Cèdre

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L'Archiviste
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Cèdre du Liban et L'If -- Auteur : Lmia

Messagepar L'Archiviste » Dim Juin 25, 2006 22:07 pm

[propriétés du Cèdre, Thuya, if, Cèdre du Liban]

Sujet : Cèdre du Liban et L'If -- Auteur : Lmia
Date : 17/11/2004, 22H45

Arbre biblique noble et majestueux, le Cèdre du Liban est un conifère aux branches puissantes et étagées horizontalement qui appartient au patrimoine naturel et historique de l’humanité.

Originaire du Proche-Orient, son nom évoque à lui seul les civilisations anciennes. Tout au long de l’antiquité, les Égyptiens, les Phéniciens, les Grecs, les Romains utilisèrent en grandes quantités le bois de Cèdre du Liban pour ses nombreuses qualités afin de construire leurs bateaux, charpentes, cercueils etc. Cet arbre pouvant vivre plus de 2000 ans fut si longtemps exploité, qu’il a aujourd’hui presque complètement disparu de sa patrie d’origine dont l’emblème du drapeau national demeure un Cèdre du Liban. Son introduction en Europe eu lieu en 1683. C'est ainsi que l’on peut aujourd’hui découvrir et admirer quelques rares sujets dans nos parcs et jardins ainsi qu’en milieu rural où il est un marqueur privilégié des riches domaines agricoles.
Signe de puissance et de prestige, on le retrouve fréquemment isolé et bien en vue à proximité immédiate des châteaux. Marqueur social incontestable, le Cèdre du Liban fait des envieux et suscite des imitations. On le trouvera donc à nouveau isolé devant les maisons les plus bourgeoises, à la ville ou à la campagne. La quasi disparition du Cèdre du Liban s’explique en grande partie par la grande valeur qualitative de son bois qui peut être qualifié d’impérissable… En effet, son goût amer ainsi que l’essence forte et agréablement parfumée qu’il dégage le protège contre les insectes et les vers.
La bible, qui cite le Cèdre du Liban à 103 reprises nous dit que l’on sentait son parfum exquis à des kilomètres. Tout au long des siècles, l’arbre fut donc victime de ses nombreuses qualités.
A cela, il faut ajouter les guerres de ces dernières décennies qui n’ont pas épargné sa région d’origine.
La désorganisation issue de ces périodes conflictuelles n’a bien évidemment pas favorisé une réintroduction massive de l’arbre biblique sur son sol natal. De plus, nous savons aujourd’hui qu’en matière de reboisement sur le pourtour méditerranéen et y compris au Liban, le Cèdre de l’Atlas est préféré au Cèdre du Liban parce qu’il est plus facile à cultiver et que sa croissance est plus rapide.
Signalons que les Cèdre de l’Atlas est considéré par beaucoup de botanistes comme une sous-espèce du Cèdre du Liban.

Le Cèdre du Liban peut-il être considéré comme étant une espèce en voie d’extinction ? La réponse est oui, si nous n’agissons pas très rapidement. L’humanité a-t-elle le droit de laisser disparaître un tel patrimoine ? La question mérite d’être posée avec force et devrait au plus vite susciter une réaction énergique visant à écarter la menace de disparition pesant sur cet arbre magnifique, symbole d’immortalité, de noblesse, de prestige, de puissance et de gloire.
Bonne journée à tous. Lmia !

