l'expérience, suivant le "libre arbitre", la "libre création", il est nécessaire pour la conscience d'être mue par des désirs (illusions) et il ne peut en être ainsi qu'en créant les conditions (artificielles) de la Séparation.
Il semblerait cependant qu'à un certain niveau de complexification, la conscience puisse renouer son lien avec la totalité et, achevant son cycle d'expérimentation, est en capacité de dissoudre les frontières artificielles de la Séparation pour se fondre à nouveau dans le non-crée, se libérant ainsi des illusions et de la souffrance.

B) Comprendre les règles du Jeu permet de trouver le Sens de la Vie (la direction)

Nous arrivons petit à petit à la question qui précède cet exposé. Quel est le sens de ma vie ?

La première remarque intéressante est que l'on parle avant tout du sens de la vie, autrement dit d'une direction. Celui qui cherche un "but dans la vie" se fourvoie car l'idée même d'un but signifie une chose arrêtée, figée, définie et définitive, séparée. L'univers n'a pas de but car il n'a pas de fin tout comme il n'a jamais eu de commencement ; l'univers est une transformation. On pourrait éventuellement accepter que le but de l'univers est l'expérimentation et dans ce cas là le but est en permanence atteint, il se réalise à chaque instant, il Est la raison même, la nature même, l'essence même de lui même. Suivant des projections humaines, le but est une illusion, il revient à croire qu'il existe autre chose de préférable à ce qui est déjà, autre chose qui pourrait être aquise. Bien sûr, dans la "vie courante", l'on peut dire que notre but est d'exercer tel métier, de posséder telle chose mais tout le monde se rend compte, une fois le "but" atteint, que rien n'a changé fondamentalement et que notre "but" (illusoire car inexistant) s'est déplacé plus avant, que notre "nouveau but" devient telle reconnaissance dans ce métier ou telle autre chose, par espoir qu'un jour cette course folle révèle son sens et que nous nous sentions "arrivés" quelque part. C'est se méprendre sur la nature même de l'Univers, qui est Nous, et qui est sans fin, immuablement transformé, par la modalité du temps, sous l'influence de l'énergie d'Amour et de l'énergie de Mort qui s'équilibrent. Rien ne peut être atteint, du moins rien de véritable (rien de conforme à notre nature, fluide, changeants).

Le seul "but" que l'on peut atteindre est celui de l'Univers, Expérimenter, vivre le présent, expérimenter toute chose et toute transformation, autrement dit le seul but que nous pouvons atteindre est déjà atteint.

Lao-Tseu nous dit "La Voie est sous nos pieds"

La seule réalité est cet instant. Tout le reste est une illusion. Le passé, le futur, les possessions, les titres, les pensées même sont des illusions.

L'illumination est le deuil de la vie comme nous nous la représentons. L'Eveil est la prise de conscience de ce présent éternel dont nous sommes (en tant qu'Univers) l'unique acteur, c'est la contemplation des formes changeantes, éternellement changeantes, insaisissables, du processus de la Conscience qui crée et ordonne, pour l'expérience.


a) Aucun but mais un sens... Et des règles du Jeu qui peuvent conduire à la Joie et à la Paix.

Quel est le but de ta vie Exolide ?

Il n'y en a pas.

Si on considère qu'il existe, tu le vis déjà en cet instant. Prend conscience que tu es moi, que tu es ton mari, tes enfants, ta plante d'ornement et même ta table pourtant "inanimée" et que tu t'expérimente selon la modalité qu'ici, en ce moment, nous nommons "être humain". Tu es l'univers et tu n'a que l'éternité pour perspective, que sont vains alors tous les espoirs, tous les projets et toutes les ambitions !

Une force en toi te dit pourtant que malgré tout il te manque quelque chose, un sens, une utilité, une fonction, de l'argent ou des pouvoirs, de l'Amour même ou de la Magie, cette force, tu la ressent en cet instant et elle t'affirme que tout cela est faux, qu'il y a forcément quelque chose à atteindre, que l'amour, la richesse, la plénitude que tu espère et que tu ne ressent pas doit bien exister ! Une force te dit que tu n'est pas "toi même", que tu n'est pas pleinement heureuse, que tu n'est pas satisfaite. Tout le monde poursuit un but, il y a bien des Bouddhas, des être libérés de la souffrance et toi tu souffres, il y a donc bien quelque chose à chercher, quelque chose à faire !
C'est à la fois vrai et absolument faux (autre paradoxe, développé plus loin)

C'est la force irrépressible de notre folie, l'élan individuel (et aveugle) de notre Ego. L'Ego s'est construit en tant qu'individu et en tant qu'individu, il lui manque tout un tas de chose et tant que qu'il restera persuadé d'être un individu, il lui manquera toujours tout un tas de chose, quels que soient ses "accomplissements". C'est ce manque qui te pousse à l'action, ce manque qui fait de toi une créatrice et une expérimentatrice. Ce manque, se sentiment de solitude, d'incomplétude (car le pressentiment que tu es plus que cela, et pour cause) qui te met en chemin et tu accepte ainsi ta propre règle de la séparation et de l'illusion comme nécessitée indispensable à la création.

Je suis donc heureuse maintenant mais pourtant je ne me sens pas heureuse ? Il n'y a rien de plus à chercher et pourtant tout en moi me crie de changer, de me trouver un but, de me libérer de ce manque, d'entreprendre quelques chose pour être autre chose ?

Que faire de ce paradoxe ? Encore un petit détours, mais, c'est promis, nous avançons.

b) Qu'est ce que la Souffrance ? Qui sont les gens heureux ?

La souffrance n'a qu'une seule racine :

La souffrance est le décalage entre un espoir (une représentation, une illusion, une attente) et un réel.


La souffrance due au corps (et non pas la douleur qui est un signal, une perception) est le décalage entre le souhait que nous avons de ne pas ressentir la douleur et le fait que nous la ressentions.

La souffrance de la perte d'un être cher est le décalage entre le refus d'une disparition et la réalité des changements incessant.

La souffrance de la pauvreté est la comparaison de notre état financier avec ce que nous désirons.

La souffrance de n'être "que soi" est le décalage entre qui nous sommes et celui, idéalisé, que nous espérons, puis souhaitons, puis ayons souhaité (selon l'âge) être.

La souffrance du manque d'amour est de croire que nous devrions en avoir plus.

La souffrance de notre vie tout entière est cet espoir illusoire que nous entretenons sur ce que nous devrions vivres, incapable d'accepter un réel que nous jugeons, à tord, toujours perfectible.

La souffrance est une dé-illusion, non pas la perte des illusion mais la chute d'une illusion pour laquelle nous avions investit énergie et espoir.

"Plus grande est l'ambition, plus dure est la dé-illusion"

La souffrance n'est pas un réel que l'on vit mais un espoir déçu.

"La sagesse consiste à faire ses deuils"


c) La sagesse du désespoir

"Celui qui se contente aura toujours assez" Lao-Tseu


Voilà la réalité derrière cette maxime, quand on attend quoi que ce soit, de soi même, de la vie ou des autres, l'on se retrouve presque immanquablement déçu et l'effondrement de l'illusion dans laquelle nous avions investit nous cause une souffrance. Nous regardons le réel que nous vivons à l'aune de celui que nous attendions et nous le jugeons, nous le déprécions, nous sommes déçus (dé-sû, notre savoir, faux, est défait) et ce que nous pensions certain, solide, constructif, assuré, dans lequel nous avions investit notre équilibre intérieur s'écroule.

"Si tu est privé de ce qui faisait ton bonheur, c'est que ton bonheur reposait sur du vent"

A l'inverse, la posture du Sage est de préparer la perte et non le gain. C'est dans la perte qu'il investit son énergie, dans sa préparation.

Investissant dans la perte, la préparant, il n'est pas surpris lorsque les difficultés adviennent, il n'est pas déçu, il sait que l'univers donne et prend et que l'amour et la mort, l'abondance et la pauvreté, la joie et la tristesse, la haute et la basse énergie se succèdent. Préparant la perte, il l’accueille, il l'expérimente si jamais elle doit survenir.

Mais, préparant la perte, il fait également plus que tout autre attention au moindre signe qui la présage dans les périodes où tout va bien et ainsi, dès les germes d'une situation problématique, il agit fermement pour éviter le désastre. Préparant la perte, il demeure sur ses gardes en permanence et commet peu de fautes, ce qui, paradoxalement, entraîne pour lui bien moins de perte que pour celui qui prépare le gain.
Le sage qui prépare la perte a sa conscience centrée sur l'idée de sa mort inévitable et imprévisible et comparé à cette fin de toute expérience, toute expérience prend pour lui une intensité vivante et nourrissante.

Préparant la perte, enfin, en plus de savourer ce que la vie lui offre en cet instant, conscient que demain peut être pire qu'aujourd'hui (contrairement à celui qui prépare le gain et espère que demain lui sera plus profitable), il est, la plupart du temps, déçu
positivement par les circonstances que la vie lui offre et il s'émerveille que tout se passe mieux que ce à quoi il pouvait s'attendre.

Celui qui espère devenir millionnaire en montant une affaire sera trés déçu si, à la fin de sa vie, il n'a pu amasser à la banque que cinq cent mille, après de nombreux efforts et de motivations investis dans cet espoir.
Celui qui se prépare à l'échec de son entreprise et tente par avance de limiter sa perte sèche en cas de faillite sera aux anges si il atteint cette somme à un moment de sa vie.

Le réel de ces deux hommes est le même sauf que l'un sera déçu avec douleur et aura reporté sa joie au lendemain tout au long du chemin tandis que l'autre sera déçu avec joie et se sera réjouis chaque jour où son entreprise n'aura pas fait faillite.

La différence est fondamentale et pourtant, rien n'aura différé entre ces deux chemins de vie si ce n'est les attentes de chacun.

d) L'Harmonie du Corps et de l'Esprit : le Sens de l'Univers

La Voie est sous nos pieds, il n'y a rien à changer, et pourtant, au quotidien, malgré le travail personnel sur les désirs, sur les attentes, malgré notre préparation à la perte, nous ne nous sentons pas pleinement épanouis.

L'harmonie dont il va être question est une question nodale, tant concernant la Paix intérieure que concernant la porte de la Magie.

"Il est inutile de penser l'Univers, mieux vaut s'insérer en lui"

Nous avons vu précédemment quelques unes des grandes Lois de l'Univers.

L'Univers cherche l'expérimentation, la création et utilise pour cela les forces d'Amour et de Mort, le Yin et le Yang, le flux et le reflux.

Ses aspirations sont élevées, elles sont la beauté et l'harmonie ainsi la nature émerveille, l'organisation spontanée conduit à l'ordre, à la beauté et à l'équilibre.

"Le Ciel et la Terre atteignirent l'équilibre et les vallées se remplirent".


L'équilibre est une notion fondamentale sur la Voie du Tao, appelée aussi la Voie du Juste Milieu. L'Univers tend vers la complexification et de par la force (impersonnelle et non humaine) d'Amour s'empresse de soutenir et de faire croître cette complexité pour son épanouissement.

La force d'Amour pousse sans cesse toute chose vers son épanouissement, la force de Mort, simultanément, pousse toute chose vers sa dispersion. Selon les conditions particulières, temporelles et spatiales, selon les modalités et l'équilibre, l'une prend le pas sur l'autre puis cet équilibre finit par s'inverser et l'autre domine pour s'inverser à nouveau, indéfiniment. C'est le flux et le reflux, c'est la croissance et la décroissance, l'enfance et la vieillesse, le big-bang et la contraction de l'Univers (théorie encore incertaine scientifiquement mais qui, j'en suis certain, sera vérifiée un jour), c'est l'inspir qui nourit, l'expir qui disperse, le remplissage et la vidange qui permet un nouveau remplissage.

Celui qui comprend qu'il est l'Univers comprend également qu'à son échelle incarnée, il partage le même Destin, il partage les mêmes lois. La conscience non égotiste, ouverte, ne met plus sa vie au service de ses propres intérêts ni même au service des Hommes mais au service de la Création toute entière.
N'étant plus centré sur lui même, n'observant plus les phénomènes en terme d'utilité pour lui même ou de nuisance, de progrès ou de régression, ne jugeant et n'espérant rien de plus de ce qui lui est offert, le sage est en capacité d'observer le monde sous un angle non-humain. Libérer des jugements, des peurs et des attirances, il devient capable de sentir et de comprendre les phénomènes et les lois qui les gouverne. Comprenant le flux et le reflux, le gain et la perte, la croissance et la viellesse et la transition immuable éternelle et incessante de toute chose selon des mouvements qui se répètent, il change de manière fondamentale sa représentation du monde et remplace les valeurs, les idées, les espoirs et les illusions par le sens aigu de la signification de toute chose. Comprenant les phénomènes pour ce qu'ils sont et non pour ce qu'il voudrait qu'ils soient, il peut anticiper toute chose avant même que les premières manifestation ne soient apparues.

