[Chamanisme] L'attrape-rêve

Occultisme, kabbale, alchimie, hermétisme, arts divinatoires etc. On y aborde aussi les groupes initiatiques, occultes, et les sociétés secrètes, bref, les voies mystiques.

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Schae
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[Chamanisme] L'attrape-rêve

Messagepar Schae » Dim Mar 23, 2014 1:45 am

Capteur de rêves, le dreamcatcher

Sources :
Chemains de lumière http://www.chemainsdelumiere.com/chaman ... m#capteurs
Angel place http://angelsplace.perso.sfr.fr/Chamanisme.htm
Esprit Shaman http://espritshaman.blogspot.fr/2009/04 ... reves.html
Lumière d’amour http://lumieredamour.e-monsite.com/page ... reves.html
Sur le dos de la tortue http://surledosdelatortue.free.fr/12SPIDE1.htm

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La culture Amérindienne de par la sagesse de leurs connaissances, et leur lien avec Mère Nature ont laissé au monde cet étrange objet rond, qui l’on dirait possède une toile d’araignée en son disque comme pour pouvoir emprisonner quelques parasites volant par-ci par-là. Le dreamcatcher s’est répandu et il est très facile de pouvoir en trouver, tant de facture authentique que des objets qui ne peuvent servir qu’à la décoration d’un intérieur, du fait du choix de matériaux qui sont fait selon une façon plus que hasardeuse et selon les lubbies d’ « artistes » qui ne se sont probablement pas imprégner du Chamanisme Amérindien, avant de laisser éclater leur inspiration personnelle.

Au travers de cet article, je me dois de donner aux divers lecteurs des précisions qui leurs permettront non seulement de comprendre quelles en sont ses utilisations, qui ne se bornent pas seulement à « attraper les rêves », et ainsi je vous invite à plonger dans les légendes de cet objet de pouvoir, pour ainsi au travers de plusieurs récits de diverses tribus arriver à une compréhension de sa signification. Un objet de pouvoir ne peut être porté sur soi ou accroché au mur de la maison, sans en connaître ses réelles subtilités car, il ne suffit pas de l’accrocher au-dessus du lit des enfants pour que sa fonction soit activée, et comme tout rituel et objets magiques, il convient de suivre quelques indications précises pour que son action soit optimale.

Les Amérindiens portent beaucoup d’importance à ce que les objets soit fabriqués par celui qui va les porter ou les utiliser car, cela créer tout de suite un lien fort entre l'outil et l’Homme, ce qui constitue déjà le début du rituel d’activation de son pouvoir, et donc pour finir, j’ai laissé à la fin de cet article un Chapitre expliquant les différentes étapes de sa conception, ainsi que les matériaux à utiliser en fonction de ce que l’on veut en faire.

Le grand esprit dans son infini sagesse veut que les Hommes soit heureux et vivent dans le bonheur, les Chamans des différentes époques ont été inspiré de ses mystères insondables et nous ont laissé des trésors tel que le Dreamcatcher, qui est une protection pour l’Homme qui rêve et aussi pour l’Homme qui marche.

Que Wakan Tanka nous apporte à tous la paix, et la relation harmonieuse avec notre chère Mère Nature !


Utilisations

Le capteur de rêve dans la culture Amérindienne est un objet des plus important, car il est commun à toutes les familles et toutes en possède un, en effet il est placé au sommet du Teppee, là où la fumée du feu qui réchauffe s’échappe. Ce trou est rond et là est tissé la toile du dreamcatcher, le mauvais rêve n’a ici aucun moyen de s’échapper car, elle est la seule entrée. Il est surtout utilisé par les tribus Objiwas, les Sioux, les Creek, les Zunis, les Tinglits, les tribus du Sud comme les Apache, Cherokee, Natchez, Napochi, Algonquin et même les Hopis évoquent des légendes concernant l’Araignée Femme, aspect de l’esprit qui a transmis à l’Homme cette protection.

Dans un usage commun, il sert à filtrer les bonnes et les mauvaises énergies, les bonnes et les mauvaises pensées, les bons et mauvais rêves etc… Les mailles de la toile laissent passer les bons rêves et les choses utiles et emprisonne les cauchemars et tout ce qui peut perturber le rêveur, jusqu’au moment où Grand-Père Soleil apporte le jour sur Terre, et tout ce qui est resté coincé dans la toile est littéralement détruit par ses premiers rayons. Il faut donc non pas forcément le placer au-dessus du lit, mais à un endroit où les premières lueurs de l’Astre Solaire puisse l’illuminer.