L'If , à la verdeur persistante était comme le chêne un exemple de longévité, arbre rustique, imputrécible, ayant la compacité propice à la sculpture il était aussi associé à l'intelligence et la science, il avait pour les celtes un lien symbolique avec l'immortalité, le monde chtonien et, par voie de conséquence réputation d'arbre funèbre. Les druides se servaient de baguettes d'Ifs sur lesquelles ils gravaient dans une écriture particulière des inscriptions (les ogams incantatoires magiques constitués de traits horizontaux sur ligne verticale) qu'ils utilisaient dans leurs rituels de divination. Toutes les parties de l'arbre sont toxiques ainsi que ses émanations. S'il fait chaud et que l'on approche l'arbre de trop près, ses émanations ont le pouvoir de nous projeter dans un monde onirique, dont on affirme qu'il est le médiateur entre l'ici bas et l'au-delà. (les laboratoires pharmaceutiques ont mis en évidence les particularités de l'If dans la
chimiothérapie anticancéreuse). L'If fut considéré comme l'arbre le plus vieux du monde, le plus noble,et longtemps protégé en Bretagne. Au coeur de l'Argoat il existe une mystérieuse plantation d'Ifs unique en Bretagne : l'iveraie de Pedordel, en Moustéru. Cette plantation comporte quatre-vingt-dix pieds sur un espace assez restreint, ceux du centre étant disposés de telle façon que l'on croirait le plan d'un sanctuaire avec sa nef, son choeur et son transept. On imagine un Nemeton d'ailleurs Pedordel signifie "les quatre porches" comme pour rappeler la clairière, temple ouvert, ainsi que le rôle de l'If Arbre du Monde dans la division traditionnelle de l'espace sacré, de plus il est à remarquer que la couleur rouge foncé du bois d'If symbolisait la vie et la mort, et par conséquent la connaissance initiatique. Dagda, le ("bon dieu" des druides ) était revétu d'une tunique rouge d'If et sa massue aux pouvoirs de vie et de mort était certainement un tronc d'If. L'arbre était aussi l'emblème des Ovates, classe de druides devins et médecins qui étudiaient ses propriétés tant bénéfiques que toxiques. Arbre fatal voué à Hécate, déesse des ombres et aux Erinnyes, filles de la nuit et de Cronos, divinités du monde souterrain qui remontaient sur terre pour accomplir des malédictions.

Mais plus qu'en Grèce, les mythes de l'If sont associés au monde celtique, où il est l'Arbre funéraire.
L'If est toxique et son bois (en raison de ses caractéristiques mécaniques) était utilisé pour la fabrication des armes, surtout les arcs et les boucliers. Il est l'Arbre de la Guerre. Le roi suprême d'Irlande avait pour nom Eochaid (=Ivocatus, qui combat l'If). Les Eburovices, des environs d'Evreux, étaient les combattants de l'If. La roue d'apocalypse du druide mythique Mog Ruith est en bois d'If.

C'est l'Arbre des cimetières où il veille sur les morts.

Toutefois ces noirceurs affirmées révèlent aussi d'autres connotations plus subtiles. Les prêtres d'Eleusis portaient des couronnes d'If pour signifier l'immortalité, laquelle n'existe que par opposition à la mort. Par sa longévité même qui se compte en millénaires, l'If défie la mort, il la nie.


Histoire naturelle : On a retrouvé en France des empreintes fossiles d’if datant de 120 millions d’années, preuves de l’indigénat de l’if dans nos pays. Ces taxacées, florissantes et variées à l’ère tertiaire, sont un genre qui s’est appauvri. De la vingtaine d’espèces qui vivait dans l’hémisphère nord, seul le Taxus baccata, notre if commun, est resté spontané en Europe où il forme de petites colonies, mais jamais de forêts. L’if peut se bouturer. Il est dioïque, c’est à dire mâle ou femelle, et il est le seul conifère non résineux. Ses aiguilles, plates et brillantes, se renouvellent en deux ou trois ans. Contrairement aux autres conifères, l’if ne porte pas de pives, mais de petites baies rouges (arilles dont se régalent les oiseaux). Leur enveloppe est comestible. Mais la graine proprement dite est vénéneuse pour les animaux à sang chaud. Même les rameaux et les feuilles peuvent devenir dangereux pour les chevaux, les ânes et les vaches. Par contre, les chevreuils et les sangliers ne courent aucun risque à s’en nourrir. L'If produit en période de chaleur une émanation toxique qui provoque des hallucinations qu'utilisaient les oracles antiques. Pour la même raison sa résine donne en brûlant un encens à n'utiliser qu'en inhalations mesurées car elles sont rapidement mortelles et l’on dit qu’il existait en Normandie au XIXème siècle un if qu’on disait "enchanté" parce qu’il "ensorcelait" ceux qui prenaient le risque de s’asseoir sous ses branches.