Le Yi King, Livre des Transformation, étudie les 64 grands mouvements de l'Univers, leurs cycles et leurs interpénétrations. Ces mouvements se répètent, quelles que soit les échelles et se chevauchent, s'entremèlent. Ils sont les conditions de l'expérience, les modalités, les règles du Jeu. Par l'observation non centrée sur l'Ego du monde, le sage comprend les rouages du monde et se faisant, au présent, y trouve sa place. Reprenant à son compte les aspirations de l'Univers, il choisis de devenir un rouage conscient de sa propre cause, l'expérimentation la plus élevée possible, découvre l'Amour, en tant qu"énergie, et agit sans désirs, serviteur de l'Univers, serviteur de lui-même, libre d'avoir adhéré à sa propre servitude.

"Le Tao est comme l'eau, qui favorise tout et ne rivalise avec rien. [...] Il favorise ce qui est Droit et soutient ce qui est tord."

e) L'Amour Impersonnel est la clef du bonheur


Pour que la vie se perpétue, pour que l'éternel retour puisse continuer vers la complexité et la beauté, l'Univers a créé des guides pour pousser chaque chose dans ce sens. Ces guides sont les sentiments. Sans la force d'Amour, nous l'avons vus, les atomes, molécules, êtres vivants ne se seraient pas constitués de même que sans cette force, l'être humain ne se survivrait pas à lui même.
l'Amour est la force qui a permit à ce qui est d'exister et la force qui permet à ce qui existe de perdurer dans l'être. Que seraient les Hommes si en cet instant, plus aucun ne ressentait d'Amour pour rien ? L'espèce et la planète entière disparaitrait en peu de temps. Mais cette organisation parfaite nous donne en nous même les moyens du bonheur individuel et collectif.

L'amour Impersonnel, à ne pas confondre avec les émotions ou l'amour porté sur un objet (ce qui est là encore, une illusion, qu'un objet soit porteur d'amour alors que chaque parcelle d'univers en est constituée) est un sentiment, une énergie, qui prend naissance et se nourrit au niveau du ventre (Tan Tiem) à deux centimètre sous le nombril, trois septième de profondeur. L'amour impersonnel, une fois compris pour ce qu'il est, la révélation d'une énergie très concrète, accumulable, utilisable, peut être pratiqué en soi. On n'aime plus ceci ou cela, on aime, c'est à dire que l'on ressent en permanence ce lien énergétique avec la source.
Tout cela est si bien fait que ce sentiment est le plus agréable que ce que la conscience puisse rechercher, que cette énergie qui peut être augmentée par la pratique, amène la joie, la sérénité et la paix, la santé et la douceur. L’altruisme, c'est à dire l'action sans d'autre but que le plaisir de ressentir et d'utiliser cet amour et l'acte le plus égoïste et le plus généreux qui soit. Cet Amour là est conforme au Tao, il nourrit toute chose et comme l'on est détaché de tout résultat puisque la récompense est déjà en train d'être vécue, il ne blesse rien et favorise tout.

Cette énergie (l'un des aspect du Ki, l'énergie vitale, qui a lui même plusieurs "qualités") peut être développée par la pratique méditative, les arts martiaux, le yoga et toute autre forme de pratique corporelle visant consciemment à son épanouissement.

Une fois installée, cette énergie accompagne le sage quelle que soient les conditions extérieures, quelle que soit sa vie, ses aléas, ses rencontres et, satisfait de ce qu'il a, heureux et sans désirs, jouissant de la Joie d'aimer, il n'est plus rien qui ne saurait l'atteindre.

Il est bon d'insister cependant sur la nature impersonnelle de cet amour, c'est à dire détaché. Cet amour mystique est détaché de tout objet extérieur et c'est ainsi seulement qu'il ne peut être perdu. Cultivé pour lui même, il finit par supplanter toutes les "affections humaines" et conduit au détachement et à la paix intérieure car plus aucun évènement n'influe sur sa présence et la joie qu'il procure.

Conforme à sa nature (divine, universelle), à l'Univers qu'il est lui même, agissant dans le sens et au service de ce dernier, l'Homme cesse toute séparation avec son essence et peut briser les chaines des illusions et des espoirs, des ambitions et des projets.

C'est ainsi qu'il est dit "Le sage n'a pas d'affections humaines, le peuple lui est comme chien de paille"

Le sage n'est plus "humain", il est l'univers et son affection est cosmologique, universelle et sans objet. Il revient à sa nature, agit sans désir et pourtant favorise toute chose, ne cherche pas à se mettre en valeur et pourtant est mis en avant, ne cherche pas à se protéger et pourtant perdure. En accord avec les lois et les mouvements de l'Univers, ouvert à sa sensibilité et au guide que représentent les sentiments, sa route s'ouvre d'elle même devant lui. C'est ainsi qu'il réalise de grandes chose, sans même s'en rendre compte, témoin de ce sortilège, heureux de la beauté de la vie car en lien avec la source.

"Tout le monde a son but, moi seul je parais démuni parce que je tiens à téter ma mère" Lao-Tseu.

f) Le Bonheur (et la Bonne Heure)

"Ce qui a échoué hier réussira peut être aujourd'hui, ce qui était valable aujourd'hui ne le sera peut être pas demain [...] ainsi le sage considère le ventre et non l'oeuil, il s'attache au fond et non à la forme, il accepte ceci et rejette cela"

Une fois cet amour déconnecté de nos désirs et de nos peurs et des conditions extérieures, il ne reste au sage qu'à réagir aux demande de son maître, l'Univers, a qui il a volontairement prété allégeance. Il a compris que, de toute façon, il ne peut échapper à ces lois et plutôt que de chercher une liberté vaine qui n'existe pas de par sa condition même, il agit en référence à la Grande Image, parcelle de l'univers tout entier au service, à son échelle, de la grande oeuvre. La grande oeuvre elle même ne lui importe plus et il vit simplement pour le plaisir que représente la Voie et l'action juste, éclairée par l'Amour et la Bienveillance.

f) Le désir du Destin

" Le seul désir qui libère est le désir du Destin" Epictète.

Ainsi Exolide, au terme de longues heures d'écritures pour le développement de cette pensée, nous en arrivons au point de ta problématique. Tu veux savoir comment trouver ta Voie ? Il n'existe pour cela qu'un seul moyen, c'est de ne plus la chercher mais de chercher l'Amour Impersonnel et de l'ancrer en toi dans le présent.

Si tu oriente tes choix suivant d'autres désirs, suivant des ambitions, les images mentales où tu te verrais heureuse ici, ou là, à faire ceci ou à faire cela, tu va continuer de courir derrière ton insatisfaction.

Si par contre tu te refuse à toute ambition, que tu travaille sur ton contentement plein et entier, que tu développe par une pratique énergétique intentionnelle et méditative ta capacité universelle à aimer en soi, tu sera amenée à faire des choix, non pas centrés sur l'ambition ou le désir mais centrés sur la marche Naturelle de l'Univers et ta place dans ce monde apparaîtra d'elle même. Tu deviendra ainsi, sans aucuns efforts, qui tu doit être parmi les Hommes, tu ne t'angoissera plus de rien car consciente de la perte tu la prépareras et ayant trouvé le seul trésor inestimable que nous puissions vraiment posséder tu ne désirera rien d'autre que d'Être, où que tu sois, quoi que tu vives.
Il suffit pour cela de questionner cet Amour en Soi pour chacun de tes choix, à chaque instant et de transférer tous tes désirs en un seul : Aimer l'Univers (toi), l'Expérience et le Destin.

Le seul Désir qui libère est le désir du Destin car ce désir est toujours réalisé. Le seul moyen d'effacer le manque est de trouver en nous l'amour que nous cherchons hors de nous, le seul moyens d'effacer la souffrance est de préparer la perte plutôt que le gain.

VI) En conclusion

Il n'y a pas de but à la Vie.

Ce sortilège est une expérience dont nous somme l'auteur et l'acteur.

Il existe cependant des Règles du Jeu, des Lois Naturelles qui constituent un Sens, une direction.

Celui qui trouve l'amour en lui, se détache de l'humanité pour s'attacher à l'Univers, celui qui prend conscience de la vanité de ses désirs et prépare la perte au lieu du gain, développant ainsi son contentement (se contenter est être content), celui là trouvera sa Voie sans la chercher.

Il est possible que ta Voie soit dans le domaine Magique, médical ou autre, cela n'a pas d'importance car ce chemin qui est le tient se révèlera à toi sans effort à l'instant où tu ne le cherchera plus.

Libérée de tes craintes et de tes attentes, tout t’apparaîtra par magie et tu sera alors en mesure d'accomplir de grande chose, même sans le vouloir. Cet état d'ouverture non parasité par l'image de Soi est la porte de la Magie réelle et des miracle et, comble de l'ironie, une fois à cette porte, ayant appris à te contenter de ton humble condition de rouage de l'Univers, cette Magie ne t'intéressera même plus car seule comptera pour toi la joie d'aimer et d'apprendre à découvrir plus avant les sentiments qui guident les courants d'airs et autres magiciens dans cet Univers et cette vie vaine et pourtant si pleine de tout.

Je te souhaites de trouver ta voie, quelle quelle soit et surtout de ne pas la chercher. La seule chose que je te souhaite de chercher, c'est le sentiment d'Amour impersonnel, qui est ta propre essence et ta propre grandeur.


"Par le non-agir, il n'est rien qui ne se fasse". Lao-Tseu.


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Messagepar Jagannath » Sam Fév 23, 2013 4:46 am

C'est bien mais tout cela reste pure théorie par le discours, tandis que cela peut devenir pure expérience qui se passe totalement de théorie par la pratique de la recherche du soi.
Si on cherche un canard il est bon de se le représenter et ensuite de chercher, mais ici c'est différent : ce qu'il y a à trouver est ce qui reste lorsque toute représentation a disparu. Il n'est donc pas utile de se représenter cela avant par tout un discours intellectuel. Le discours intellectuel donné ici est valable, il a une utilité : il peut nous mener à comprendre qu'on veut vraiment trouver et à accepter pour cela de renoncer à toute représentation.

Mais il est dangereux aussi car il encourage la plupart des chercheurs à se contenter d'une telle représentation qui est fausse par essence, plutôt que d'effectuer avec sérieux la recherche du soi qui mène à la compréhension directe lumineuse et éternelle.
Modifié en dernier par Jagannath le Sam Fév 23, 2013 15:44 pm, modifié 1 fois.

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Messagepar PetitMoine » Sam Fév 23, 2013 7:59 am

Cette remarque est fondée.

Je n'ai rien exprimé d'autre que la nécessité de trouver la source du Ki (fondamentale dans les Arts Martiaux), quelle qu'en soit la méthode.

Cette source n'a rien de théorique, elle se situe dans le Tan Tiem et elle éclaire toute chose.

J'ai poursuivi durant de nombreuses années des chimères, manquant d'une représentation valable pour cadrer ma véritable nature. Ma crainte alors était de "rater quelque chose", crainte rationnelle car mon esprit n'avait comme chemin de vie que le discours ambiant tandis que mon corps vivait la "Magie".

La carte, cependant, n'est effectivement pas le chemin et l'essentiel est dans la pratique.

Face aux souffrance cependant, il me semble court de dire aux gens de se connaître eux même car cette notion vague met un long moment pour se concrétiser en bien être intérieur.

La recherche de l'amour et du ki, non pas en tant qu'idée mais en tant qu'énergie n'épargne pas le travail d'observation de soi mais il apporte un bien être immédiat qui permet de prendre le chemin concret par un bout de la lorgnette.

"Le monde ne peut être décrit, mieux vaut s'insérer en lui"
C'est là ce que vous dites Bertrand, c'est la vérité.

Augmenter son énergie vitale (par une pratique méditative corporelle, quelle quelle soit) est un moyen d'appaiser son âme pour entamer le chemin.