Oh Grand-père giizis puisses-tu encore longtemps éclairer nos vies, et réchauffer nos corps et nos cœurs refroidis !

Pour l’Indien et pour tout Chaman de tous horizons, le rêve est le véhicule qui permet l’échange entre les Hommes et le Grand esprit, ainsi que l’expression des besoins de l’âme qu’il est essentiel de satisfaire, tout comme ceux du corps. Le rêve permet une liberté d’action presque infini, à condition que la limite du mental ne puisse l’en arrêter aux frontières qu’il s’est lui-même fabriqué, le songe est donc ce don de Dieu qui permet de maintenir et d’assurer l’équilibre de l’être dans sa totalité, et lui indiquer par la symbolique des Totems le chemin qu’il doit suivre en fonction de ses aspirations personnelles.

Le capteur de rêve est un filtre qui ne laissera donc passer aucun Bawedjigewin (Rêves), et il ne laissera donc passer que les bonnes pensées lorsque nous ne sommes que des abinooji (Homme non Chaman), oui les Bawadjige trouvent leur chemin au centre de la toile, et ils entrent dans la vie du rêveur pour le guider.

L’objet peut être gardé tout au long de la vie et est en général décoré avec des choses appartenant au rêveur. Etant donné qu’il filtre le bon du mauvais, son utilisation peut très bien se borner à être un simple porte-bonheur, tout comme à force de l’avoir souvent sur soi apporte le discernement, et l’éclaircissement des pensées.
Le capteur de rêve est la « Toile de vie », il est une porte, un lien qui permet de se rapprocher des subtilités de cet Univers, il procure grande protection. En application avec les coutumes Amérindiennes, il apportera sur soi les forces positives de l’Infini, et ainsi en éclaircissant le mental, les forces négatives seront rendu au Néant avec l’aide de Giizis.


Légendes de la Femme Araignée


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Il était une fois, il y a très longtemps, si longtemps que le monde n'avait pas la même apparence que de nos jours. En ce temps-là, il n'y avait qu'un immense continent qui flottait sur un immense océan, et la balle qu'est le monde était soigneusement ajustée dans son terrier creusé dans le manteau du ciel.
En ce temps-là, Femme-Araignée vivait dans un pays loin dans le Sud, une terre d'une étrange beauté où les gens marchaient sur le sable, sous un ciel qui connaissait rarement la pluie.
Femme-Araignée vivait dans le sable, sur une immense toile qu'elle avait tissée, et ses enfants vivaient avec elle, écoutant les sabots des moutons qui sonnaient joyeusement sur le toit.
Un jour la terre frissonna et trembla, se fendit et craqua, et l'île de Vancouver se sépara du continent et dériva, et les soeurs et les frères se dirent tristement au revoir.
Le monde avait commencé à se glisser hors de son terrier.
Se coulant dans les brèches du trou du ciel, les Oiseaux du Tourment apparurent. Jusqu'alors, les êtres vivants n'avaient connu aucune souffrance, aucun chagrin, aucun désagrément, car les Oiseaux du Tourment ne pouvaient pas atteindre le monde. Mais quand le monde se mit à se glisser hors de son terrier, les Oiseaux du Tourment se faufilèrent et s'avancèrent petit à petit et les êtres vivants commencèrent à souffrir terriblement et à pleurer amèrement.
Femme-Araignée entendit les pleurs. Elle laissa ses nombreux enfants s'occuper de ses nombreuses affaires et grimpa par le fil d'argent qui montait de sa maison.
Femme-Araignée se mit à tisser un nid d'argent autour du monde qui glissait, lançant des fils jusque sur la lune, tournant et nouant le motif magique qu'elle était seule à pouvoir tisser, puis elle escalada son tissage et prit place sur la lune en se hissant et se tirant de son petit corps vigoureux qui forçait et suait.
Quand le monde fut de nouveau à sa place, Femme-Araignée prit un morceau d'arc-en-ciel et le redressa soigneusement puis elle tissa un filet et le noua au bout. Elle inventa ainsi la première crosse avec laquelle elle attrapa les Oiseaux du Tourment qui volaient dans le ciel, un par un, et elle les renvoya d'où ils venaient.
Les seuls qu'elle ne put pas attraper et rejeter au dehors étaient ceux qui portaient le mal de dent, le mal d'oreille, le mal de tête et le mal de ventre.
Femme-Araignée monta dans le plus grand arbre du monde et lui fit part de ses inquiétudes. L'arbre s'offrit de bon coeur et devint le pôle où se tient Femme-Araignée pour que la terre reste immobile.
Aujourd'hui encore, vous pouvez voir des toiles argentées dans les branches des arbres et comment les enfants de Femme-Araignée et ceux du grand arbre s'entraident: les arbres hébergent les araignées et les araignées attrapent les insectes qui autrement infesteraient et détruiraient l'arbre. Quand vous les verrez, pensez à la façon dont les arbres et les araignées travaillent ensemble pour faire que ce monde soit un endroit sûr où nous pouvons vivre.
Quand le monde fut sûr, Femme-Araignée retourna sur son territoire et dans la maison qu'elle avait construite sous le sable, et elle vécut avec ses enfants, là où elle pouvait entendre le trottinement des sabots des moutons sur le toit, entendre le son des flûtes des bergers, et entendre les chants et les rires des femmes lorsqu'elles tissent la laine pour en faire des couvertures et des vêtements.

