Vivez vos rêves ! [Archive Spiritualité]

la voie magique mode d’emploi
« Fais de ta vie un rêve, et d’un rêve, une réalité. » Antoine de Saint-Exupéry.

Avant-propos
« Si vous écoutez votre cœur, vous savez précisément ce que vous avez à faire sur terre. Enfant, nous avons tous su. Mais parce que nous avons peur d’être désappointé, peur de ne pas réussir à réaliser notre rêve, nous n’écoutons plus notre cœur. Ceci dit, il est normal de nous éloigner à un moment ou à un autre de notre Légende Personnelle. Ce n’est pas grave car, à plusieurs reprises, la vie nous donne la possibilité de recoller à cette trajectoire idéale » Paulo Coelho

[Par soucis de concision]
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Introduction
« Ce n’est pas un signe de bonne santé d’être très bien adapté à une société profondément malade » Krishnamurti.

Tout le monde a de grands rêves. Hélas notre éducation et les circonstances font souvent qu’on apprend à les abandonner. Et à se conformer aux canons d’une société malade tant physiquement que mentalement. Tout le monde ne peut pas devenir cosmonaute, certes, devons-nous pour autant accepter une vie médiocre où aucun de nos grands rêves ne peut prendre place? Sous prétexte que peu de monde parvient à devenir un grand magicien, devons-nous remplacer les plus grands et nobles objectifs par le désir d’une télévision un peu plus grande?

Vous vous demandez peut-être si je suis venu pour donner les secrets afin de parvenir à faire la carrière qu’on veut ou quelque autre grand objectif « réaliste » comme dans ces bouquins qui prétendent donner le secret du succès dans la vie? Ce n’est pas du tout ça (quoi que ce soit inclus). Je viens annoncer que nous devons croire dans nos rêves même les plus irréalisables. Et je parle très sérieusement.

Peu de gens parmi ceux qui sont en âge de lire un site de magie ont encore assez d’innocence et de pureté pour confier leurs rêves les plus fous. Du coup on voit venir sur notre forum des personnes qui disent croire en la magie mais qui lui demandent des services insignifiants pour les aider à ressembler à monsieur tout-le-monde et à rentrer dans le moule tout en évitant les petits obstacles de la vie quotidienne. En gros on demanderait à la liberté de nous aider à devenir de bons esclaves? Je ne cache pas un peu de lassitude. Je ne peux pas appeler cela de la foi véritable en la magie, mais au mieux une superstition manquant dramatiquement d’imagination. La Magie attend mieux de nous, Elle attend qu’on se réveille et qu’on L’appelle pour de bon, pour de vrais rêves, pas qu’on se réveille quelques instants comme un zombie pour reprendre un somnifère juste après! La Magie attend qu’on ait un vrai projet avec Elle! Un projet qui voit au-delà du bout de notre nez! Un projet qui soit réellement merveilleux! Là elle se manifestera pour de bon!

Croyez-vous qu’Elle ne se manifestera pas? Je vais vous dire. La plupart des gens qui bavardent à propos de magie sur les sites internet -et à vrai dire même de ceux qui bavardent de spiritualité même dans les endroits supposés très sérieux (et j’en ai visité quelques)- disent qu’ils croient en la Magie ou en Dieu mais pour protéger cette croyance, ils se gardent bien de vérifier Son existence. Ils s’imaginent que ce ne serait pas correct, que ce serait offensant ou je ne sais quoi. Et du coup leur foi ne décolle pas d’une superstition superficielle dont ils tirent pas mal d’orgueil mais pas de bonheur véritable. Ils se construisent un monde où ils ont tout compris sur Dieu, mais ils n’expérimentent jamais le divin véritablement. Croyez-vous qu’on va expérimenter le divin en se mettant la tête dans un trou comme une autruche et en restant passif et paralysé par notre orgueil? Ou qu’on va l’expérimenter en essayant de lui donner la première place dans notre vie et en acceptant de se mouiller pour qu’il se révèle dans notre propre oeuvre ici sur terre? Ce sont ceux qui croient en la réalité tangible du divin qui rencontrent vraiment le divin, pas ceux qui théorisent sans fin. Hélas, cette théorie sans fin est la grande maladie spirituelle. Le divin existe vraiment. Ceux qui croient en leur rêves et dans la capacité du divin de les réaliser sont ceux qui feront l’expérience tangible du divin. La Magie se manifestera pour de bon, pourvu de suivre avec une certaine rigueur les étapes simples qui sont données ici.