J'aime à dire souvent, pour reprendre votre idée que "la carte n'est pas le voyage"

Vous dites ici que l'on peut voyager sans carte, ce qui est bien sûr (et heureusement) vrai.
Avec une carte cependant, l'on évite les impasses, les demi-tours, les voies sans issues et l'on peut choisir de visiter au passages les lieux remarquables que d'autres nous auront indiqués.

Si la représentation de la Voie s'est transmise et enrichie de générations en générations, ce n'est pas vain. Lao-Tseu lui même, qui prône la connaissance directe, a batit son Eveil sur l'étude du Yi-King, étude longue et minutieuse qui éclaire cependant le monde de façon précieuse. Confucius lui même l'a étudié jusqu'à la fin de sa vie.

On parle dans le Taoïsme des trois Mystères qu'il est indispensable d'explorer pour se libérer réellement :
- Le mystère de l'intention, ou l'art du silence intérieur et de l'attention
- Le mystère de la volonté, ou l'art de l'accumulation de l'énergie agissante et son utilisation.
- Le mystère de la conscience, ou l'art de reprogrammer sa représentation du monde pour s'en libérer.

Les deux premiers aspects sont purement "physiques", "expérimentiels", en immertion, le dernier, moins "réel", n'en est pas moins indispensable.

Don Juan Matus dit à ce sujet :
"L'île du tonal (notre représentation qui maintient notre "réalité" du monde) doit être parfaitement rangée. Une île rangée n'offre aucune résistance lorsqu'il s'agit de plonger dans l'inconnu."


De fait, ce n'est que le jour où notre représentation du monde a changée et que la perspective de "nous-même" est devenu incertaine qu'il est possible de sortir de toute représentation.

C'est quand l'esprit a renoncé à ses représentations hors de propos que l'on peut lui donner sa juste place, celle d'un conseiller disponible mais secondaire.

Bien sûr, inmanquablement, la pratique méditative (non représentative) conduit irrémédiablement à ce nettoyage mais ma propre expérience est que, sans théorie, je me battrais encore avec mes propres ambitions.

Détenir une théorie harmonieuse, quelle quelle soit (et ma représentation en est toujours une, l'un des milles sentiers de la montagne, bien d'autres sont possibles) permet de s'en libérer car la raison donne caution à l'action (méditative, du détachement, de l'immertion, du renoncement) au lieu de s'y opposer.

Le point central dans mon propos est bien cependant de développer son énergie et son attention car l'expérience, la mienne et d'autres qui m'entourent, me montre que les difficultés, les doutes et le mal-être s'effacent rapidement dès que cette énergie est concentrée et recherchée en soi.
Affronter la fin des représentations sans un moyen de rompre le déséquilibre entraine souvent à des retours douloureux dans le doute et l'incertitude. Je pense que cette souffrance n'est pas nécessaire.

"Quitter toute représentation" représente une réalité pour le pratiquant qui a quelques milliers d'heures de travail corporel derrière lui mais demeure encore une représentation pour le néophyte qui aborde la découverte de lui-même.

Enfin, magie du monde, chaque idée, sans substance en soi, peut ouvrir la porte de l'attention et se révéler physiquement dans un sentiment qui la transende (et la dépasse largement).

Quand notre esprit, pour avoir été convaincu et éclairé (rationnellement, de façon limitative et non-réelle, nous sommes bien d'accord), se joint gaiement à la partie et cesse son opposition, les progrès sont rapides et sans douleur.

L'essentiel reste bien dans la pratique, en cela cette remarque est fondée. La théorie n'a pour finalité que son propre effacement tout comme on utiliserait un programme pour effacer le contenu entier d'un ordinateur.

Merci du temps passé à lire la précédente intervention et du temps passé à l'éclairer.

De belles choses à tous.

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Messagepar Alex » Sam Fév 23, 2013 9:23 am

Bertrand: "Oui mais les pouvoirs occultes peuvent faire chuter même ceux qui ont réussi à rester indifférent à tout le reste. Ils sont ce dont le danger accompagne le pèlerin le plus loin sur la route et ce dont il est le plus difficile de se détacher lorsqu'un attachement a été créé. Beaucoup d'âmes en bavent pendant des vies et des vies de souffrance pleines de pouvoirs incontrôlés qui les rendent fous et malades. "

Et combien faut-il de vies pour déraciner l'orgueil?

On m'a déjà affirmé, lorsque je suis allé voir Amma, que c'était mon principal problème. Je commence tout juste à comprendre réellement l'étendue du problème. Je pense que pratiquement toutes mes souffrances infernales, mes maladies et ma folie sont dues à cause de l'orgueil. Même si je suis au bout du rouleau et que je n'en peut vraiment plus, mais Vraiment plus, il est est là au garde à vous comme un soldat prêt à tout pour survivre. Ça me désespère. Et bien non, il est trop fier pour désespérer. J'ai vraiment mal.

Il m'a parlé de la colère et de trois autres états d'esprit à faire attention, mais je ne me rappelle plus. La colère à déjà été un de mes problèmes, mais maintenant elle m'apparaît inconcevable... Par contre, lorsque quelqu'un se met en colère contre moi pour une connerie, j'avoue que j'ai tendances à perdre patience assez rapidement. Je me demande s'il n'y a pas un peu d'empathie là-dedans. Heureusement que ça m'arrive que très rarement.

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Messagepar Jagannath » Sam Fév 23, 2013 12:25 pm

Alex : "Et combien faut-il de vies pour déraciner l'orgueil?"

Une seule suffit si le désir est d'une extrême intensité.

Alex : "J'ai vraiment mal."

Si le désir est extrême, alors la douleur est affrontée et n'est jamais esquivée. Elle est affrontée héroïquement et l'orgueil est ainsi détruit.

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Re: Expérience directe

Messagepar Jagannath » Sam Fév 23, 2013 13:07 pm

PetitMoine : "Je n'ai rien exprimé d'autre que la nécessité de trouver la source du Ki (fondamentale dans les Arts Martiaux), quelle qu'en soit la méthode."

La méthode est finalement la recherche du Soi. Les aides annexes à cette méthode doivent être données seulement à ceux qui ne peuvent l'emprunter directement pour diverses raisons. Pour ceux-là, ces aides sont précieuses et même indispensables.

Le Ki est l'aspect individuel de la Shakti, la force universelle. Un aspect individuel implique une séparation sujet-objet. En ce sens c'est contraire à l'approche que j'ai donnée en réponse avant que tu apportes tes propres réflexions. Tes réflexions sont bonnes, dans l'absolu, je les ai lues avec intérêt. Mais je les ai "mises de côté" parce qu'elles s'opposent à l'approche que j'ai voulu donner en premier. Si la première approche échoue, ce qui est naturellement le cas car les pèlerins mûrs sont très rares, alors seulement les autres sont données. En réalité, ultimement, elles ne s'opposent pas du tout. Ma stratégie est de toujours donner l'approche directe en premier et d'attendre la réaction. Les personnes honnêtes et sincères dans leur recherche finissent par admettre qu'elles n'ont pas vraiment compris et réclament des aides pour éclaircir tout ça. Là on peut leur donner et elles risquent moins de faire la confusion, l'éternelle erreur des aspirants : prendre le moyen (les aides) pour le but (se libérer de toute conception, ces aides comprises).

PetitMoine : "Cette source n'a rien de théorique"

C'est même l'essence de la pratique! Justement la théorie est impuissante, il faut une recherche véritable, ici il y a un pas que chacun doit faire de lui-même, que personne ne peut faire pour lui. Trop de chercheurs pensent qu'il faut attendre passivement.

PetitMoine : "J'ai poursuivi durant de nombreuses années des chimères, manquant d'une représentation valable pour cadrer ma véritable nature. Ma crainte alors était de "rater quelque chose", crainte rationnelle car mon esprit n'avait comme chemin de vie que le discours ambiant tandis que mon corps vivait la "Magie"."

Oui, c'est très pertinent.

PetitMoine : "La carte, cependant, n'est effectivement pas le chemin et l'essentiel est dans la pratique."

C'est cela. Mais si c'est très simple à dire, c'est très très difficile à comprendre pour la majorité des chercheurs. Parce que nous avons été éduqués, formatés pour confondre le mot et sa désignation la chose et sa représentation etc. Nous prenons à cause de cela les informations pour du savoir et sommes perdus, désorientés dans un palais des glaces incompréhensible.

"D'abord les montagnes sont des montagnes et les rivières sont des rivières. Ensuite les montagnes ne sont plus des montagnes et les rivières ne sont plus des rivières. Enfin, les montagnes sont de nouveau des montagnes et les rivières sont de nouveau des rivières."

PetitMoine : "Face aux souffrance cependant, il me semble court de dire aux gens de se connaître eux même car cette notion vague met un long moment pour se concrétiser en bien être intérieur."

Parce que tu observes mes réponses seulement dans un seul échange et sur une courte durée. Si tu observes les dialogues avec chaque visiteur sur deux ou trois ans, tu verras les choses autrement. Même si la Bhagavad Gita [prise ici comme exemple mais tout autre livre sacré fera l'affaire] est toute entière contenue en théorie dans le second chapitre (et en pratique dans le premier) elle a de nombreux autres chapitres. Si l'auteur n'avait écrit que le second chapitre, ce ne serait pas un immense livre sacré, mais seulement un avatar en avance sur son temps de toutes les théories du pseudo-advaïta qui pullulent chez les pseudo-réalisés de notre époque obscure. Mais ce type d'approche tronquée n'est pas recommandé ici, nous recommandons au contraire de rejeter les théories tronquées qui ne contiennent que le chapitre 2, il leur manque le chapitre 1 (incompréhensible au pèlerin) et tous les autres (qui aident à comprendre), il leur manque en bref l'alfa et l'oméga soit l'essentiel, ils ne sont que théorie creuse. Ces théories et tous les ouvrages qui les exposent sont issues de maîtres incomplètement réalisés et ne sont presque d'aucune aide. Nous recommandons de s'engager dans une voie pratique et d'utiliser ces livres creux seulement pour par exemple caler une étagère ou allumer le feu. Les lire n'est qu'une perte de temps.

Bref si nous commençons ainsi par la voie directe, c'est pour que les choses arrivent dans le bon ordre, de plus il est inutile de faire perdre des années dans une voie énergétique à une personne apte à emprunter la voie directe de l'investigation du soi.

PetitMoine : "Augmenter son énergie vitale (par une pratique méditative corporelle, quelle quelle soit) est un moyen d'apaiser son âme pour entamer le chemin."

Oui pour la plupart des chercheurs il est aussi nécessaire de passer par ce genre d'approche pour avoir une expérience pratique (extase) qui donne confiance dans la réalité de l'enseignement spirituel.

PetitMoine : "J'aime à dire souvent, pour reprendre votre idée que "la carte n'est pas le voyage""

Oui nous avons développé cet aspect dans l'article sur la dialectique.

PtitMoine : "Avec une carte cependant, l'on évite les impasses, les demi-tours, les voies sans issues et l'on peut choisir de visiter au passages les lieux remarquables que d'autres nous auront indiqués."

Sauf que la carte est impuissante à indiquer la destination, seulement des étapes qui peuvent "aider". Comme cette croyance que la carte indique la destination est un piège qui cause l'errance de nombreux chercheurs, il est préférable d'éviter cette étape à ceux qui en sont capables, et à ceux qui n'en sont pas capables, il faut éviter d'enraciner trop la croyance, en indiquant d'abord la voie directe et seulement ensuite la carte comme une aide et non comme le but. Il faut faire très attention à ce qu'on dit au pèlerin à ce stade. Si on n'est pas très attentif, on peut semer sur le sol fertile du chercheur sincère, au moment où il vous ouvre son coeur avec confiance, des mauvaises herbes qui lui causeront des tas d'ennuis plus tard. Ce moment où un chercheur vient poser une question en ayant pour la première fois cette attitude d'ouverture, sous des apparences anodines, est un instant très critique et très précieux. Le pèlerin à ce moment là est très vulnérable. Sa confiance nous honore énormément et nous comble, mais nous devons faire preuve d'une extrême vigilance à ce que nous semons comme graine à cet instant.

PetitMoine : "On parle dans le Taoïsme des trois Mystères"

Accessoirement même si cela s'éloigne des questions initiales, je suis très content que tu viennes ici parler du Taoisme. J'espère que nous aurons l'occasion de développer.
Modifié en dernier par Jagannath le Sam Fév 23, 2013 15:52 pm, modifié 1 fois.