Chez les Germano-scandinaves l’if est avec le frêne l’Arbre du Monde de l’Univers qui relie la Terre au Ciel, liant le ancêtres morts (les Dieux) à leurs "descendants", les vivants.
D’antiques plantations d’Ifs sacrés sont évoquées par Ullr le dieu des archers et de l’hiver, le "dieu aux skis rapides" qui vivait en Ydalir "le Val des Ifs, un bosquet sacré (le Mont Ida chez les Grecs). Le "bois de fer" de l’if servait en effet à faire les arcs, des boucliers, des lances, des skis et… des églises "en rond" dont certaines étaient démontables. Autrefois on enterrait les morts dans un bosquet sacré d’Ifs : ainsi naquirent les cimetières, que les Germains appellent Friedhof c’est à dire "enclos de la paix" et qui étaient autrefois signalés à l’attention par un pal en if cloué d’un "massacre" de Cerf, (rune Algiz ) mais, avec la "nouvelle foi", ils furent remplacés par des croix latines…

Les baies de l’if étaient utilisées par les devins et avaient aussi quelque vertu pour aider les femmes à accoucher :

Chez les Grecs : Son nom taxus baccata est issu de la racine grecque taxus, taxa "rapidement, vite" comme la flèche qui atteint cet "animal agile" qu’est le lièvre taxinas.

Chez les Celtes éburons : l’If était considéré par les druides comme un lien entre les vivants et les morts : Sa présence ancienne au pied des menhirs antérieurs à l’époque de La Tène, nous incite à croire que cet arbre d’une étonnante longévité était appelé dès cette époque lointaine à veiller sur les morts. Planté au début de Décembre, à l’entrée du solstice d’hiver, l’if réputé pour son éternelle verdeur, apparaissait aux yeux des Celtes, comme le symbole de l’intelligence, de la science et, par là même, de la résurrection. On plaçait d’ailleurs l’ancêtre mort sur un lit de branches d’if. D’autre part, on a retrouvé d’énormes Pals en if dans les fosses ou puits rituels de l’Âge du Bronze – dans le département de la Vienne tout comme en Bohème – parmi les offrandes d’animaux et de monnaies. On pense que c’était pour se concilier les puissances chthoniennes ou (et) pour se concilier les mânes des "vieux ancêtre engloutis par la Grande Submersion du XIIIème siècle.

Mais dans l’alphabet celtique des arbres, l’if figure le dernier jour de l’année, veille du solstice d’hiver. Son rapport à la mort est donc de signification cosmique et l’on peut comprendre le glissement conceptuel "mort et renaissance de l’année (du soleil)" égale "mort et renaissance des hommes.
On comprend mieux ainsi que l’if ait été l’arbre des commencements, Muna des Irlandais, ce qu’on peut rapprocher de la massue en bois d’if du Dagda "le père de tous, armé de l’If", ancêtre toujours vert, massue dont la mythologie celtique dit qu’elle donnait la vie par une extrémité, et la mort par l’autre !
Le maillet de Sucellos "l’excellent" ou "le bon frappeur" est un étrange maillet traditionnellement en if, pourvu d’un manche de 1,5 m de long, voire plus, qui évoque une arme de jet qu’on fait tournoyer comme celles utilisées en Germanie et en Écosse. La discipline olympique de lancement du marteau exige un manche aussi long. On retrouve la racine vo dans le breton evin, le vieil irlandais ibar et ibardeg (rouge comme le bois d’if, les Fils de Mile – le Dieu de la Guerre – et miletos en grec), le vieux gallois efwr, l’écossais iubhar et le norois ihwar. L’anglo-saxon eoh est parent de l’allemand Eibe, Eibel et du nom de la Rune Ehwaz qui symbolise l’if et l’arc. Le substantif yewman ou yeoman désignait un propriétaire terrien modeste que le roi requerrait comme archer, d’où le nom de la garde royale à la Tour de Londres où l’on peut toujours admirer les yeomen beefeater tout de rouge habillés.

L’if était planté près des sanctuaires et des lieux d’initiation. Il devait en être ainsi chez les Carnutes car il reste une trace de cette coutume à Lèves, près de Chartres, Lèves où l’on observait le lever du soleil par rapport au vieux dolmen que remplaça la flèche de la cathédrale, pour déterminer le solstice et, par là, recaler le calendrier luni-solaire. En 1884, on visitait encore un souterrain considéré comme un lieu d’initiation druidique, près d’une source consacrée… à la Vierge par les Chrétiens. Il y a trente ans on pouvait encore visiter ce site et s’asseoir sous des ifs, successeurs du bosquet sacré ombrageant la terrasse du café- dancing appelé "Les Caves Gauloises".

Le jeux d’échec celtique nommé Fidchell était traditionnellement sculpté dans du bois d’if !