L’incompréhension de la spiritualité cause de nombreux contresens, en particulier l’idée qu’on doit se détacher de tout et ne rien vouloir, ne pas agir. Ce n’est pas du tout le sens réel du mot « détachement ». Le sens réel du détachement signifie qu’on n’est pas attaché aux fruits qu’on va récolter, mais cela ne veut pas dire qu’on ne doit pas agir. Tant qu’on attend les fruits de notre action, on s’accroche au « je » et on perpétue le malheur, indépendamment du futur, du présent et même de notre succès, le malheur est écrit d’avance par cette attitude d’attachement. Mais le détachement ne veut pas dire devenir fataliste et abandonner nos rêves! Surtout pas! Cette idée en majorité n’est pas une forme de détachement mais d’attachement bien au contraire à l’immobilisme. Le vrai détachement a toutes les chances de se concrétiser dans l’action. Le monde et tout ce qui est peut prendre son sens divin et devenir lumineux et radieux. Pour l’instant ce monde n’a guère de sens, et ce n’est pas en embrassant la passivité, encore moins en abandonnant nos désirs les plus fous, qu’on parviendra à lui redonner son sens.

Si on croit en nos désirs les plus fous, on peut révéler le sens de toute notre existence. Tout cela doit être mis en action, et pour que cela soit mis en action, cela doit d’abord être conçu (une phase de « génération » est nécessaire). Ce que je dis là n’est pas une curiosité originale, c’est l’enseignement profond de la Bhagavad Gita, c’est développé en détail dans certaines branches du bouddhisme, cela rejoint aussi lumineusement toute l’approche que j’avais développée mais de manière un peu austère avec la dialectique dont la grande puissance magique se révèle justement au contact des grands idéaux et des grands rêves d’une vie humaine.

Donc l’idée de base ici est de ne pas du tout renoncer à nos désirs les plus profonds. Essayer d’en comprendre la source, la vraie nature et de tout faire pour qu’ils se réalisent.

    ?? Quelles sont les choses à faire ??

I – La phase de foi innocente et sincère.
« Les petits soldats et les poupées ne me feront jamais abandonner mon rêve d’enfant : j’étais un pirate, un conquérant et je naviguais vers les rives de la liberté! » Gala – Let a boy cry.

Découvrir, accepter et formuler nos rêves les plus fous. Nous avons tous des désirs qui semblent irréalisables malgré leur intensité, et nous aurions tort de les refouler comme la société nous apprend à le faire. Nous avons des désirs extrêmement primaires qui ont une intensité incomparable. Essayons de les formuler de manière correcte.

– Une piste majeure, c’est l’enfance! Quelle liberté de désir nous avons durant l’enfance! La plupart de nos désirs d’enfance ont des rejetons infinis aujourd’hui. Souvent des rejets sauvages parce qu’ils ont été refoulés au lieu d’être compris, quand on nous a formaté à ne croire qu’à l’idéal social dominant qui se résume à métro-boulo-dodo + une femme un chien des gosses et une grande télé. Quand je repense à ces désirs d’enfant, la liste n’en finit pas, comme avoir des robots et partir dans l’espace aux côtés de l’adorable petite Thémis dans le vaisseau d’Ulysse 31 ou chevaucher un dragon et visiter le pays des dinosaures sur son dos ; chacun de ces désirs recèle des secrets infinis, des aspirations merveilleuses qui ont pris au fil du temps de nombreuses formes mais qu’on peut finalement identifier dans leur archétype si on observe bien tout cela.