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Messagepar Odin » Sam Fév 23, 2013 14:57 pm

Oui oui oui pour le Taoisme ! :p
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Messagepar PetitMoine » Dim Fév 24, 2013 9:19 am

La pertinence de tes critiques me réjouïs d'être venu ici.

Je n'ai effectivement pas lu les autres chapitres du livre de Pandore. Internet (en connexion aérienne bas débit) n'est vraiment pas une passion et c'est en cherchant des informations sur les Alberts que je suis tombé sur ces pages. La question qui était posée a fait sens, j'y ai répondu.

Je n'imaginais, en fait, pas du tout que certains dont toi Bertrand effectuaient un suivi des personnes inscrites sur ce forum. Si j'en avais pris conscience, je me serais abstenu.

C'est là, dans le suivi, que se fait en effet le véritable travail ; investissement que je ne suis pas prêt à mettre moi même sur internet. Il était prétentieux de ma part de vouloir intervenir occasionnellement même si mon intention de partager une méthode qui a radicalement changée ma vie était sincère.

Je comprend aussi ta distinction entre les priorités.

- L'observation du Soi
- Le reste

Je les approuve.

Concernant le Ki "individuel", je tiens cependant à dire que, suivant ses usages, il devient rapidement "impersonnel" en ce sens qu'une fois les cannaux ouverts, le pratiquant ne devient qu'un intermédiaire, une antenne (pour les soins notamment).
En ce sens, il m'a toujours aidé à me fondre putôt qu'à me séparer et celui qui désire "plus de Ki que ses voisins" voit vite ses capacités limitées tandis que cherché pour ce qu'il est, l'échange naturel et "normal", le "fil à la patte" entre l'univers et "nous", la racine, la jonction, le lien (de non séparation) entre ce qui semble séparé (nous et le reste), il ne me semble pas qu'il soit une entrave.
Il n'est pas la libération, surtout tant qu'il est recherché, c'est une évidence, mais l'énergie dont nous disposons est, selon mon expérience personelle, un facteur déterminent dans les capacités à "être". Il est également une porte d'entrée directe vers des états de conscience où la pensée fait silence, ce n'est pas négligeable et il assure la santé.
Mon chemin a commencé quand à dix sept ans j'ai dis adieu à tous ceux que je connaissais, ai vendu mes maigres posséssions et suis partit sur les routes. Je ne pratiquais pas l'énergétique mais l'éveil partiel que j'ai connu devant cette disparition (?) de moi-même, cette précarité extrème, cette présence sans passé ni futur au monde s'est traduite dès le début du voyage par une énergie considérable, spontanée, au niveau de mon ventre. Ce n'est qu'installé, plus tard, dans ma retraite (et que le "vrai" travail a dû commencer, inséré dans le monde, "incarné" et non plus en survol) et que je l'ai "perdu", que j'ai pris conscience de son importance, d'où, notamment, le travail martial pour le développer à nouveau suivant des bases plus "calmes".

L'Esprit, l'Ame et le Corps ne sont pas séparés (la Conscience, l'Attention et la Volonté) et quel que soit l'aspect que l'on aborde en premier, il a des conséquence sur les autres.

Mais il me faut là arrêter de "vendre" le Ki, c'est personnellement un axe central de ma vie et c'est en quoi j'en dis l'importance, pour moi, et la pertinence mais dans cette immensité, ce n'est qu'un point de focalisation qui peut effectivement écarter de la vraie Vacuité si il est pris pour la boite de Pandore ;o), qu'il n'est pas (ou en tous cas, sa recherche).

Je vais mesurer avec plus de soin la place que je peux prendre dans ces échanges et si il est effectivement des personnes plus pertinentes que moi pour accompagner ici, comme Bertrand qui semble faire preuve d'une véritable implication, je me contenterais de venir y apprendre, voir échanger, si éventuellement un éclairage particulier de ma propre pratique peut être utile à cette oeuvre commune. Je parlerais du Tao avec amour, si l'occasion se présente, pour ceux que cette approche particulière intéresse, mais il me semble pertinent de laisser les commentaires généraux et leur approche propre à ceux qui, comme Bertrand, font preuve sur le long terme d'une véritable implication, ce qui ne saurais être mon cas sur un forum ; je suis déja impliqué ailleurs.

La montagne (sa représentation), qui ne devient plus la montagne (son intérogation) pour redevenir la montagne (et Dieu sait quoi d'autre) est d'ailleurs il me semble une pensée Taoïste, choisie à propos.

Je vous quitterais sur celle-ci qui m'a fait beaucoup rire quand je l'ai lue et qui est source de méditations trés intéressantes :


"le Zen, c'est le Tao soupoudré d'un tout petit peu de Bouddha"


Amicalement.

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Messagepar Jagannath » Dim Fév 24, 2013 13:57 pm

PetitMoine : "Concernant le Ki "individuel", je tiens cependant à dire que, suivant ses usages, il devient rapidement "impersonnel" en ce sens qu'une fois les canaux ouverts, le pratiquant ne devient qu'un intermédiaire, une antenne"

Bien sûr, c'est pourquoi nous recommandons ces voies énergétiques aussi. Mais pas très souvent.
Premièrement parce qu'un proposant la voie directe dès le début, si on a un chercheur sincère, il va lui-même intuitivement réclamer ce qui lui manque face à ce questionnement. Si c'est d'une voie énergétique qu'il a besoin, il formulera ce besoin entre les lignes très clairement, il sera alors répondu en fonction.
Le problème cependant de la voie énergétique, c'est qu'elle nécessite absolument un maître accompli qui fasse un suivi. Sans cela soit elle reste sur un niveau superficiel qui apportera un peu de couleur à la recherche mais pas de résultat concret subtil, soit elle devient intense et alors elle est très dangereuse sans un maître accompli pour suivre toutes les étapes. Le danger est largement moindre dans les arts martiaux, mais les résultats subtils sont éventuellement encore plus rares (toujours si il n'y a pas de maître accompli pour guider).
Bien entendu certains parviennent seuls à certains résultats par la voie énergétique, mais ils ne parviennent jamais plus loin que ce qu'ils avaient déjà accompli durant leurs vies antérieures. Sans un maître compétent ils seront bloqués là ou pourront même se faire du mal.
En revanche la voie énergétique a une qualité c'est qu'elle est toujours vérifiable. Il n'y a pas tant de faux maîtres sur cette voie que dans l'advaïta tout simplement parce que si on réclame au faux-maître de léviter par exemple, ou de projeter son Ki etc, il est bien embêté.

PetitMoine : "il ne me semble pas qu'il soit une entrave. Il n'est pas la libération, surtout tant qu'il est recherché, c'est une évidence, mais l'énergie dont nous disposons est, selon mon expérience personnelle, un facteur déterminant"

LA voie énergétique mène à la réalisation, elle finit par inclure la recherche du soi comme nécessaire pour continuer à partir d'un certain stade et beaucoup sont parvenus à l'accomplissement par la voie énergétique. C'est une très bonne chose. Mais c'est aussi très long - les bouddhistes la comparent à une fourmi et la voie directe à un oiseau.

Tu parles de l'énergie dont nous disposons. Comment est née la voie énergétique? Celui qui est sur la voie directe (investigation du soi et dévotion), son corps prend automatiquement la posture nécessaire et son énergie se met naturellement à circuler. Un observateur voit le maître dans une posture et demande : "pourquoi prenez vous telle position?" Le maître répond qu'il n'y a pas de position, qu'il n'y a que Dieu (ou que le Soi). Le chercheur ne comprend pas et réclame d'autres explications à sa portée. Alors le maître explique que dans cette position telle énergie circule de telle façon etc. Le disciple essaye d'imiter et obtient finalement des résultats. Voilà comment est née la voie énergétique. Pour celui qui est sur une voie directe la voie énergétique n'est absolument pas un moyen, c'est seulement une conséquence, un corolaire naturel à la voie directe. Je suis en ce moment de passage dans le monastère de Ramana Maharshi. Il n'a jamais pratiqué le moindre yoga énergétique. Devant l'angoisse de la mort, il a simplement utilisé son discernement pour trouver le Soi. Il a eu tous les signes énergétiques de la réalisation sans avoir jamais rien pratiqué. Il enseignait la voie directe, mais en de rares occasion des pèlerins avancés sur la voie énergétique lui ont posé des questions techniques très avancées. Il répondait à la perfection, il savait absolument tout sur n'importe quel canal etc.

La voie énergétique est une voie d'imitation. On imite les conséquences de l'accomplissement pour atteindre l'accomplissement. C'est une voie assez naturelle car elle est similaire à notre processus d'éducation. Elle est dite "longue", mais il ne faut pas voir cela comme un signe d'infériorité. Ce serait un vilain contre sens de mépriser la voie énergétique pour cette raison. Deux personnes partent à Moscou, l'un en avion, l'autre à vélo. Celui qui part à vélo arrivera peut-être le premier car les circonstances du voyage sont imprévisibles. Chacun doit suivre la voie qui lui correspond : il est peut-être bien plus proche du but qu'il ne croit et il n'arriverait peut-être nulle part en faisant autrement.

Si je donne une voie directe en premier, c'est seulement pour une question d'ordre, pas pour une question de supériorité d'une voie sur l'autre. De plus la voie énergétique est très utile pour le monde : les pratiques qu'elle recommande constituent un grand bienfait pour l'humanité.

PetitMoine : "l'éveil partiel que j'ai connu devant cette disparition (?) de moi-même"

Oui, une expérience de la vacuité. N'est-ce pas merveilleux de n'être personne? Il n'y a rien de plus réjouissant que cela! Après quelques expériences e ce type, les attachements grossiers disparaissent.

PetitMoine : "cette précarité extrème, cette présence sans passé ni futur au monde s'est traduite dès le début du voyage par une énergie considérable, spontanée, au niveau de mon ventre. Ce n'est qu'installé, plus tard, dans ma retraite (et que le "vrai" travail a dû commencer, inséré dans le monde, "incarné" et non plus en survol) et que je l'ai "perdu", que j'ai pris conscience de son importance, d'où, notamment, le travail martial pour le développer à nouveau suivant des bases plus "calmes"."

Oui, le sans forme se révèle, mais il reste à intégrer toute forme au sans-forme jusqu'à leurs racines, leurs graines les plus subtiles. Les débutants en spiritualité croient parfois que la voie énergétique est pour les débutants car elle est parfois décrite comme inférieure (par contre-sens) - c'est une vilaine erreur.

PetitMoine : "Mais il me faut là arrêter de "vendre" le Ki, c'est personnellement un axe central de ma vie et c'est en quoi j'en dis l'importance, pour moi, et la pertinence mais dans cette immensité, ce n'est qu'un point de focalisation"

Tu n'as pas dépassé la limite qui sépare le partage sincère du désir de convaincre. Tu n'es à mon avis pas très sujet à ce genre de confusion ;)

PetitMoine : "Je vais mesurer avec plus de soin la place que je peux prendre dans ces échanges et si il est effectivement des personnes plus pertinentes que moi pour accompagner ici"

Pas plus pertinente, j'ai donné les raisons, c'est tout. Les positions pertinent/pas pertinents sont un jeu divin, comme un théâtre, simplement des rôles provisoires. Il n'y a pas ici de maître et de disciple. Comment pourrait-il y en avoir? Tous sont le Soi. Tous sont pertinents tels qu'ils sont, sans condition aucune.

PetitMoine : "La montagne (sa représentation), qui ne devient plus la montagne (son intérogation) pour redevenir la montagne (et Dieu sait quoi d'autre) est d'ailleurs il me semble une pensée Taoïste, choisie à propos."

Oui oui :)

PetitMoine : "le Zen, c'est le Tao soupoudré d'un tout petit peu de Bouddha"

Oui c'est drôle parce que tellement se disent Bouddistes. Pourtant partout où le bouddhisme est allé, tout le monde a continué ses pratiques d'avant et a juste "saupoudré" d'un peu de Bouddha.
Cependant je ne considérerais pas ce "saupoudrage" comme marginal ou anecdotique. D'une certaine façon le bouddhisme a embrassé énormément de spiritualités sans les modifier sensiblement. Il les a ré-éclairé dans le respect parfait des différences. Toutes se reconnaissent en lui sans avoir eu besoin de changer, à part la couleur des robes (et encore). C'est à vrai dire une grande merveille qui ne peut s'expliquer que par la grâce infinie du Bouddha et son Amour illimité pour toute forme comme étant le Sans-Forme lui-même. La contemplation de ce miracle infinie a de quoi plonger dans un grand émerveillement.