Dans les églises : Symbole de puissance, le maillet permet une prise de possession à distance : de nombreux récits légendaires de fondations d’églises font intervenir un saint au marteau qui jette ce dernier avec une force miraculeuse pour déterminer l’emplacement de construction du sanctuaire. Le marteau tombe en général près d’une source sacrée, ce qui reprend donc un vieux rituel indo-européen de fondation, le bandrui dana. Le châssis ayant la forme d’un arbre de noël toujours couvert de cierges allumés s’appelle encore un If : c’est une pièce de charpente triangulaire sur pied, sur laquelle on pose des lampions les jours d'illumination.
Il s’enflammait fort probablement à un certain moment du rite médiéval, en rappel du vieux rite païen de l’If en feu et il était probablement, à l’origine, fait en bois spécialement pour cela, en souvenir des feux solsticiaux d'hiver où l'on brûlait le vieil If mort, rite de commémoration de l'éruption qui incendia Atlantis la boréenne avant que le raz de marée de la Mer du Nord ne la submerge et ne l'efface de la Mémoire des "dieux". En tant qu’If porte cierge il subsiste toujours dans les églises mais il est maintenant en fer forgé et il perd ainsi la possibilité de s'enflammer rituellement alors que son image transparaît encore clairement dans la structure de nos Arbres de Noël. En Ukraine, la base de cet If est une roue à rayons spiralés.

Selon son habitude, l’Église rebaptisa – sacralisa selon ses propres valeurs, les vieux ifs qu’elle n’avait pu arracher parce qu’ils étaient toujours vénérés : ceux-ci étaient souvent plantés à proximité des anciennes voies celtiques, comme à Saint-Maudan, ou de vieux puits sacrés, comme à la chapelle Saint-Lormel.

Le doyen des ifs vit en Écosse dans le village de Fortingal-on-Tayside : il aurait 3.000 ans. Viennent ensuite des ifs d’Angleterre : celui de Derbyshire qui a 2.100 ans et celui de Grassford qui a 1.450 ans. Ils sont entourés du plus grand respect ! À Circenchester, dans le parc du château une haie d’ifs taillés fait un extraordinaire mur végétal de 11 m de haut, de 160 m de long et de 4,5 m d’épaisseur : il est âgé de 400 ans.
En France, nos vieux ifs sont concentrés entre la Seine maritime et l’Indre : celui d’Estrady en Calvados a 1.600 ans.
Il y a peu, poussait à la Sainte-Beaume en Provence sous le couvert épais d’arbres élevés, une série d’ifs jalonnant le chemin du pèlerin vers (l’antique) grotte. Mais l’Office national des forêts (que la culture païenne de ses ancêtre n’étouffe pas) a décidé de tronçonner ces ifs parce qu’ils sont creux.

Dans le cimetière de La-Haye-de-Routot (Eure) trônent deux ifs extraordinairement massifs : l’aîné (13 m. de circonférence), âgé de 1600 ans, abrite la chapelle sainte Anne.

Le chêne-chapelle d’Allouville-Bellefosse (76) est âgé de 1200 ans et sa circonférence est de 16 m. Il abrite deux chapelles superposées reliées par un escalier extérieur. ceux de lavasse dans l’Orne atteignent le millénaire. L’if de Jeanne d’Arc a 800 ans et celui de Jumiège en Seine maritime est un jeunot de 600 ans.

Folklore : Brandir une branche d’If à l’occasion des Fêtes du Mai était regardé comme un geste maléfique à l’endroit des personnes auxquelles il était destiné. Par contre, les anciens Bretons affectionnaient toujours d’orner leur chapeau d’un brin d’If le jour des Rameaux. L’If veillait aussi bien sur les vivants que sur les morts. Afin d’abréger les souffrances des vieillards qui se mourraient de maux incurables, certains proches s’avisaient parfois de les assommer discrètement au moyen d’un gros marteau de pierre (ou d’if). Bien sûr, auparavant, ils prenaient soin de faire bénir le dit “mat” par le curé du lieu. Ce maël beniguet était déposé le plus souvent dans les ossuaires en un lieu secret. À Caurel, il était renfermé dans le cœur d’un vieil If qui se voyait autrefois à la porte de l’église.