Le don du Dreamcatcher


Par une belle journée de printemps, un chasseur indien nommé Eau rapide partit chercher de la viande pour sa tribu qui avait faim. En se promenant dans la forêt, il découvrit une clairière qu'il n'avait jamais vue auparavant. Il rencontra un vieux monsieur aux apparences d'un chaman et lui dit: «Que veulent dire les signes dans le sable?»
Le vieillard lui dit: «Ce sont des signes aux pouvoirs magiques, ils me serviront à conquérir la planète! Je t'avertis, si tu touches à un seul de ces dessins, tu seras poursuivi par une terrible malédiction.» Eau Rapide, terrifié, effaça les signaux et s'enfuit en courant le plus loin possible. Rendu à une très grande distance, il se remit à chasser.

Le soir même, le guerrier fit un épouvantable mauvais rêve; ce cauchemar se répétait tous les soirs. Puisqu'il n'arrivait plus à dormir, il ne pouvait plus aller à la chasse. Alors, il dut trouver solution à son problème. Le chaman de sa tribu avait eu beau préparer des potions à base de plantes, procéder à des desenvoûtements et des invocations, mais rien ne fonctionnait. Puis un jour, alors qu' il essayait de chasser avec les forces qui lui restaient, il rencontra Mère Araignée. Eau Rapide, surpris, demanda à la déesse: «Connaissez-vous un moyen pour me guérir de tous ces cauchemars?»
Mère Araignée lui répondit: «Oui, c'est pour cela que je suis ici! Va me chercher une branche de frêne et tords-la pour en faire un cercle. Ensuite, donne-moi le cercle.» Dame Araignée se mit à tisser une toile puis à la décorer de plumes et de perles. Quand elle eut fini, elle lui dit: «Accroche ce capteur de rêves sur le bord de ta fenêtre, il filtrera les beaux rêves des cauchemars, les mauvais rêves s'évaporeront à la chaleur du soleil. Les rêves resteront emprisonnés dans les perles. Chaque nuit, un rêve sera relâché pour que tu puisses le rêver.»

Le chasseur remercia la déesse puis retourna chez lui. Sur le chemin du retour, il chassa trois perdrix et un chevreuil, de quoi nourrir toute la tribu. Sa femme l'accueilli les bras ouverts et lui dit: «Va te coucher mon chéri, tu dois être mort de fatigue.» Ce qu'il fit très rapidement. Depuis ce temps, cette tradition se transmet de génération en génération!

Légende Sioux

Il y a longtemps, lorsque le monde était encore jeune, un vieux Sioux du Lakota dirigeant Spirituel, était sur une haute montagne et eut une vision. Dans sa vision, Iktomi, le grand professeur de sagesse, paru sous la forme d'une araignée. Iktomi s'adressait à lui dans une langue sacrée que seulement les dirigeants spirituels du Lakota pouvaient comprendre.