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Messagepar Jagannath » Dim Fév 24, 2013 13:57 pm

PetitMoine : "Concernant le Ki "individuel", je tiens cependant à dire que, suivant ses usages, il devient rapidement "impersonnel" en ce sens qu'une fois les canaux ouverts, le pratiquant ne devient qu'un intermédiaire, une antenne"

Bien sûr, c'est pourquoi nous recommandons ces voies énergétiques aussi. Mais pas très souvent.
Premièrement parce qu'un proposant la voie directe dès le début, si on a un chercheur sincère, il va lui-même intuitivement réclamer ce qui lui manque face à ce questionnement. Si c'est d'une voie énergétique qu'il a besoin, il formulera ce besoin entre les lignes très clairement, il sera alors répondu en fonction.
Le problème cependant de la voie énergétique, c'est qu'elle nécessite absolument un maître accompli qui fasse un suivi. Sans cela soit elle reste sur un niveau superficiel qui apportera un peu de couleur à la recherche mais pas de résultat concret subtil, soit elle devient intense et alors elle est très dangereuse sans un maître accompli pour suivre toutes les étapes. Le danger est largement moindre dans les arts martiaux, mais les résultats subtils sont éventuellement encore plus rares (toujours si il n'y a pas de maître accompli pour guider).
Bien entendu certains parviennent seuls à certains résultats par la voie énergétique, mais ils ne parviennent jamais plus loin que ce qu'ils avaient déjà accompli durant leurs vies antérieures. Sans un maître compétent ils seront bloqués là ou pourront même se faire du mal.
En revanche la voie énergétique a une qualité c'est qu'elle est toujours vérifiable. Il n'y a pas tant de faux maîtres sur cette voie que dans l'advaïta tout simplement parce que si on réclame au faux-maître de léviter par exemple, ou de projeter son Ki etc, il est bien embêté.

PetitMoine : "il ne me semble pas qu'il soit une entrave. Il n'est pas la libération, surtout tant qu'il est recherché, c'est une évidence, mais l'énergie dont nous disposons est, selon mon expérience personnelle, un facteur déterminant"

LA voie énergétique mène à la réalisation, elle finit par inclure la recherche du soi comme nécessaire pour continuer à partir d'un certain stade et beaucoup sont parvenus à l'accomplissement par la voie énergétique. C'est une très bonne chose. Mais c'est aussi très long - les bouddhistes la comparent à une fourmi et la voie directe à un oiseau.

Tu parles de l'énergie dont nous disposons. Comment est née la voie énergétique? Celui qui est sur la voie directe (investigation du soi et dévotion), son corps prend automatiquement la posture nécessaire et son énergie se met naturellement à circuler. Un observateur voit le maître dans une posture et demande : "pourquoi prenez vous telle position?" Le maître répond qu'il n'y a pas de position, qu'il n'y a que Dieu (ou que le Soi). Le chercheur ne comprend pas et réclame d'autres explications à sa portée. Alors le maître explique que dans cette position telle énergie circule de telle façon etc. Le disciple essaye d'imiter et obtient finalement des résultats. Voilà comment est née la voie énergétique. Pour celui qui est sur une voie directe la voie énergétique n'est absolument pas un moyen, c'est seulement une conséquence, un corolaire naturel à la voie directe. Je suis en ce moment de passage dans le monastère de Ramana Maharshi. Il n'a jamais pratiqué le moindre yoga énergétique. Devant l'angoisse de la mort, il a simplement utilisé son discernement pour trouver le Soi. Il a eu tous les signes énergétiques de la réalisation sans avoir jamais rien pratiqué. Il enseignait la voie directe, mais en de rares occasion des pèlerins avancés sur la voie énergétique lui ont posé des questions techniques très avancées. Il répondait à la perfection, il savait absolument tout sur n'importe quel canal etc.

La voie énergétique est une voie d'imitation. On imite les conséquences de l'accomplissement pour atteindre l'accomplissement. C'est une voie assez naturelle car elle est similaire à notre processus d'éducation. Elle est dite "longue", mais il ne faut pas voir cela comme un signe d'infériorité. Ce serait un vilain contre sens de mépriser la voie énergétique pour cette raison. Deux personnes partent à Moscou, l'un en avion, l'autre à vélo. Celui qui part à vélo arrivera peut-être le premier car les circonstances du voyage sont imprévisibles. Chacun doit suivre la voie qui lui correspond : il est peut-être bien plus proche du but qu'il ne croit et il n'arriverait peut-être nulle part en faisant autrement.

Si je donne une voie directe en premier, c'est seulement pour une question d'ordre, pas pour une question de supériorité d'une voie sur l'autre. De plus la voie énergétique est très utile pour le monde : les pratiques qu'elle recommande constituent un grand bienfait pour l'humanité.

PetitMoine : "l'éveil partiel que j'ai connu devant cette disparition (?) de moi-même"

Oui, une expérience de la vacuité. N'est-ce pas merveilleux de n'être personne? Il n'y a rien de plus réjouissant que cela! Après quelques expériences e ce type, les attachements grossiers disparaissent.

PetitMoine : "cette précarité extrème, cette présence sans passé ni futur au monde s'est traduite dès le début du voyage par une énergie considérable, spontanée, au niveau de mon ventre. Ce n'est qu'installé, plus tard, dans ma retraite (et que le "vrai" travail a dû commencer, inséré dans le monde, "incarné" et non plus en survol) et que je l'ai "perdu", que j'ai pris conscience de son importance, d'où, notamment, le travail martial pour le développer à nouveau suivant des bases plus "calmes"."

Oui, le sans forme se révèle, mais il reste à intégrer toute forme au sans-forme jusqu'à leurs racines, leurs graines les plus subtiles. Les débutants en spiritualité croient parfois que la voie énergétique est pour les débutants car elle est parfois décrite comme inférieure (par contre-sens) - c'est une vilaine erreur.

PetitMoine : "Mais il me faut là arrêter de "vendre" le Ki, c'est personnellement un axe central de ma vie et c'est en quoi j'en dis l'importance, pour moi, et la pertinence mais dans cette immensité, ce n'est qu'un point de focalisation"

Tu n'as pas dépassé la limite qui sépare le partage sincère du désir de convaincre. Tu n'es à mon avis pas très sujet à ce genre de confusion ;)

PetitMoine : "Je vais mesurer avec plus de soin la place que je peux prendre dans ces échanges et si il est effectivement des personnes plus pertinentes que moi pour accompagner ici"

Pas plus pertinente, j'ai donné les raisons, c'est tout. Les positions pertinent/pas pertinents sont un jeu divin, comme un théâtre, simplement des rôles provisoires. Il n'y a pas ici de maître et de disciple. Comment pourrait-il y en avoir? Tous sont le Soi. Tous sont pertinents tels qu'ils sont, sans condition aucune.

PetitMoine : "La montagne (sa représentation), qui ne devient plus la montagne (son intérogation) pour redevenir la montagne (et Dieu sait quoi d'autre) est d'ailleurs il me semble une pensée Taoïste, choisie à propos."

Oui oui :)

PetitMoine : "le Zen, c'est le Tao soupoudré d'un tout petit peu de Bouddha"

Oui c'est drôle parce que tellement se disent Bouddistes. Pourtant partout où le bouddhisme est allé, tout le monde a continué ses pratiques d'avant et a juste "saupoudré" d'un peu de Bouddha.
Cependant je ne considérerais pas ce "saupoudrage" comme marginal ou anecdotique. D'une certaine façon le bouddhisme a embrassé énormément de spiritualités sans les modifier sensiblement. Il les a ré-éclairé dans le respect parfait des différences. Toutes se reconnaissent en lui sans avoir eu besoin de changer, à part la couleur des robes (et encore). C'est à vrai dire une grande merveille qui ne peut s'expliquer que par la grâce infinie du Bouddha et son Amour illimité pour toute forme comme étant le Sans-Forme lui-même. La contemplation de ce miracle infinie a de quoi plonger dans un grand émerveillement.

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PetitMoine : "Concernant le Ki "individuel", je tiens cependant à dire que, suivant ses usages, il devient rapidement "impersonnel" en ce sens qu'une fois les canaux ouverts, le pratiquant ne devient qu'un intermédiaire, une antenne"

Bien sûr, c'est pourquoi nous recommandons ces voies énergétiques aussi. Mais pas très souvent.
Premièrement parce qu'un proposant la voie directe dès le début, si on a un chercheur sincère, il va lui-même intuitivement réclamer ce qui lui manque face à ce questionnement. Si c'est d'une voie énergétique qu'il a besoin, il formulera ce besoin entre les lignes très clairement, il sera alors répondu en fonction.
Le problème cependant de la voie énergétique, c'est qu'elle nécessite absolument un maître accompli qui fasse un suivi. Sans cela soit elle reste sur un niveau superficiel qui apportera un peu de couleur à la recherche mais pas de résultat concret subtil, soit elle devient intense et alors elle est très dangereuse sans un maître accompli pour suivre toutes les étapes. Le danger est largement moindre dans les arts martiaux, mais les résultats subtils sont éventuellement encore plus rares (toujours si il n'y a pas de maître accompli pour guider).
Bien entendu certains parviennent seuls à certains résultats par la voie énergétique, mais ils ne parviennent jamais plus loin que ce qu'ils avaient déjà accompli durant leurs vies antérieures. Sans un maître compétent ils seront bloqués là ou pourront même se faire du mal.
En revanche la voie énergétique a une qualité c'est qu'elle est toujours vérifiable. Il n'y a pas tant de faux maîtres sur cette voie que dans l'advaïta tout simplement parce que si on réclame au faux-maître de léviter par exemple, ou de projeter son Ki etc, il est bien embêté.

PetitMoine : "il ne me semble pas qu'il soit une entrave. Il n'est pas la libération, surtout tant qu'il est recherché, c'est une évidence, mais l'énergie dont nous disposons est, selon mon expérience personnelle, un facteur déterminant"

LA voie énergétique mène à la réalisation, elle finit par inclure la recherche du soi comme nécessaire pour continuer à partir d'un certain stade et beaucoup sont parvenus à l'accomplissement par la voie énergétique. C'est une très bonne chose. Mais c'est aussi très long - les bouddhistes la comparent à une fourmi et la voie directe à un oiseau.

Tu parles de l'énergie dont nous disposons. Comment est née la voie énergétique? Celui qui est sur la voie directe (investigation du soi et dévotion), son corps prend automatiquement la posture nécessaire et son énergie se met naturellement à circuler. Un observateur voit le maître dans une posture et demande : "pourquoi prenez vous telle position?" Le maître répond qu'il n'y a pas de position, qu'il n'y a que Dieu (ou que le Soi). Le chercheur ne comprend pas et réclame d'autres explications à sa portée. Alors le maître explique que dans cette position telle énergie circule de telle façon etc. Le disciple essaye d'imiter et obtient finalement des résultats. Voilà comment est née la voie énergétique. Pour celui qui est sur une voie directe la voie énergétique n'est absolument pas un moyen, c'est seulement une conséquence, un corolaire naturel à la voie directe. Je suis en ce moment de passage dans le monastère de Ramana Maharshi. Il n'a jamais pratiqué le moindre yoga énergétique. Devant l'angoisse de la mort, il a simplement utilisé son discernement pour trouver le Soi. Il a eu tous les signes énergétiques de la réalisation sans avoir jamais rien pratiqué. Il enseignait la voie directe, mais en de rares occasion des pèlerins avancés sur la voie énergétique lui ont posé des questions techniques très avancées. Il répondait à la perfection, il savait absolument tout sur n'importe quel canal etc.

La voie énergétique est une voie d'imitation. On imite les conséquences de l'accomplissement pour atteindre l'accomplissement. C'est une voie assez naturelle car elle est similaire à notre processus d'éducation. Elle est dite "longue", mais il ne faut pas voir cela comme un signe d'infériorité. Ce serait un vilain contre sens de mépriser la voie énergétique pour cette raison. Deux personnes partent à Moscou, l'un en avion, l'autre à vélo. Celui qui part à vélo arrivera peut-être le premier car les circonstances du voyage sont imprévisibles. Chacun doit suivre la voie qui lui correspond : il est peut-être bien plus proche du but qu'il ne croit et il n'arriverait peut-être nulle part en faisant autrement.