– Une piste subtile et très occulte est que notre désir d’accomplissement se manifeste sous la forme du désir de réunion de nos pôles masculin et féminin. C’est un des désirs les plus profondément ancrés et primaires qui prend de nombreuses formes, parmi lesquelles le désir d’une relation d’amour parfait. Comme cela semble impossible, nous acceptons des compromis et restons insatisfaits sans jamais vraiment essayer d’y parvenir par les moyens qui marchent et qui sont connus de longue date par les sages. Formulons au mieux notre aspiration profonde, et cherchons les vraies solutions. Cette piste prend une autre forme encore plus primitive et puissante dans le rêve androgyne ou la rencontre de l’anima. C’est à la base même de notre identité polarisée que prennent racine nos manques et de nombreuses voies occultes de par le monde reconnaissent que la différenciation mâle/femelle est le début du sentiment de manque, la première manifestation de l’identification limitée. Ce n’est pas pour rien que ce mythe de l’androgyne est lié si profondément à la quête de l’accomplissement spirituel dans l’occultisme occidental. Cette piste peut prendre la forme du désir de l’amour parfait pour trouver la complétude et de nombreuses autres formes car c’est un archétype à géométrie variable qui reste omniprésent à l’intérieur même de nos autres aspirations.

– Une autre piste majeure, c’est notre identité. Que voulons-nous vraiment être? Voilà un sujet tabou qui recèle certains de nos espoirs les plus profonds. Nous avons des idéaux refoulés car soit nous imaginons plus sage de ne pas y penser parce que la chose nous semble invraisemblable, soit nous n’en comprenons pas les véritables ficelles et en avons honte. On colle une étiquette « pas bien » dessus et on essaye d’enterrer ça au fond du jardin, en remplaçant ce désir pur et intense par les faux idéaux inculqués par la société – sauf que c’est peine perdue, on ne peut pas se débarrasser de nos aspirations profondes.

– Un autre sujet qui nous passionne (même si on est déjà dans des choses moins primaires et fortes) c’est le monde dans lequel nous souhaitons vivre. Certains voudraient que les enfants n’aient jamais besoin de partir à la guerre. D’autre que personne n’ait faim. Certains voudraient un monde ou la technologie de pointe est au service réel des citoyens. Chacun à ses idées.
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Chacun ainsi passe du temps à refaire le monde dans sa tête, seulement la grosse erreur est de se contenter d’une imagination superficielle qu’on abandonne sans y donner suite. Peu importe quel est notre rêve et notre projet pour le monde : il faut maintenant nous y accrocher en y croyant. La Magie n’attend que cela, notre foi sincère et notre action inspirée pour exaucer nos voeux les plus fous et enchanter notre vie au-delà même de toutes nos espérances. Alors allons-nous continuer à nous enfoncer dans des désirs sans lendemain comme une voiture plus grande ou un nouvel ordinateur portable alors qu’on est nés pour réaliser les choses les plus merveilleuses? Le plus incroyable dans tout ça, c’est que contrairement aux apparences, les objectifs idiots et sans originalité qu’on a embrassé en rejetant nos plus beaux rêves sont en réalité plus difficiles à atteindre que nos rêves merveilleux, mais qu’on se persuade du contraire en persistant dans une apparente facilité qui est en réalité complètement trompeuse et profondément fausse.

II – La phase de génération.
« Il faut vivre ses rêves et non rêver sa vie » proverbe.