Pendant qu'il parlait, Iktomi l'araignée, prenait un cerceau de saule avec des plumes, de la chevelure d'un cheval et des perles et ainsi, il commençait à tournoyer et à tisser une toile. Il parlait au saule des cycles de la vie... et de quelle manière ont commencé nos vies, comme nourrisson puis vient l'enfance et l'âge adulte enfin, nous allons vers la vieillesse où nous devons être soignés comme des nourrissons, complétant ainsi le cycle. Mais Iktomi dit pendant qu'il continuait à fabriquer sa toile.
« Dans la vie, il y a beaucoup de forces - en bien et en mal. Si vous écoutez les forces du Bien, elles vous dirigeront dans la bonne direction. Mais si vous écoutez les forces négatives, elles vous blesseront et vous dirigeront dans la direction fausse ». Il continuait :
« Il y a beaucoup de forces de directions différentes qui peuvent aider ou interférer avec l'harmonie de la nature, et aussi avec le Grand Esprit et ses enseignements merveilleux ».
Il tissa sa toile de l'extérieur vers le centre. Quand Iktomi eut fini de parler, il donna au Sioux son travail et dit :
« Vois, la toile est un cercle parfait mais il y a un trou dans le centre du cercle. Employez la toile pour vous aider ainsi que votre peuple à atteindre vos buts et à faire bon emploi des idées de votre peuple, rêves et visions. Si vous croyez dans le Grand Esprit, la toile attrapera vos bonnes idées et les mauvaises seront dirigées dans le trou du néant ».
Le Sioux refit le même objet qu'il avait vu dans sa vision et le donna à la tribu qui depuis les premiers temps de celle-ci, se le transmette de génération en génération.

Légende Ojibwé

Dans la tradition orale du peuple Ojibwé, le raconteur vous dira qu'autrefois tous les clans étaient situés dans un endroit très vaste nommé Turtle Island (le Monde) et chaque matin, Asibikaashi, la femme-araignée, construisait sa hutte spéciale avant l'aurore et aidait Wanabozhoo à ramener giizis (le soleil) à son peuple.
Si vous êtes levé avant l'aurore, cherchez la petite hutte et vous verrez le miracle de la capture du soleil alors que la lumière étincelle sur la rosée.
Asibikaashi prenait bien soin de ses enfants, mais quand le peuple Ojibwé s'est dispersé aux quatre coins de l'Amérique du Nord, selon la prophétie annoncée, Asibikaashi avait de la difficulté à faire le trajet vers tous les berceaux.
Alors les mères, les soeurs et les Nokomis (grands-mères) commencèrent à tresser les toiles magiques pour les nouveau-nés en utilisant des cercles de branches de saule et des nerfs ou du cordage faits à base de plantes. La forme du cercle représente comment giizis traverse chaque jour à travers le ciel.
Quand nous voyons la petite asibikaashi au sein de nos maison, nous ne devrions pas la craindre mais au contraire la respecter et la protéger. En honneur de leur origine, les points où la toile se connecte au cercle sont soit de 8 pour les huit pattes de la Femme-Araignée ou 7 pour les 7 prophéties.

Et une petite dernière

Une grand-mère qui cousait des vêtements dans la lumière tamisée de son wigwam entendit un jour une petite voix qui pleurait dans un coin. Elle leva les yeux et demanda: "Qui est-ce qui pleure et pourquoi pleures-tu" La petite voix répondit: "Ici, c'est moi grand-mère..." La grand-mère leva les yeux et aperçu une petite araignée. "Je pleure, parce que tout le monde à peur de moi. Ils disent tous que je ne sers à rien. La grand-mère fût bien peinée d'entendre ce que l'araignée avait à dire. Elle lui répondit: "Eh bien, je crois que je peux faire quelque chose pour toi. Dorénavant, quand tu tisseras ta toile au-dessus de l'endroit où l'on dort, les mauvais rêves resteront pris à l'intérieur et seront détruits par le soleil. Ainsi, on ne fera plus que des bons rêves..."
Modifié en dernier par Schae le Dim Mar 23, 2014 1:51 am, modifié 1 fois.

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Messagepar Schae » Dim Mar 23, 2014 1:50 am

Vision Chamanique

Ou description Chamanique du potentiel du capteur de rêve.

Le capteur de rêve est lumière et énergie.
Chacun de ses attributs est différencié par une variation de sa qualité énergétique et de sa lumière.
Le cercle est consistant et souple dans sa qualité de lumière et solide dans sa qualité d’énergie.
Laissons faire ainsi énergétiquement l’exploration énergétique de chacun de ses attributs.
Chacun des éléments ou attributs du capteur de rêve ainsi exploré transmet dans l’expérience, dans la méditation, une qualité particulière qui enrichit la conscience.
Laissons l’expérience se dérouler et pour percevoir intuitivement ce que le capteur de rêve peut, dans cette vision spirituelle, permettre d’opérer.
Les aspects énergétiques sur lesquels le travail de soin ayant attrait à des problématiques de la personne, sont projetés en tant qu’énergie sur le capteur de rêve.
Le réseau de fils de lumière constituant la toile amortie ces énergies et les transforme, ils sont réintégrés dans le néant en passant de l’autre côté du capteur de rêve.
Le cercle est bien présent et a pour fonction d’amortir le choc vibratoire énergétique de la décharge des difficultés en tant qu’énergie, projetées sur la toile. Le cercle permet aussi de focaliser l’intention et de garder la cible dans l’axe de la conscience propre pour faire ce travail. Il aide à l’alignement énergétique et permet de rester centré sur la projection des énergies. Mais tout cela se fait sans réfléchir et sans penser, la conscience est en harmonie avec le capteur de rêve et dans cette symbiose s’effectue la transmission de ce que la conscience doit faire.
La respiration se modifie aussi pour accompagner la dynamique énergétique qui se produit pendant ce travail et elle amplifie la connexion avec certaines opérations impulsées par le capteur de rêve.