Si je donne une voie directe en premier, c'est seulement pour une question d'ordre, pas pour une question de supériorité d'une voie sur l'autre. De plus la voie énergétique est très utile pour le monde : les pratiques qu'elle recommande constituent un grand bienfait pour l'humanité.

PetitMoine : "l'éveil partiel que j'ai connu devant cette disparition (?) de moi-même"

Oui, une expérience de la vacuité. N'est-ce pas merveilleux de n'être personne? Il n'y a rien de plus réjouissant que cela! Après quelques expériences e ce type, les attachements grossiers disparaissent.

PetitMoine : "cette précarité extrème, cette présence sans passé ni futur au monde s'est traduite dès le début du voyage par une énergie considérable, spontanée, au niveau de mon ventre. Ce n'est qu'installé, plus tard, dans ma retraite (et que le "vrai" travail a dû commencer, inséré dans le monde, "incarné" et non plus en survol) et que je l'ai "perdu", que j'ai pris conscience de son importance, d'où, notamment, le travail martial pour le développer à nouveau suivant des bases plus "calmes"."

Oui, le sans forme se révèle, mais il reste à intégrer toute forme au sans-forme jusqu'à leurs racines, leurs graines les plus subtiles. Les débutants en spiritualité croient parfois que la voie énergétique est pour les débutants car elle est parfois décrite comme inférieure (par contre-sens) - c'est une vilaine erreur.

PetitMoine : "Mais il me faut là arrêter de "vendre" le Ki, c'est personnellement un axe central de ma vie et c'est en quoi j'en dis l'importance, pour moi, et la pertinence mais dans cette immensité, ce n'est qu'un point de focalisation"

Tu n'as pas dépassé la limite qui sépare le partage sincère du désir de convaincre. Tu n'es à mon avis pas très sujet à ce genre de confusion ;)

PetitMoine : "Je vais mesurer avec plus de soin la place que je peux prendre dans ces échanges et si il est effectivement des personnes plus pertinentes que moi pour accompagner ici"

Pas plus pertinente, j'ai donné les raisons, c'est tout. Les positions pertinent/pas pertinents sont un jeu divin, comme un théâtre, simplement des rôles provisoires. Il n'y a pas ici de maître et de disciple. Comment pourrait-il y en avoir? Tous sont le Soi. Tous sont pertinents tels qu'ils sont, sans condition aucune.

PetitMoine : "La montagne (sa représentation), qui ne devient plus la montagne (son intérogation) pour redevenir la montagne (et Dieu sait quoi d'autre) est d'ailleurs il me semble une pensée Taoïste, choisie à propos."

Oui oui :)

PetitMoine : "le Zen, c'est le Tao soupoudré d'un tout petit peu de Bouddha"

Oui c'est drôle parce que tellement se disent Bouddistes. Pourtant partout où le bouddhisme est allé, tout le monde a continué ses pratiques d'avant et a juste "saupoudré" d'un peu de Bouddha.
Cependant je ne considérerais pas ce "saupoudrage" comme marginal ou anecdotique. D'une certaine façon le bouddhisme a embrassé énormément de spiritualités sans les modifier sensiblement. Il les a ré-éclairé dans le respect parfait des différences. Toutes se reconnaissent en lui sans avoir eu besoin de changer, à part la couleur des robes (et encore). C'est à vrai dire une grande merveille qui ne peut s'expliquer que par la grâce infinie du Bouddha et son Amour illimité pour toute forme comme étant le Sans-Forme lui-même. La contemplation de ce miracle infinie a de quoi plonger dans un grand émerveillement.

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PetitMoine : "Concernant le Ki "individuel", je tiens cependant à dire que, suivant ses usages, il devient rapidement "impersonnel" en ce sens qu'une fois les canaux ouverts, le pratiquant ne devient qu'un intermédiaire, une antenne"

Bien sûr, c'est pourquoi nous recommandons ces voies énergétiques aussi. Mais pas très souvent.
Premièrement parce qu'un proposant la voie directe dès le début, si on a un chercheur sincère, il va lui-même intuitivement réclamer ce qui lui manque face à ce questionnement. Si c'est d'une voie énergétique qu'il a besoin, il formulera ce besoin entre les lignes très clairement, il sera alors répondu en fonction.
Le problème cependant de la voie énergétique, c'est qu'elle nécessite absolument un maître accompli qui fasse un suivi. Sans cela soit elle reste sur un niveau superficiel qui apportera un peu de couleur à la recherche mais pas de résultat concret subtil, soit elle devient intense et alors elle est très dangereuse sans un maître accompli pour suivre toutes les étapes. Le danger est largement moindre dans les arts martiaux, mais les résultats subtils sont éventuellement encore plus rares (toujours si il n'y a pas de maître accompli pour guider).
Bien entendu certains parviennent seuls à certains résultats par la voie énergétique, mais ils ne parviennent jamais plus loin que ce qu'ils avaient déjà accompli durant leurs vies antérieures. Sans un maître compétent ils seront bloqués là ou pourront même se faire du mal.
En revanche la voie énergétique a une qualité c'est qu'elle est toujours vérifiable. Il n'y a pas tant de faux maîtres sur cette voie que dans l'advaïta tout simplement parce que si on réclame au faux-maître de léviter par exemple, ou de projeter son Ki etc, il est bien embêté.

PetitMoine : "il ne me semble pas qu'il soit une entrave. Il n'est pas la libération, surtout tant qu'il est recherché, c'est une évidence, mais l'énergie dont nous disposons est, selon mon expérience personnelle, un facteur déterminant"

LA voie énergétique mène à la réalisation, elle finit par inclure la recherche du soi comme nécessaire pour continuer à partir d'un certain stade et beaucoup sont parvenus à l'accomplissement par la voie énergétique. C'est une très bonne chose. Mais c'est aussi très long - les bouddhistes la comparent à une fourmi et la voie directe à un oiseau.

Tu parles de l'énergie dont nous disposons. Comment est née la voie énergétique? Celui qui est sur la voie directe (investigation du soi et dévotion), son corps prend automatiquement la posture nécessaire et son énergie se met naturellement à circuler. Un observateur voit le maître dans une posture et demande : "pourquoi prenez vous telle position?" Le maître répond qu'il n'y a pas de position, qu'il n'y a que Dieu (ou que le Soi). Le chercheur ne comprend pas et réclame d'autres explications à sa portée. Alors le maître explique que dans cette position telle énergie circule de telle façon etc. Le disciple essaye d'imiter et obtient finalement des résultats. Voilà comment est née la voie énergétique. Pour celui qui est sur une voie directe la voie énergétique n'est absolument pas un moyen, c'est seulement une conséquence, un corolaire naturel à la voie directe. Je suis en ce moment de passage dans le monastère de Ramana Maharshi. Il n'a jamais pratiqué le moindre yoga énergétique. Devant l'angoisse de la mort, il a simplement utilisé son discernement pour trouver le Soi. Il a eu tous les signes énergétiques de la réalisation sans avoir jamais rien pratiqué. Il enseignait la voie directe, mais en de rares occasion des pèlerins avancés sur la voie énergétique lui ont posé des questions techniques très avancées. Il répondait à la perfection, il savait absolument tout sur n'importe quel canal etc.

La voie énergétique est une voie d'imitation. On imite les conséquences de l'accomplissement pour atteindre l'accomplissement. C'est une voie assez naturelle car elle est similaire à notre processus d'éducation. Elle est dite "longue", mais il ne faut pas voir cela comme un signe d'infériorité. Ce serait un vilain contre sens de mépriser la voie énergétique pour cette raison. Deux personnes partent à Moscou, l'un en avion, l'autre à vélo. Celui qui part à vélo arrivera peut-être le premier car les circonstances du voyage sont imprévisibles. Chacun doit suivre la voie qui lui correspond : il est peut-être bien plus proche du but qu'il ne croit et il n'arriverait peut-être nulle part en faisant autrement.

Si je donne une voie directe en premier, c'est seulement pour une question d'ordre, pas pour une question de supériorité d'une voie sur l'autre. De plus la voie énergétique est très utile pour le monde : les pratiques qu'elle recommande constituent un grand bienfait pour l'humanité.

PetitMoine : "l'éveil partiel que j'ai connu devant cette disparition (?) de moi-même"

Oui, une expérience de la vacuité. N'est-ce pas merveilleux de n'être personne? Il n'y a rien de plus réjouissant que cela! Après quelques expériences e ce type, les attachements grossiers disparaissent.

PetitMoine : "cette précarité extrème, cette présence sans passé ni futur au monde s'est traduite dès le début du voyage par une énergie considérable, spontanée, au niveau de mon ventre. Ce n'est qu'installé, plus tard, dans ma retraite (et que le "vrai" travail a dû commencer, inséré dans le monde, "incarné" et non plus en survol) et que je l'ai "perdu", que j'ai pris conscience de son importance, d'où, notamment, le travail martial pour le développer à nouveau suivant des bases plus "calmes"."

Oui, le sans forme se révèle, mais il reste à intégrer toute forme au sans-forme jusqu'à leurs racines, leurs graines les plus subtiles. Les débutants en spiritualité croient parfois que la voie énergétique est pour les débutants car elle est parfois décrite comme inférieure (par contre-sens) - c'est une vilaine erreur.

PetitMoine : "Mais il me faut là arrêter de "vendre" le Ki, c'est personnellement un axe central de ma vie et c'est en quoi j'en dis l'importance, pour moi, et la pertinence mais dans cette immensité, ce n'est qu'un point de focalisation"

Tu n'as pas dépassé la limite qui sépare le partage sincère du désir de convaincre. Tu n'es à mon avis pas très sujet à ce genre de confusion ;)

PetitMoine : "Je vais mesurer avec plus de soin la place que je peux prendre dans ces échanges et si il est effectivement des personnes plus pertinentes que moi pour accompagner ici"

Pas plus pertinente, j'ai donné les raisons, c'est tout. Les positions pertinent/pas pertinents sont un jeu divin, comme un théâtre, simplement des rôles provisoires. Il n'y a pas ici de maître et de disciple. Comment pourrait-il y en avoir? Tous sont le Soi. Tous sont pertinents tels qu'ils sont, sans condition aucune.

PetitMoine : "La montagne (sa représentation), qui ne devient plus la montagne (son intérogation) pour redevenir la montagne (et Dieu sait quoi d'autre) est d'ailleurs il me semble une pensée Taoïste, choisie à propos."

Oui oui :)

PetitMoine : "le Zen, c'est le Tao soupoudré d'un tout petit peu de Bouddha"

Oui c'est drôle parce que tellement se disent Bouddistes. Pourtant partout où le bouddhisme est allé, tout le monde a continué ses pratiques d'avant et a juste "saupoudré" d'un peu de Bouddha.
Cependant je ne considérerais pas ce "saupoudrage" comme marginal ou anecdotique. D'une certaine façon le bouddhisme a embrassé énormément de spiritualités sans les modifier sensiblement. Il les a ré-éclairé dans le respect parfait des différences. Toutes se reconnaissent en lui sans avoir eu besoin de changer, à part la couleur des robes (et encore). C'est à vrai dire une grande merveille qui ne peut s'expliquer que par la grâce infinie du Bouddha et son Amour illimité pour toute forme comme étant le Sans-Forme lui-même. La contemplation de ce miracle infinie a de quoi plonger dans un grand émerveillement.