Être réaliste. Réfléchir. Mais être réaliste ne veut pas dire renoncer sous prétexte que c’est infaisable en apparence. Cela veut dire utiliser notre imagination pour trouver des solutions en accord avec notre compréhension de la vie et en cohérence avec nos autres désirs. Cela veut dire qu’au lieu de simplement fantasmer sur notre désir fou de ci ou ça, on va trouver les solutions concrètes qui font que c’est possible ou au moins crédible et cohérent dans notre système intérieur. L’imagination ici doit être guidée par le réalisme, du moins une certaine forme de réalisme, de rigueur disons, pour que ce soient des choses auxquelles ont peut croire vraiment, pas seulement des fantasmes auxquels on pense par confort et auxquels on renonce aussi par confort. Dans certains cas, on aura beau réfléchir avec les méthodes « conventionnelles », on restera persuadé que c’est impossible ou que cela a trop d’inconvénients. Nous devons alors aborder les pistes non conventionnelles. C’est très important de ne pas lâcher et d’aborder toutes les solutions plausibles pour nous. La magie est de cet ordre là. Si la magie est bien comprise, elle est une voie spirituelle fabuleuse qui rend tout possible. Que sont les pistes « non-conventionnelles »? L’au-delà. Le monde physique semble certes limité, mais ceux qui sont parvenus jusqu’à ce forum sont déjà convaincus qu’au-delà des apparences il y a autre chose. Une magie, peut-être une âme immortelle qui aura de nouvelles incarnations, sans doute d’autres mondes, et d’autres réalités tangibles, et d’autres champs d’expériences accessibles pour nous ici et maintenant grâce à la transe et la magie.
Les pistes principales que je vais donner en exemple sont :
– L’expérience intérieure : rêve éveillé, oeuvre créatrice pour faire l’expérience désirée.
– Les mondes et champs d’expérience parallèles : rêves lucides, voyages astraux, projections mentales. Ne pas hésiter à utiliser des supports : écrire, jouer etc.
– Les vies futures : pourquoi ne pas les préparer?

1) Une vie humaine est courte. Que se passe-t-il au-delà? Pour une personne sans idéal, qui a pris l’habitude d’être ballottée par les nécessités et renonce devant les difficultés, il n’y a pas d’amélioration sensible à espérer. Cela risque de ressembler beaucoup à un éternel recommencement des problèmes. Mais ceux qui ont un idéal sans être esclave des désirs à cause d’un « je » accroché aux fruits de l’action, ceux-là voient de grandes possibilités s’offrir à eux. Il existe d’autres mondes, des mondes merveilleux où beaucoup de choses sont possibles.
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Le but ici n’est surtout pas de dire qu’on doit renoncer à nos rêves ici, et se contenter d’espérer une vie meilleure au prochain tirage, ce serait la même erreur. L’exemple des vies futures a été donné pour qu’on comprenne que même l’aspiration la plus désespérée doit être considérée comme en réalité, tout à fait permise, pourvu de ne pas rester limité dans le cadre de notre perception habituelle des choses. En réalité, il sera parfois nécessaire de projeter nos aspirations avec ce genre de solutions, afin de les garder vivantes, et cela mènera à les concrétiser dans notre vie actuelle. Toute l’idée est de commencer une réflexion réaliste -quitte à employer des méthodes non-conventionnelles- et une fois que l’espoir est présent avec dans l’idée qu’on va vers du concret et pas seulement de l’imaginaire, donc qu’on doit concevoir les choses avec un peu de rigueur (et un peu de foi aussi), tout espoir redevient permis, y compris les bonnes surprises. Si cela est fait correctement, une phase de dialectique s’en suivra automatiquement. Dans cette seconde phase, on verra la forme même de nos aspirations profondes changer peu à peu au fil des expériences, on verra venir à nous des aides inespérées, on verra apparaître des solutions (conventionnelles ou non mais réalisables vraiment) bien plus concrètes que celles du début. Certaines choses qui semblaient importantes mais incompatibles vont trouver une nouvelle forme pour pouvoir se réaliser pleinement.