Médecine : Dans l’if, on a identifié l’éphédrine utile en cardiologie, mais aussi la taxine qui est un alcaloïde dangereux (Dana).
Lieux-dits : Depuis la racine vo nous avons Pontivy, Ivignac et, indirectement, tout ceux venant du nom des Celtes Éburons "Ceux de l’If. Le nom de l’if est resté dans les patronymes du roi Ivorix, du saint Ivy, d’Yvon le Chevalier au Lion et dans le prénom Yves et probablement dans le vieux français ive qui signifie "jument, par vo déformé en ippus en bas latin (Dana)…
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Automne
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Cèdre

Messagepar Automne » Jeu Oct 05, 2006 21:50 pm

[propriétés du cèdre, thuya]

Je me demande si l'on doit accorder les mêmes propriétés au cèdre du Quebec qu'a celui de la France, puisque ce n'est pas le même arbre ?

Kangiska

Messagepar Kangiska » Ven Oct 06, 2006 7:16 am

Quels propriétés sont accordées au cèdre de québec?

Cèdre reste cèdre, c'est comme une famille, et les données celtes sur le cèdres viennent du contact qu'il y a eu entre Europe et l'Amérique.

Néansmoins j'ai lu dans un livre qu'il y a des gens qui confondent le cèdre et le cyprès. Se peut-il que ceci soit la raison pourquoi tu dis que ne n'est pas le même arbre?

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bastet
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Messagepar bastet » Ven Oct 06, 2006 9:04 am

Au Canada, il y a deux espèces de thuyas : le thuya géant (de l’ouest) et le thuya occidental (de l’est) sauf à Terre-Neuve. Les thuyas occidentaux de l’Est sont communément appelés cèdres (à tort d’ailleurs, car le cèdre est un arbre originaire d’Afrique et d’Asie et ne pousse pas en Amérique du Nord, c’est celui qui figure sur le drapeau libanais).

La confusion vient que les anglo-saxons appellent "cedar" plusieurs conifères.

Cèdre du Liban acclimaté en Europe

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Thuya occidental appelé cèdre au Canada

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Un lien sur le cèdre et ses propriétés :

http://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A8dre

markab
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Messagepar markab » Ven Oct 06, 2006 20:23 pm

Traditionnellement chez les amérindiens, le cèdre est utilisé dans les huttes à sudation au début de chaque porte (au nombre de quatre, pour chaque direction, chaque élément, chaque saison…chaque porte est une médecine très particulière), lorsque les pierres chauffées au rouge entrent une à une après avoir été fumigées à la sauge, la sauge ouvre les portes du monde des esprits.
On y dépose alors sur chacune d’elle une pincée de cèdre et on les effleure avec une tresse de flouve.
Les pierres chauffées au feu, sont considérées comme étant les ancêtres (les grands-pères) et le cèdre est la pour les honorer et faciliter le contact avec les mémoires ancestrales.
Une hutte est un paradis d’odeurs aromatiques…quand l’eau est jetée sur les pierres brûlantes cela nous pénètre au plus profond.

Je vous ferais un petit topo des propriétés médicinales et l’utilisation dès que j’ai 5 mn.

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puce
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Messagepar puce » Ven Oct 06, 2006 20:38 pm

LE CEDRE

BOTANIQUE
Le genre Cedrus appartient à la famille des Pinacées et à la sous famille des Abiétées.
C’est par excellence,l’essence noble de l’Afrique du nord et de l’Orient.Sur l’ensemble de leur aire naturelle, les cédraies s’observent entre 1500 et 2600m d’altitude, les moins arrosées reçoivent plus de 500 mm de pluie par an.
Une cédraie peut être pure ou en mélange avec d’autres espèces forestières.

Le genre Cedrus est un genre ancien connu depuis le tertiaire avec une large répartition, il comprend quatre espèces : cèdre de l’Atlas, cèdre du Liban, cèdre del’Himalaya et le cèdre de Chypre.Cèdre de l’Atlas : Cedrus atlantica, (Arz El Atlas) ou(Sdil).
C’est une espèce forestière endémique des mon-tagnes de l’Afrique du Nord (Algérie, Maroc) et se développe entre 1500 et 2000m d’altitude.
Il peut atteindre 40m de hauteur et 3m de diamètre. Son port est pyramidal et s’élargit avec une cime aplatie pour lesvieux arbres. Son écorce est lisse et gris clair craqueléede couleur gris brunâtre. Les bourgeons sont petits et gris jaunâtres.Les aiguilles persistantes gris bleu répar-ties par touffes de 30 à 40 le long des branches, le cône résineux de couleur pourpre violacé.Au Maroc, cette essence se rencontre dans le Rif audessus de 1400m d’altitude sur les versants atlantiqueset dans la montagne de Taza dans le Moyen AtlasCentral (Azrou-Itzer) et le grand Atlas Oriental(Ayachi-Masker).En Algérie, son aire de répartition est plus morcelée, il se localise dans les massifs montagneux de l’Ouarsenis,Theniet El Had, Mitidja, les Babors, Hodna, Aures.