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PetitMoine : "Concernant le Ki "individuel", je tiens cependant à dire que, suivant ses usages, il devient rapidement "impersonnel" en ce sens qu'une fois les canaux ouverts, le pratiquant ne devient qu'un intermédiaire, une antenne"

Bien sûr, c'est pourquoi nous recommandons ces voies énergétiques aussi. Mais pas très souvent.
Premièrement parce qu'un proposant la voie directe dès le début, si on a un chercheur sincère, il va lui-même intuitivement réclamer ce qui lui manque face à ce questionnement. Si c'est d'une voie énergétique qu'il a besoin, il formulera ce besoin entre les lignes très clairement, il sera alors répondu en fonction.
Le problème cependant de la voie énergétique, c'est qu'elle nécessite absolument un maître accompli qui fasse un suivi. Sans cela soit elle reste sur un niveau superficiel qui apportera un peu de couleur à la recherche mais pas de résultat concret subtil, soit elle devient intense et alors elle est très dangereuse sans un maître accompli pour suivre toutes les étapes. Le danger est largement moindre dans les arts martiaux, mais les résultats subtils sont éventuellement encore plus rares (toujours si il n'y a pas de maître accompli pour guider).
Bien entendu certains parviennent seuls à certains résultats par la voie énergétique, mais ils ne parviennent jamais plus loin que ce qu'ils avaient déjà accompli durant leurs vies antérieures. Sans un maître compétent ils seront bloqués là ou pourront même se faire du mal.
En revanche la voie énergétique a une qualité c'est qu'elle est toujours vérifiable. Il n'y a pas tant de faux maîtres sur cette voie que dans l'advaïta tout simplement parce que si on réclame au faux-maître de léviter par exemple, ou de projeter son Ki etc, il est bien embêté.

PetitMoine : "il ne me semble pas qu'il soit une entrave. Il n'est pas la libération, surtout tant qu'il est recherché, c'est une évidence, mais l'énergie dont nous disposons est, selon mon expérience personnelle, un facteur déterminant"

LA voie énergétique mène à la réalisation, elle finit par inclure la recherche du soi comme nécessaire pour continuer à partir d'un certain stade et beaucoup sont parvenus à l'accomplissement par la voie énergétique. C'est une très bonne chose. Mais c'est aussi très long - les bouddhistes la comparent à une fourmi et la voie directe à un oiseau.

Tu parles de l'énergie dont nous disposons. Comment est née la voie énergétique? Celui qui est sur la voie directe (investigation du soi et dévotion), son corps prend automatiquement la posture nécessaire et son énergie se met naturellement à circuler. Un observateur voit le maître dans une posture et demande : "pourquoi prenez vous telle position?" Le maître répond qu'il n'y a pas de position, qu'il n'y a que Dieu (ou que le Soi). Le chercheur ne comprend pas et réclame d'autres explications à sa portée. Alors le maître explique que dans cette position telle énergie circule de telle façon etc. Le disciple essaye d'imiter et obtient finalement des résultats. Voilà comment est née la voie énergétique. Pour celui qui est sur une voie directe la voie énergétique n'est absolument pas un moyen, c'est seulement une conséquence, un corolaire naturel à la voie directe. Je suis en ce moment de passage dans le monastère de Ramana Maharshi. Il n'a jamais pratiqué le moindre yoga énergétique. Devant l'angoisse de la mort, il a simplement utilisé son discernement pour trouver le Soi. Il a eu tous les signes énergétiques de la réalisation sans avoir jamais rien pratiqué. Il enseignait la voie directe, mais en de rares occasion des pèlerins avancés sur la voie énergétique lui ont posé des questions techniques très avancées. Il répondait à la perfection, il savait absolument tout sur n'importe quel canal etc.

La voie énergétique est une voie d'imitation. On imite les conséquences de l'accomplissement pour atteindre l'accomplissement. C'est une voie assez naturelle car elle est similaire à notre processus d'éducation. Elle est dite "longue", mais il ne faut pas voir cela comme un signe d'infériorité. Ce serait un vilain contre sens de mépriser la voie énergétique pour cette raison. Deux personnes partent à Moscou, l'un en avion, l'autre à vélo. Celui qui part à vélo arrivera peut-être le premier car les circonstances du voyage sont imprévisibles. Chacun doit suivre la voie qui lui correspond : il est peut-être bien plus proche du but qu'il ne croit et il n'arriverait peut-être nulle part en faisant autrement.

Si je donne une voie directe en premier, c'est seulement pour une question d'ordre, pas pour une question de supériorité d'une voie sur l'autre. De plus la voie énergétique est très utile pour le monde : les pratiques qu'elle recommande constituent un grand bienfait pour l'humanité.

PetitMoine : "l'éveil partiel que j'ai connu devant cette disparition (?) de moi-même"

Oui, une expérience de la vacuité. N'est-ce pas merveilleux de n'être personne? Il n'y a rien de plus réjouissant que cela! Après quelques expériences de ce type, les attachements grossiers disparaissent, le corps physique n'est alors plus le sujet d'identification principal, l'identification commence à devenir "impersonnelle" (subtile).

PetitMoine : "cette précarité extrême, cette présence sans passé ni futur au monde s'est traduite dès le début du voyage par une énergie considérable, spontanée, au niveau de mon ventre. Ce n'est qu'installé, plus tard, dans ma retraite (et que le "vrai" travail a dû commencer, inséré dans le monde, "incarné" et non plus en survol) et que je l'ai "perdu", que j'ai pris conscience de son importance, d'où, notamment, le travail martial pour le développer à nouveau suivant des bases plus "calmes"."

Oui, le sans forme se révèle, mais il reste à intégrer toute forme au sans-forme jusqu'à leurs racines, leurs graines les plus subtiles. Sans cela l'expérience garde un aspect éphémère. Les débutants en spiritualité croient parfois que la voie énergétique est pour les débutants car elle est parfois décrite comme inférieure (par contre-sens) - c'est une vilaine erreur.
Et en effet il faut se confronter au monde le moment venu, sans cela on se complait dans un accomplissement... incomplet!

PetitMoine : "Mais il me faut là arrêter de "vendre" le Ki, c'est personnellement un axe central de ma vie et c'est en quoi j'en dis l'importance, pour moi, et la pertinence mais dans cette immensité, ce n'est qu'un point de focalisation"

Tu n'as pas dépassé la limite qui sépare le partage sincère du désir de convaincre. Tu n'es à mon avis pas très sujet à ce genre de confusion ;)

PetitMoine : "Je vais mesurer avec plus de soin la place que je peux prendre dans ces échanges et si il est effectivement des personnes plus pertinentes que moi pour accompagner ici"

Pas plus pertinente, j'ai donné les raisons, c'est tout. Les positions pertinent/pas pertinents sont un jeu divin, comme un théâtre, simplement des rôles provisoires. Il n'y a pas ici de maître et de disciple. Comment pourrait-il y en avoir? Tous sont le Soi. Tous sont pertinents tels qu'ils sont, sans condition aucune. Chacun est la pure incarnation de la vérité.

PetitMoine : "La montagne (sa représentation), qui ne devient plus la montagne (son intérogation) pour redevenir la montagne (et Dieu sait quoi d'autre) est d'ailleurs il me semble une pensée Taoïste, choisie à propos."

Oui oui :)

PetitMoine : "le Zen, c'est le Tao soupoudré d'un tout petit peu de Bouddha"

Oui c'est drôle parce que tellement se disent Bouddistes. Pourtant partout où le bouddhisme est allé, tout le monde a continué ses pratiques d'avant et a juste "saupoudré" d'un peu de Bouddha.
Cependant je ne considérerais pas ce "saupoudrage" comme marginal ou anecdotique. D'une certaine façon le bouddhisme a embrassé énormément de spiritualités sans les modifier sensiblement. Il les a ré-éclairé dans le respect parfait des différences. Toutes se reconnaissent en lui sans avoir eu besoin de changer, à part la couleur des robes (et encore). C'est à vrai dire une grande merveille qui ne peut s'expliquer que par la grâce infinie du Bouddha et son Amour illimité pour toute forme et toute différence comme étant le Sans-Forme indifférencié lui-même. La contemplation de ce miracle infini a de quoi plonger dans un grand émerveillement.

Exolide
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Messagepar Exolide » Jeu Fév 28, 2013 18:19 pm

Exo : "- Un esprit est -il une âme ?"

A quoi sert qu'on réponde à cette question? Tu ne sais pas ce qu'est une âme, donc cela ne fait qu'apporter de nouvelles questions et c'est sans fin. Je veux bien répondre aux questions de curiosité, mais à condition au moins que ma réponse ne soit pas totalement vide de sens dans ton esprit.

Cela n'a aucune importance que tu affirmes qu'un esprit est une âme ou n'en est pas une, si tu ne sais pas ce qu'est une âme. Comment savoir ce qu'est une âme? Es-tu une âme toi-même? Si tu es une âme alors connais cette âme et tu connaitras les autres âmes. Si non, connais la source de cette âme et tu connaitras toutes les âmes.


Je ne prétends pas savoir ce qu’est une âme ou un esprit, ma question est de savoir si ce sont 2 mots qui désignent la même chose.

J’essaie de récolter les pièces du puzzle qui me permettront d’avoir une vue plus complète.

M’obstiner à vouloir comprendre une réponse que je ne comprends pas, n’est ce pas ça le plus absurde ?


Il me manque quelque chose pour comprendre. D’où mes autres questions, certains détails peuvent être une clé pour la compréhension.

Exo : "- A t-il forcément eu une vie humaine ? Ou peut il venir d'ailleurs ?"

Où es-tu toi-même? Vois qui tu es et où tu es toi-même, tu sauras alors si des âmes peuvent venir d'ailleurs. Cherche la source du "je".
Il est absolument impossible de comprendre ce dont on parle si on ne se connait pas soi-même. On parle d'esprits, d'âmes etc. mais on n'a aucune idée du sens de ces mots. Alors cela nous avance à quoi de s'entendre dire : "oui, l'esprit est une âme" ou le contraire? On s'imagine alors savant et on accroit notre vanité, mais aucun savoir réel ne peut sortir de ce genre de discussion tant que le soi est inconnu.

Exo : "- Ne doit il pas se réincarner ? Ou bien certains esprit èrent t-ils sans but ?"


Et toi, as-tu un but avant de vouloir connaître ceux des autres?


Vouloir connaître les autres ne revient il pas à chercher à se connaître soi même ?

Exo : "J'ai lu la plupart des livres de Bernard Werber"

Mais enfin de sont des romans, des fictions! Il n'est pas du tout question ici d'enseignement spirituel! Si ces livres font se poser des questions, c'est bien, mais le contenu n'a rien d'un enseignement spirituel, c'est une fiction pour donner lieu à un roman, pour vendre du papier et gagner de l'argent - ou, au mieux, pour distraire les gens de façon intelligente. Weber est malin. Ses thèmes sont excellents. Il tourne les choses de sortes que cela semble réel. Mais lorsque les gens se mettent à le prendre pour un maître spirituel, il a aussi l'art de ne pas les détromper. C'est un mensonge par omission qui peut causer aussi beaucoup de torts. Car ces romans ont une grande valeur pourvu qu'ils ne franchissement pas cette ligne de l'honnêteté intellectuelle vis à vis des lecteurs. Ils font poser de bonnes questions qui peuvent mener à une recherche authentique. Mais ils ne constituent absolument pas une réponse à ces questions et c'est là où une bonne oeuvre peut devenir une dangereuse tromperie.


Oui , il ne me semble pas en avoir parlé comme d’une bible ou d’un maitre spirituel. Je voulais juste soulever des questions que le roman m’a fait me poser.


Exo : "Dedans il parle de Karma concernant les âmes jusqu'à arriver à l'état d'ange dont la mission est de veiller sur plusieurs personnes et de les faire évoluer dans leur karma ( si je me souviens bien .. dsl si mes souvenirs sont altérés )
Je sais qu'il tire ses romans de plusieurs traditions ( notamment bouddhiste il me semble ) Et je ne savais pas trop quel tri faire dans ces informations.."

Toutes les traditions sont d'accord sur un point : il faut se connaître soi-même. Parler d'âme etc permet de se poser finalement la question : "Qu'est-ce qu'une âme? Si je veux le savoir je dois comprendre qui je suis!" C'est la seule vraie utilité de toutes ces théories sur les âmes. Car tant que tu n'as pas répondu à cette question essentielle, tout le discours est complètement creux et vide de sens. Il faut que tu réfléchisses à ça et que tu prennes conscience que tu poses des questions en étant dans l'impossibilité de comprendre la réponse parce que tu parles d'objets comme si tu les connaissais alors que tu n'en sais rien, absolument rien.

Comprends donc déjà ce qu'est une âme en trouvant qui tu es toi-même.

Exo : "Est ce réel que les âmes évoluent selon un karma d'abord minéral, végétal, animal puis humain et enfin .. ange ?"