2) Une autre piste pour cette réflexion, c’est l’oeuvre artistique. Observons l’oeuvre de Tolkien, qui a mis en scène un monde fabuleux et cohérent. Qui croyez-vous qui a une chance de visiter de tels mondes, que ce soit dans ses rêves, ses voyages astraux, ou même de s’y incarner dans une vie future? Ceux qui espèrent que ça leur arrive un jour mais se contentent de vivre de compromis en se plaignant de leur vie actuelle? Ou bien ceux qui ont décidé de consacrer une partie de leur vie à mettre en scène de tels mondes? Ceux qui vivent de compromis sont seulement attendus par de nouveaux compromis. Ceux qui croient vraiment et mettent leur idéaux en mots, en actions, ceux-là ont acquis les bonnes habitudes pour que leur expérience s’améliore et peuvent espérer des expériences bien plus exaltantes.
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Mais la façon positive d’aborder la vie ne s’arrête pas là, en réalité, c’est peut-être plus difficile à percevoir, mais il n’y a pas de doute que même dans sa vie, les elfes ont du illuminer l’expérience de Tolkien. Je suis bien persuadé que lorsqu’il regardait les gens dans la rue, il voyait se dérouler de nouvelles aventures merveilleuses. C’est à dire je pense moi qu’en mettant en pratique son idéal à travers un roman, Tolkien a donné un sens réel et en plus très profond et enchanteur, même aux choses quotidiennes de sa vie.

3) Après avoir abordé les vies futures et les oeuvres concrètes, il nous faut évidemment parler de la magie et de nos mystérieux et fabuleux rituels. Beaucoup en parlent, mais il est temps d’en explorer le vrai potentiel! Combien de personnes sont venues demander des rituels pour régler des choses insignifiantes dans la vie? Et à côté de cette foule, combien ont demandé qu’on réalise un rêve vraiment merveilleux? Ceux qui fréquentent Pandore depuis longtemps voient bien où je veux en venir : tout le monde s’accorde sur le fait que la magie peut exaucer des voeux mineurs, comme se débarrasser d’un mauvais sort ou rendre Thérèse amoureuse de nous, il n’y a guère d’imagination. Mais qui a osé demander à devenir une sirène? Ah, une personne me l’a demandé un jour en privé. Parlons de vous : qui parmi vous a osé faire une telle demande? Je veux dire un vrai rêve d’enfance ou une aspiration vraiment intime et très forte? Je vois pas beaucoup de doigts levés. Quelle est donc cette foi en la magie?
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Donc cessons de confier à la magie des détails insignifiants de notre vie : confions-lui les choses qui peuvent l’illuminer. Amenons les outils pleins de mystères sur notre autel, dans la fumée de l’encens, dans l’intimité avec notre divinité d’élection, allumons les bougies enchantées par notre inspiration folle et notre foi insensée mais délicieuse, prononçons les mots magiques, les noms secrets de notre bien-aimé(e) divinité, et confions-lui nos vrais espoirs. Confions-nous réellement tels que nous sommes, avec nos vraies aspirations, au lieu de jouer avec elle un jeu de dupe à monnayer des places de parking et de désirs ridiculement insignifiants et incapables de nous élever. Soyons vrais, et surtout, croyons réellement en Elle. Cela implique de croire en son omnipotence, sa capacité de nous apporter ce qui pour nous est vraiment représentatif, même si cela nous semble impossible. Ses voies sont impénétrables, mais je vous dit ceci : il sera plus facile d’obtenir de votre divinité d’élection les choses les plus folles que vous demanderez parce qu’elles vous tiennent à coeur intensément, que les choses banales qu’on réclame juste pour rendre plus facile une vie qu’on n’a pas vraiment choisie et qui ne nous comblera jamais vraiment. Vous peinerez à croire à quel point votre divinité d’élection a effectivement le pouvoir d’enchanter votre vie de manière profonde et sans les compromis au goût amer que cause la recherche du bonheur mondain. Et vous verrez réellement d’authentiques miracles en suivant cette voie avec une foi intense.

4) Une autre piste à suivre est l’action concrète. Si notre idéal est l’amour parfait, essayons de servir l’autre sans intéressement. Essayons d’être nous-même dans le monde, ce que nous espérons y trouver, même si cela nous semble un espoir fou. Ce travail concret est d’une puissance incroyable, car nous récolterons du monde entier ce que nous y avons semé. Au lieu de changer le monde pour obtenir ce que nous désirons et nous retrouver dans une suite incessante de compromis qui nous rabaissent, soyons vraiment nous-mêmes ce que nous espérons du monde. Si nous voulons un monde mystérieux, soyons mystérieux. Si nous voulons un monde bon, soyons bon. Si nous voulons un monde qui prend en main sa destinée, prenons en main notre destinée, et tenons bien la barre. Etc.
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Même la voie magique a besoin de cette action pragmatique, car si nous prions chaque jour pour que les hommes vivent heureux mais n’essayons pas quand nous voyons une personne malheureuse de l’aider, alors nos prières resteront des discours creux.