LeCèdre de l’Atlas se rencontre en climat méditerranéenhumide (Rif), subhumide (Moyen Atlas) et semi aride(Aurés, grand Atlas oriental).

Cèdre du Liban : Cedrus libani : c’est une espèce qui se trouve en Liban et en Syrie (Becharré, Theden, Hadeth, Djbel Barouk). C’est un arbre majestueux avec d’énormes branches formant une silhouette en parasol. Il atteint 30m de hauteur et s’étend sur une grande sur-face. Le tronc est relativement court et se divise en plusieurs grosses branches. Les aiguilles sont persistantes et groupées par touffes longues de 2 cm de couleur grisbleu ou vert bleu. Les cônes sont dressés de 8 à 12 cmde longueur en forme de tonneau couvert de résine blanche.

Cèdre de Chypre : Cedrus brevifolia : arbre de taille moyenne (15m de hauteur), les aiguilles sont de moins de 15mm de long. C’est une espèce endémique au sud ouest de l’île de Chypre.

Cèdre de l’Himalaya : Cedrus deodora (Cèdredéodar) le port est pyramidal dont l’extrémité est pendante. Les mêmes sujets pouvant atteindre 50m de hau-teur. L’écorce est gris brun et lisse au début puis formé d’écailles souples et sont longues de 4 à 5cm, de co-leur vert tendre. Le cône est dressé de 7 à 10m de lon-gueur, c’est un arbre originaire de l’Afghanistan et du nord est de l’Himalaya.

Ce que je peux faire :
●Les qualités du cèdre lui confèrent une importance internationale, faculté d’adaptation dans des conditions difficiles, longévité, résistance aux incendies, valeur esthétique, bois pratiquement imputrescible et d’une odeur agréable, convient pour la construction et la menuiserie et en pharmacie pour ses propriétés bactéricides.

•Les forêts de cèdre sont dévastées, dans les montagnes sèches, on assiste à des mortalités massives dues au manque d’eau, accentuées par les activités humaines notamment, le pâturage, les coupes illicites. Le cèdre se trouve alors remplacé par des espèces adaptées au solérodé. La régénération du cèdre est très abondante lorsqu’il est relativement protégé et conservé et lors des années favorables.•Il est nécessaire de freiner le processus de dégradation des cédraies naturelles par l’instauration de lois qui permettent une meilleure gestion de leur exploitation.

Les propiètés médicinales du CÈDRE Sauvage (Cedrus )
HISTORIQUE ET ORIGINE :
De la famille des Abiétacées, le Cèdre, appelé aussi "Cèdre de l’atlantique", est originaire du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. Aux yeux de bien des peuples, le Cèdre, arbre obstiné et résistant, était la demeure de la divinité du tonnerre et la plus sacrée de toutes les plantes. Au début des Conseils et des Rites tribaux, on jette des épines de bois de Cèdre en guise d'encens sur le feu et les Indiens remplissent leurs pipes et rejettent la fumée odorante, en offrande aux six directions de leur cosmogonie. Dans l'Egypte ancienne, on se servait de l'huile de cèdre pour embaumer le corps des défunts.

PROPRIÉTÉS ET INDICATIONS PRINCIPALES :
Le Cèdre est antiseptique, stimulant et tonique. Il est utilisé pour les problèmes de peau, du cuir chevelu, de cellulite ou encore de déficit de la circulation lymphatique (en massage drainant).

Usage externe : En massage pour favoriser la circulation lymphatique et la cellulite. En mélange synergique pour tonifier le cuir chevelu (lotion, shampooing).

PRÉCAUTIONS D'EMPLOI : Ne pas utiliser d' huile essentielle de cédre chez les bébés ou les femmes enceintes.


THUYA
BOTANIQUEThuya occidentalis (Cupressacées)
• Thuya vient du grec thyo, « je sacrifie », on brûlait autrefois les rameaux dans les lieux saints.
• Noms communs : Thuya du Canada, Thuya de Virginie, Arbre de paradis, Arbre de vie, Cèdre blanc.
• All. : Lebensbaum. Angl. : Arbor vitae. Esp. : Arbol de la vida. It. : Arbero della vina.