Ceux qui n'ont pas fait le travail de compréhension pour savoir réellement ce qu'est une âme, se querellent sans fin pour savoir si une âme passe ou non par tous ces stades successifs. Chacun veut avoir raison en affirmant qu'une âme fait ceci ou cela. Quel intérêt d'avoir le dernier mot à propos des âmes si on ne sait même pas ce qu'est une âme? Certaines traditions affirment que oui, d'autres que non, car elles adoptent des points de vue différents. Toutes ces querelles sont totalement inintéressantes pour celui qui comprend le sens de ces mots car la connaissance de toutes les âmes et de leur origine et de leur devenir est incluse dans la connaissance de soi-même.

Exo : "Quel est la place et le but de l'existence des malades mentaux ?"

La même que celle de ceux que l'on ne déclare pas malades mentaux.

Exo : "je pense aux détraqués sexuels, aux serials killers, et aussi simplement aux autres maladies mentales qui empêchent de raisonner et donc de s'élever"

S'il fallait raisonner pour s'élever, alors les âmes ne pourraient pas passer du stade végétal au stade animal par exemple. Il y a tellement de contradictions dans tes questions! Si je donne des réponses, tu n'y verra que de nouvelles contradictions et tu seras encore plus agitée!

Exo : "Dans l'empire des anges, B.W nous dit que c'est un passage de punition pour de mauvaises actions dans une précédente vie.. J'ai du mal à adhérer à cette idée."

Il n'y a pas de punition, ce qui arrive est uniquement un effet mécanique. Si tu jettes en l'air une barre de fer sans réfléchir, elle te retombe dessus. c'est la loi de l'action et de la réaction. L'idée de punition est un contresens. Mais il est vrai que ce qui se produit est seulement et uniquement le résultat des actions passées. Karma n'a aucune connotation morale. Karma en sanskrit signifie : action. La loi du Karma est simplement la loi de l'action et de la réaction qui est la loi suprême qui régit à la fois la spiritualité et la physique.

Exo : "Si l'on agit mal, la meilleure façon de se racheter est de se repentir et faire de bonnes actions sincèrement pour équilibrer le mal que l'on a fait non ?"

En essayant de corriger du karma on ne fait que rajouter du karma. On n'annule rien. Il faut abandonner tout karma et rester le Soi.

Exo : "Sans souvenirs d'une vie précédente, quel est le sens de cette punition ?"

L'oubli lui-même est le résultat des actions passées. Il n'est pas extérieur au problème. Il faut comprendre que nous sommes dans un cycle de souffrances sans fin et que notre sentiment individuel en est la cause. En abandonnant le sentiment individuel on abandonne le karma et la paix règne.


Qu’est ce que le sentiment individuel ?
Le fait d’avoir le sentiment d’être unique ? De ne penser qu’à travers sa propre existence ?



Exo : "Bon..cela fait déjà beaucoup de questions et je me sens atteinte de questionnite aigue."

Tu es lucide ma parole :)
Il n'y a pas d'objection à ce que tu poses tes questions. Je ne te demande pas de faire semblant de comprendre les réponses en te forçant à ne plus poser de questions, cela ne marcherait pas. Je ne suis pas dupe du tout de ce genre de faux-semblant. Si les réponses sont vraiment comprises, les questions ne se poseront plus. Continue donc de poser tes questions, mais... ne pas faire semblant d'avoir compris, cela ne veut pas dire ne pas essayer de comprendre. Donc tu dois aussi essayer vraiment de comprendre, pas seulement poser d'autres questions. Autrement je m'en apercevrai et je n'aurai plus du tout envie de te répondre.


Je ne fais pas semblant d’avoir compris et je m’excuse s’il t’a semblé percevoir cela. J’ai bien compris que ce qui doit m’interesser est ce qu’est le soi. La source du Je.
J’ai beau tourner ces mots dans tous les sens, ils ne font pas encore écho chez moi ..
Alors j’essaie de me mettre sur la voie en faisant du tri dans mes croyances et j’espère qu’en posant d’autres questions, je vais peut être avoir des indices qui m’aideront à saisir le sens de la réponse absolue. C’est de la pédagogie appliquée à soi même.

J’essaie de faire varier ta réponse pour la rendre accessible à ma compréhension, malheureusement elle n’évolue pas beaucoup quelques soient mes questions…



Exo : "euh ... LES Dieux ?"

Comprend le sens de la phrase. Quel que soit le dieu que tu considères, qu'il soit unique ou pas, qu'il soit sans forme ou avec une longue barbe, qu'il punisse ou qu'il ne punisse pas, si tu te connais toi-même, alors ce que tu nommes "dieu" sera connu. Voilà le sens de la phrase, cela n'a rien à voir avec le polythéisme ; les grecs qui avaient la connaissance spirituelle en ce temps là, contrairement à ce que la propagande chrétienne a fait croire, savaient qu'il n'y a que Dieu (unique) et que les "dieux" sont seulement des approches différentes de Dieu (unique).

Exo : "J'ai été fascinée par la mythologie grecque étant jeune ado, mais la plupart des religions polytheistes parlent de Dieux habités par des sentiments propres à l'humain, la colère, la jalousie, la haine, l'amour."

De ce point de vue là l'ancien testament n'est pas révolutionnaire, le Dieu des juifs y apparait tout à fait avec les mêmes sentiments! Le Koran idem. Celui des témoins de Jeovah aussi. Dans le nouveau testament aussi. Etc.

Exo : "Alors qui sont ces Dieux dont tu parles ?"

La réponse est déjà donnée : "connais-toi toi-même et tu connaitras l'univers et les dieux".
Le discours intellectuel ne peut pas répondre à la question "qui est dieu"! Il est évident que Dieu étant illimité, l'intellect qui est limité ne peut pas le connaître. Il faut donc renoncer à cette vanité intellectuelle pour connaître Dieu et le connaître directement. Pour le connaître directement il faut déjà se connaître soi-même.

Exo : "Et toi, quelle est ta quête ?"

La connaissance de soi est la quête de tous. Poursuivre des objets sans connaître le sujet qui les poursuit revient à gâcher sa vie à accumuler des choses qu'on est certain de perdre, c'est à dire à préparer son malheur selon la loi de l'action et de la réaction. Celui qui connait le sujet est libéré de ce cycle (samsara).


J'ai besoin de plus de temps pour réfléchir ( j'étais et suis toujours malade et j'éprouve certaines difficultés à me concentrer pour l'instant ) Merci en tout cas de m'avoir répondu. Je reprendrai le sujet un peu plus tard.

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Messagepar Jagannath » Ven Mar 01, 2013 2:56 am

Exo : "Je ne prétends pas savoir ce qu’est une âme ou un esprit, ma question est de savoir si ce sont 2 mots qui désignent la même chose."

Si tu sais ce qu'ils veulent dire alors tu sauras s'ils désignent la même chose, et cela est connu par la connaissance de soi. Pourquoi tergiverser éternellement?

Exo : "J’essaie de récolter les pièces du puzzle qui me permettront d’avoir une vue plus complète."

La vue complète n'est pas possible à obtenir ainsi. Ce qui est au delà de l'intellect ne peut pas être saisi par la méthode intellectuelle, de même qu'une vague, même un tsunami, ne pourra jamais se saisir de l'océan en entier. Ta conception intellectuelle n'est qu'une vague sur le Soi, jamais elle ne peut saisir le soi. Il n'y a réellement aucune issue par cette méthode. Je sais que tu ne peux pas abandonner cette idée, que tu crois que l'intellect peut tout attraper... Et bien essaye quand même de l'abandonner, sans cela, tu n'auras jamais jamais les réponses auxquelles tu aspires.

Exo : "M’obstiner à vouloir comprendre une réponse que je ne comprends pas, n’est ce pas ça le plus absurde ?"

Obstine-toi, mais par la recherche intérieure, pas par l'intellect. L'intellect ne sais faire que pure abstraction, alors que le soi est absolument réel, bien plus tangible qu'un caillou dans le creux de la main.

Exo : "Il me manque quelque chose pour comprendre."

Ce qui manque t'a déjà été indiqué : remplacer l'abstraction intellectuelle par une investigation intérieure tangible. Mais tu refuses.

Exo : "D’où mes autres questions, certains détails peuvent être une clé pour la compréhension."

Non car il n'y a rien à comprendre, il faut faire l'expérience. Tu ne veux pas admettre cela.

Exo : "J’ai beau tourner ces mots dans tous les sens, ils ne font pas encore écho chez moi .."

Il faut abandonner les mots qui sont pures abstractions fictives de l'intellect et chercher quelque chose de réel.

Exo : "Alors j’essaie de me mettre sur la voie en faisant du tri dans mes croyances et j’espère qu’en posant d’autres questions, je vais peut être avoir des indices qui m’aideront à saisir le sens de la réponse absolue. C’est de la pédagogie appliquée à soi même."

En réalité il faudra que tu continues de poser des questions tant que tu n'auras pas abandonné la conviction infondée que l'intellect a le moindre pouvoir pour connaître le soi. Toutes ces questions/réponses ont finalement un seul but : acquérir la conviction que l'intellect est absolument impuissant pour passer à une recherche réelle. Pourquoi ne pas l'admettre tout de suite plutôt que de parler pendant des heures?

Exo : "J’essaie de faire varier ta réponse pour la rendre accessible à ma compréhension, malheureusement elle n’évolue pas beaucoup quelques soient mes questions…"

Oui parce que la réponse tu ne veux pas l'admettre :)
Ne t'en fais pas c'est naturel. Il en va ainsi. Cela ne m'ennuie pas du tout. Je suis content que tu insistes, c'est déjà un bon signe.

Exo : "Vouloir connaître les autres ne revient il pas à chercher à se connaître soi-même ?"

Oui mais c'est comme l'homme qui a perdu ses clés sur un trottoir et qui les cherches sur le trottoir d'en face sous prétexte qu'il est éclairé. Cela peut-il marcher? Finalement si on est vraiment déterminé, par cette méthode, on finit par rencontrer un "autre", qui nous dit de chercher en soi-même. On peut dire que la méthode de chercher à l'extérieur est efficace seulement si lorsque cet extérieur finit finalement par nous dire de chercher à l'intérieur, nous l'écoutons.

Exo : "J'ai besoin de plus de temps pour réfléchir, j'étais et suis toujours malade"

Qui est malade?

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Messagepar miangi » Jeu Mar 14, 2013 11:25 am

Exolide:

Ton message m'a beaucoup touché, cela ressemble beaucoup aux questions que je me suis posé,
J'en suis venu a la conclusion qu'il ne faut pas écouter que les mots (parole) car c'est un langage restreint, mais ressentir...
Ainsi pour ma part le feu peut être purificateur comme il est destructeur, l'eau peut donner la vie comme elle peut la reprendre...
En tant qu'être humain nous sommes limité, mais il y a la possibilité de s'étendre un peu...
Apprend a ne pas tout mettre dans une case, la magie (j’emploie le terme magie pour tout ce qui touche a ésotérisme, aux sciences occulte... .... ....) il y en a beaucoup de sorte différente, et ce que l'on appelle les sciences occulte n'ai pas de la magie noire mais ce sont simplement les sciences caché aux profane, la vrais magie n'a pas de couleur, les couleurs que l'on met est une représentation, une analogie, tout est une aide a mettre sa volonté en œuvre, en effet on peut travaillé sans outil, mais les outils aide a mettre plus de force...
La magie n'est pas mauvaise, c'est ce que tu en fais et comment tu le fais qui peut être mauvais ou bien!!!
Ainsi pour expliquer mon point de vu, quelqu'un qui se dit une bonne sorcière (sorcière n'est qu'un mot, une fois de plus) et qui jette un sort pour que l'être aimé revienne est mal, par contre si elle fait un rituel pour retrouver le bonheur et que la personne qui lui est destiné se présente a elle, là a mon avis c'est bon...
Pour ma part j'aime la magie naturel, dans cette magie tu peux soigner (le corps et l'âme) avec des plantes (toi qui aime la nature) il y a aussi les pierres est beaucoup d'autre chose, l'astrologie est intéressant aussi, la voyance, les prophétie cela peut aider, Dieu dans le premier testament a puni Babylone, pour les faut prophète qui parler en son nom (alors qu'il ne leur avait rien dit) et des voyantes qui le fessais pour s'enrichir avec des mensonges en plus...
Bref la magie n'est pas contre la foi, c'est comment et pourquoi tu la pratique qui fait que c'est bien ou mal...
Il faut toujours bien réfléchir a ce que l'on fait et prendre son temps ne pas se précipité...
volonté osé spiritualité connaiss. sagesse
miangi


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