Conception et signification

Le capteur de rêves est principalement de forme ronde mais dans certaines tribus comme chez les iroquois ils étaient en forme de goutte. Le capteur de rêves était tressé d’une toile en fibre d’ortie ou de tendons d’animal, qu’ils teignaient ensuite en rouge à l’aide d’écorce de prunier sauvage. On note que cette façon de faire concernait la période du début su siècle car, de nos jours la méthode de tressage a bien changé et les matériaux aussi surtout avec l’arrivée des hommes blancs.
Au 20eme siècle, la fibre d’ortie et les tendons d’animal on été remplacés par de la fibre d’autres plantes puis quelques années plus tard par des matériaux synthétiques. Lors de l’arrivée des hommes blanc les perles de verres sont venues ajouter une touche de couleur, mis sur des lacets de cuir elles ont d’abord servi de décors. Puis les Amérindiens y ont inséré des plumes pour aider à guider les bons rêves sur le dormeur.
Il n’y a pas eu que l’aspect du capteur de rêves qui a changé mais aussi sa signification. Chacun interprète le capteur à sa façon (porte bonheur, aide à décrire l’avenir etc.). Certaines personnes disent aussi que le capteur de rêves doit être surtout placé devant une fenêtre pour qu’il puisse fonctionner, mais faut bien se rappeler que les Amérindiens n’avaient pas de fenêtre dans leur tepee, qui je le rappelle était placé sur le sommet, là ou il y a l’aération du local. Celui-ci doit être placé de façon à avoir les premières lueurs du soleil pour que les mauvais rêves pris au piège soient brûlés.

La tradition veut qu'une plume soit placée au centre du capteur de rêves. Elle signifie le souffle ou l'air, essentiels à la vie. Un bébé qui regarde l'air jouer avec la plume au-dessus de son berceau s'amuse tout en apprenant que l'air est important à la vie.

Les peuples Amérindiens sont en général très stricts concernant l'identité et les rôles de chaque sexe. La plume du hibou est gardée pour la sagesse (plume féminine) alors que la plume d'aigle représente le courage (plume masculine).
L'usage de ces plumes, provenant des oiseaux sacrés de la Nation, a été aboli lorsque les capteurs de rêves ont été vendus dans le commerce. Les plumes ont maintenant été remplacées par des pierres, comme il se faisait dans les Nations de l'Ouest Américain, et elles représentent les points cardinaux. Les capteurs de rêves faits pour les adultes n'ont jamais de plumes, et sont faits de fibres pour refléter des rêves plus adultes.

Ceux faits d'une branche de saule et de nerfs sont pour les enfants et ne sont donc pas conçus pour être permanents. Éventuellement, le saule sèche et la tension sur les nerfs cassera l'attrapeur de rêves. C'est supposé arriver ainsi. Cela reflète la jeunesse, quelque chose qui doit être mais qui doit aussi s'achever.

Dans plusieurs régions du Canada et du nord des États-Unis, la forme est plutôt la larme, pour représenter la raquette (mode de locomotion pédestre dans la neige épaisse).

Le capteur de rêve a une fonction et une signification bien plus profonde que ce qu’il nous est relaté par la littérature occidentale au travers des comptes et mythes amérindiens.
C’est déjà un grand bénéfice psychique de s’en laisser imprégner visuellement comme tel, si toutefois le mental ne vient pas perturber par son agitation le bienfait rayonnant de cet objet. Mais si l’on va plus loin dans l’apaisement du mental, laissant les croyances et projections individuelles attribuées à cet objet, il peut nous être possible d’accéder à des dimensions bien plus subtiles et ésotériques de la portée spirituelle. Il ne suffit pas en effet de savoir, en l’ayant lu, à quoi il sert pour que sa fonction soit opérante, encore faut-il trouver par soi-même et accéder à cette fonction dans sa réalité spirituelle.



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