Donc il faut croire en nos rêves et travailler à les rendre possibles, ici ou dans l’au-delà, pour illuminer à la fois l’au-delà et l’ici. Cela doit se baser sur une formulation claire, une réflexion cohérente, et une mise en pratique par une voie qui nous sera propre, qui peut inclure une action concrète dans le monde pour donner peu à peu forme à notre idéal, des merveilleuses évocations magiques, un travail artistique ou bien d’autres supports dont la liste ne saurait être exhaustive car chacun devra trouver celui qui lui convient. Si on a commencé le travail en croyant en nos rêves et en menant la réflexion comme indiqué, les supports pour la mise en pratique qui nous conviennent se révèleront naturellement.

III – L’action désintéressée.
« Accomplis toujours ton devoir efficacement et sans attachement au résultat, car en faisant le travail sans attachement, l’être suprême est atteint » Bhagavad-Gita

Comprendre que malgré toutes les solutions pour parvenir à nos fins, l’insatisfaction n’est pas liée à notre réussite. L’insatisfaction par nature sera toujours là tant que le « je » sera là à s’attacher à la réussite ou à l’échec. Peu importe le nombre de réussites glorieuses que nous accumulerons, le « je » maintiendra ce sentiment d’être misérable et la frustration, la peur etc. Donc n’attendons pas de notre entreprise qu’elle nous rende heureux par elle-même. Un exemple pour bien situer la perversité de cet obstacle de l’ego : si dans cette vie vous êtes un riche millionnaire mais que vous regrettez de ne pas avoir été un artiste, et si en suivant les consignes données ici vous parvenez dans votre vie d’après à être un bon artiste, mais que vous avez oublié de traiter la racine de l’insatisfaction, vous ne trouverez pas du tout le bonheur que vous espérez actuellement dans l’art, vous trouverez seulement la même insatisfaction, à savoir que vous passerez votre nouvelle vie à rêver de devenir millionnaire et à vous plaindre du manque d’argent, sans apprécier ce que vous faites désormais.
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Nous devons donc absolument traiter le mal à sa racine, car il repousse toujours sous une nouvelle forme que le contexte est incapable d’empêcher de nuire. Nous devons traiter le mal en cessant d’imaginer que le résultat de nos actions pourra nous apporter le bonheur ou apaiser nos manques et nos souffrances. C’est parce que nos rêves et idéaux sont divins que nous nous lançons dans la quête de les réaliser, c’est notre nature divine de créer et d’évoluer et c’est finalement notre devoir sacré. Mais nous ne faisons pas cela pour y trouver le bonheur, en réalité, le bonheur apparaîtra naturellement si nous pratiquons cette quête divine de façon détachée. Soit parce que nous n’attachons pas d’importance aux fruits de l’action pour notre bénéfice personnel, soit parce que nous agissons de cette façon seulement par adoration pour notre divinité d’élection bien aimée et comme une offrande, par l’une ou l’autre attitude de détachement, nous parviendrons à mettre fin à l’éternelle insatisfaction.
Dans cette aventure merveilleuse, nous devons donc avancer sans attachement aux fruits de l’action, seulement comme expliqué ici, cela ne veut pas dire de renoncer à l’action. Pour parvenir à cette paix de l’esprit, il y a une observation, une analyse qui doit avoir lieu en parallèle pour que notre action reste réellement désintéressée.

Conclusion

Puissent tous les lecteurs de Pandore agir librement, laisser s’exprimer leur infinie créativité et leur divine liberté pour qu’elle rayonne dans le monde intensément et puissent-ils parvenir à cela dans le pur détachement pour que se révèle la source de Grâce infinie.


 

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