Vertus : Diurétiques, Expectorantes, Sudorifiques, Antirhumatismales

Description
Le thuya est un arbre qui peut atteindre 8 à 10 mètres et dont la tige se divise en rameaux étalés. Les feuilles, très petites, imbriquées, serrées sur la tige, sont vert jaunâtre. Les fleurs apparaissant en mai, sont groupées en petits chatons terminaux. Le fruit est un cône ovoïde, élargi au sommet.

Culture et récolte
Originaire d'Amérique du Nord, le thuya aime les endroits frais et ombragés. Sa multiplication se fait par semis des graines ou bouturage.
La récolte des feuilles ou des rameaux a lieu durant toute la belle saison. On les laisse sécher à l'ombre dans des locaux secs et aérés.


Usages en phytothérapie
Le thuya est un diurétique qui tonifie les voies urinaires, d'où son usage avec succès contre l'hypertrophie de la prostate, la cystite, l'incontinence urinaire, les affections lymphatiques, les inflammations urinaires.
Tout en étant sudorifique et expectorant, le thuya soulage la goutte, les rhumatismes, il donne des résultats contre le psoriasis et les hémorroïdes.
Le thuya est spécifique contre les verrues en applications de son essence pure ou mélangée à l'alcool.
Préparez le en décoction pendant 3 minutes en en mettant une cuillerée à soupe par tasse. Prenez en deux ou trois tasses par jour.

source scann de mes cours de botanique école du Breuil
Modifié en dernier par puce le Sam Oct 07, 2006 8:33 am, modifié 1 fois.

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Messagepar bastet » Ven Oct 06, 2006 20:39 pm

Le veritable nom du cedre est en effet Thuya, mais il est appele cedre depuis des siecles, c'est les colons qui sont arrive ici qui lui ont donnes ce nom et il est reste a travers les siecles.


Le véritable nom du cèdre est Cèdre.
Le véritable nom du thuya est Thuya.

Ce sont tous les deux des conifères. Donc les propriétés sont très proches.

Bonne nuit.

______
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Messagepar puce » Ven Oct 06, 2006 20:57 pm

Mon prof de botanique me tire les oreilles quand je nomme les végétaux par leurs noms commun ...Là je réalise pleinement ce qu'il veux me faire rentrer dans le crane depuis 3 ans mdr.

LA CONFUSION DES ESPECES LOL !!!!
Le cèdre est vraiment un conifère de la famille des Pins et ou Sapin alors que le Thuya est plus de la famille des Genévriers, donc pas tout à fait les même propriètés.

Je vous mets le tableau des familles de conifères pour faire plus clair:
ordre des Conifères :
Araucariacées Leurs fruits sont regroupés en cônes. Des écailles protègent les graines ailées qui sont libérées au vent quand elles sont mûres.
-Araucaria

Pinacées Le pin facilite l'accès du pollen en sécrétant une goutte micropylaire à l'entrée de l'ovule.
-Cèdre
-Épicéa
-Mélèze
-Pin
-Sapin
-Tsuga

Cupressacées Les fleurs apparaissent en bout de rameaux en mars-avril. Les fruits sont des cônes, plus petits chez les Thuyas et Faux cyprès (1 cm) que chez le Cyprès (2 cm). Feuilles en écailles.
-Calocèdre
-Cyprès
-Faux cyprès
-Genévrier
-Hinoki
-Libocèdre
-Thuya

Taxodiacées Les chatons mâles apparaissent à l'aisselle des feuilles (aiguilles plates ou triangulaires) à la fin de l'hiver ou au printemps. Les fruits sont des cônes, elliptiques ou sphériques. Les feuilles sont disposées en hélice autour des rameaux (sauf chez le métaséquoia).
-Athrotaxis
-Cryptoméria
-Cunninghamia
-Cyprès chauve
-Glyptostrobus
-Métaséquoia
-Séquoia
-Taïwania
Modifié en dernier par puce le Ven Oct 06, 2006 21:05 pm, modifié 1 fois.

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Utopie
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Messagepar Utopie » Lun Jan 15, 2007 13:07 pm

Le cèdre et je dis bien le cèdre et non le thuya à la propriété de repousser les cauchemards. Un rameau sous le lit et le tour est joué. Encore faut il en avoir sous la main...
Je l'ai fait pour ma fille ca marche trés bien.
POMPILILU PIMPULULU PAM PUM PAM


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